APPÉTIT
Pendîint la première et la deuxième période il y avait en généra) peu d'appétit ; chez quelques malades l'anorexie s'est prolongée pendant la convalescence ; mais le plus souvent à cette époque ils recouvraient l'appétit ; dans quelques cas rares, le désir des aliments se lit sentir avant celle période et aussitôt après la chute de la fiè\Te. Il ne fallait pas, du reste, à cet égard s'en rapporter toujours au dire des malades : car beaucoup sollicitaient des aliments avant d'en sentir le besoin réel, mais poussés par la crainte qu'une diète de quelques jours ne fût incompatible avec la conservation de la vie.
Excrétions alvines. — Presque constamment il y eut une constipation opiniàlre qui résistait h l'administration de lavements purgatifs et persistait pendant cinq, six et huit jours. Un petit nombre de malades eurent des selles régulières ; très-rarement j'ai obser\'é de la diarrhée. En général, la constipation cessait lorsque les malades pouvaient se lever ; mais chez beaucoup le ventre resta paresseux, et il fallut provoquer à l'aide de purgatifs les évacuations alvines.
État de V abdomen. — L'abdomen était souple, mais assez souvent il était légèrement douloureux à la pression ; ({uelquefois cette sensibilité était bornée à la région épigrastrique et devenait plus marquée pendant les accès d'oppression.
Appareil respiratoire. — 11 ne m'a jamais présenté qu'une accélération de la respiration, quelquefois assez gi*ande pendant les étouffements.
Jamais l'auscultation ne me fit apercevoir aucun râle, ni aucune modification du bruit respiratoire.
6!iÛ CLINIQUE MÉDICALE.