LE GLAS
Ah. les Voix, mourez donc, mourantes que vous êtes.
Paul Verlaine.
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Le rêve se fut contenté de 'perpétuels liminaires et pourtant sassoiffait d'ivresses incertaines et se plaignant d'illusoires chaînes s'attardait au seuil de lumière
vers toi la coupe inépuisable et débordante de sanglots oii de chers pleurs coulent à flots
Un coup la cloche tinte et encore un coup —
Mais pourquoi le fixer en l'Infini défunt on le sait douloureux et que c'est un mirage ? qui le sait par ce cycle faussé ? — 2^*^^ "^ tel le vautour repu se perd aux nuages
si le berçant en moi je le peux décisif?
non il n'est qu'intime regret lancinant et plaintif
oh! ces larmes ces larmes qui coulent
et la trame maudite du vivre se déroule.
Un coup la cloche tinte et encore un coup —
Des figures glissent et gyrent en la briane l'une incarnation de primordiale mélancolie toi songe et riens revoir les lampes que j'allume aux autels d'un souvenir de ta face appalie et la vapeur monter vers toi de mes encens
ah! je m'oublie en l'inconscient de tes pâles yeux innocents je me leurre des pleurs de tes yeux à jamais humains et t'offre le trésor inviolé de mes demains — lors tu te révèles un phantôme grinçant
lassitude — un coup la cloche tinte et encore un coup —
ô Silence éperdu des Ténèbres futures je te veux dédier ce rêve défaillant puisqu'aux cercles d'humain son prestige ne dure, ailé, débris hagard des âm,es d'un instant vers tes abîmes sourds il prendra son essor —
Derniers sons éteints le Nul tombe et la cloche a connu LA MORT.
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