I PRÉFACE. VII
■ sait surtout en ce moment où d'importantes mo- '• difications, — dont certaines sont loin de constituer ^'un progrès véritable, — tendent à s'opérer dans les ^imétliodes d'étude et d'enseignement de la Clinique, "i J'ajouterai que cette nécessité m'a été plus par- ^ liculièrement démontrée par les réflexions fort
■ sages d'un publiciste éminent, M. Amédée Latour, qui, au moment de la rentrée des cours, se plaiguail, non sans raison, de la suppression, trop habituelle de nos jours, de ces Leçons d'ouverture, par lesquelles les Maîtres de la vieille école avaient soin de se mettre en communication plus directe avec leurs élèves. — ^ Je me suis laissé persuader par les raisons qu'il a exposées avec son talent accoutumé, et, sans croire qu'il soit indispensable de faire un semblable exposé doctrinal au commencement de chaque année, je reconnais qu'il peut y avoir une certaine utilité, pour celui qui professe, à le reproduire a des intervalles plus ou moins éloignés, ne fût-ce que pour marquer les progrès accomplis pendant les diverses périodes et les phases successives de son enseignement. C'est ce qui m'a décidé à faire la Leçon qui sert d'introduction a ce volume et qui complète, en la développant, la déclaration formulée au commencement du premier chapitre.
vin PRÉFACB.
On voîlj cf après celle première iodicalioii, que je n'ai pas entrepris de donner ici la relation exacle et complète d'une série de Leçons faites pendant le cours d'une année ou d'un semestre.. Vu livre ainsi com|*osé n'offrirait aucun intérêt ai ^pulilie médical^ car il y a une quantité de questioiis, pour ainsi dire banfiles, qu'on ne peut dispenser de traiter devant les élèves, si Ton tieiiP réellemenl à les instruire. Le seul mérite du I*rnlesseur, qui traite ces (jueslions, doit consister à , enseigner clairement, méthodiquement, les notions les plus vulgaires, celles qui sont connues de tous, sans avoir la préteotion d*y ajouter rien ([ui lui soit propre. Les Leçons consacrées à du semblaliles sujets doivent être les plus nombreuses pour celui qui a véritablement souci de rintérél de ceux qui Fécouteût, car elles sont de beaucoup les plus utiles pour les élèves, mais elles n'auraient rien appris à mes lecteurs, aussu n'ai-je jamais songé à les imprimer.
Je me suis donc borné à recueillir celles qui m*ont paru de nature à éclaireir des question^ encore indécises, celles dans !es([uel!es j'ai pu' produire des faits nouveaux ou développer des idées qui me soient personnelles, et je lésai, en quelque sorte, choisies et triées dans le grand