CHAPITRE XVIII
Le Tout-Puit»ant a pour secourir »e§ élu».
(Saist TROUAI d'Aoiti*.)
L'euvoyé de Satan jura de le» détruire.
(ÀsosYat.)
11 était difficile que les héroïques et vertueux défenseurs de Jean II ne succombassent pas ; et , malgré tout leur courage , le plateau de la balance du Destin ne les favorisait pas : ce qui veut dire , que si vous mettez d'un côté cent soixante-quinze hommes et de l'autre six cents; à force égale, les six cents l'emporteront.
Cependant ceux qui combattent pro aris etfocts, pour leur sac et leurs quilles , comme le disait Kéfalein dans sa harangue, ont une énergie capable des plus grandes choses.
Aussi ce fut un bien grand miracle que la résistance de cent huit hommes d'infanterie et quarante de cavalerie contre les six cents hommes d'armes du Mécréant. Le combat se soutint avec un tel achar-
nement, qu'après une demi-heure défaits héroïques, Kéfalein, l'évêque, Monestan, Vérynel, Castriot, et les six demi-seigneurs cypriotes, rassemblant leurs efforts par un désespoir unanime , firent une telle décharge de coups redoublés sur l'élite du Mécréant, qu'elle plia et tourna casaque. Le terrain était jonché de morts En voyant fuir l'ennemi, Kéfalein
perdit la lêle, et, au lieu de garder sa formidable position, il donna l'ordre d'avancer! ordre fatal!
Cette marche , peut-être préparée par une ruse du Mécréant, ruse trop subtile pour que le connétable la devinât , cette marche , dis-je , se fit sentir jusqu'à la fin de la cavalerie, à l'endroit où cette ligne équestre se joignait perpendiculairement à la ligne d'infanterie, et ce mouvement opéra un clair, un vide, à la vérité bien petit, mais les assaillants, saisissant celte brèche de quelques pas , séparèrent les quarante héros de leur infanterie, avec d'autant plus de facilité que les plus faibles se trouvaient à la queue , et il en périt sept ! Les trente-trois restants furent donc environnés de la plus grande partie des forces mécréantiques , pendant que l'autre partie tâcha d'enfoncer et d'entamer l'infanterie, qui , sous les ordres d'Hercule Bombans , se défendit avec un courage digne d'un meilleur sort.
Au milieu de ce péril, je n'irai pas vous raconter les faits d'armes particuliers : celui de Trousse, qui, trouvant un soldat plus lâche que lui, réussit après un quart d'heure d'essais, qui représentent assez le
combat d'une souris et d'une grenouille/ à tuer son adversaire, en le saignant à une artère. Dirai-je le mot de Castriot , qui répondit à un soldat qui lui demandait la vie : « Âmi ! tout ce que tu voudras, mais pour la vie , impossible \ »
Sans que je m'arrête à les décrire , on doit voir l'évêque bénissant chaque mort, Kéfafein tuant à tort et à travers , et Monestan priant le Seigneur à chaque coup de hache qu'il appliquait le plus doucement possible.
Dans le danger extrême où se trouvaient les Casin-Grandésiens, l'évêque commanda une manœuvre sur laquelle j'appelle l'attention de tous les militaires d'avant et d'après la révolution. Le prélat fit mettre les cavaliers en rond , de manière que le contour de ce cercle ne présentait que les têtes des chevaux bardés de fer, et celles des cavaliers intrépides qui , à l'exception de Castriot et de l'évêque, saisirent leur hache , quittèrent leurs épées , et se défendirent comme des lions, en n'offrant à l'ennemi, que du fer , des haches levées , et la détermination courageuse de périr en rond , ce qui ne laisse pas que d'avoir de grands avantages.
Au milieu de ce nouvel effort , l'évêque s'écria d'une voix tonnante : « Faites avancer les troupes
fraîches ! ils sont perdus ! » En ce moment
Bombans ayant décrit avec son infanterie un quart de conversion, il se trouva, que si le Mécréant entourait les trente-trois cavaliers, il l'était de son côté par l'infanterie Bombansine Enguerry
trembla en entendant demander des renforts , et Trousse , à l'aspect du danger croissant , saisit le prétexte de ce message pour se réfugier dans le château.
Les troupes fraîches ne manquèrent pas d'arriver c'étaient les courageuses Casin-Grandésien-
nes accourant unguxbus et rostro et accompagnées du corps des vieillards. En voyant la qualité de ce renfort le Mécréant se mit à rire et redoubla ses efforts !... Hélas ! qu'ai-jeà dire!
Enguerry se trouvait à l'endroit où combattait le courageux Monestan ; le vieux ministre avait le Mécréant pour adversaire, et malgré le secours que de temps en temps lui portait l'évêque , son valeureux compagnon d'armes , le Mécréant déchargea sur la téte du vieillard un tel coup de hache d'armes , que^lonestan tomba en s'écriant : « oro pro nobis!... » On n'a jamais su le nom du saint qu'il invoquait , mais sa ferveur pour la. Vierge nous porte à croire que c'était elle!...
L'évêque, voulant venger cette blessure, fit tomber sa redoutable massue sur l'épaule du brigand ; mais le cercle fut rompu , la cavalerie du Mécréant entra dans le rond et chacun se défendit partiellement. En ce même moment les cavaliers d'Enguerry brisèrent la ligne d'infanterie du courageux Bombans, et le Mécréant, suivi d'une foule furieuse, s'avança vers le pont-levis abandonné...
Le carnage fut horrible : çà et là, les plus intrépides résistaient encore, et l'évêque, Castriot et Ké-
falein formaient une trînité dont personne n'osait approcher; ils étaient protégés par un rempart de morts... mais en voyant le pont-levis emporté, vainqueurs et vaincus se précipitèrent pêle-mêle dans le château, les uns pour l'envahir et les autres pour le défendre encore.
En effet, l'on combattit vaillamment dans les cours ; hélas! c'étaient les dernières étincelles d'un incendie, les derniers soupirs de la forteresse expirante , les derniers efforts du courage malheureux. Enguerry triomphe , ses soldats sont en force , et lui-même , à la tête de cinquante hommes d'armes , entre dans la cour royale et s'apprête à monter aux appartements pour se saisir du prince et de Clotilde!... Les Casin-Grandésiens rangés en haie et adossés contre les murs, regardent en pleurant de rage, passer leurs farouches vainqueurs; les cris de joie, le bruit des pas des chevaux, les gémissements des blessés , les soupirs de ceux que l'on insulte , tout retentit !
En cet instant Trousse caché dans l'horloge sonna,
de peur, le beffroi Les sons lugubres de cette
cloche, qui semble se plaindre, se répandent dans les airs et mettent le comble au désordre, à l'épouvante, et l'asile du vénérable roi de Chypre est livré à toutes les horreurs du pillage.. ♦
À l'instant où le beffroi tinte , où le Mécréant franchit la cour d'Hugues , appelée la Cour Royale , un bruit extraordinaire se fait entendre dans l'intérieurde la façade du bord de la mer, un cri prolongé
sortdes flots, Enguerry étonné s'arrête, et écoute un effroyable cri de Montjoie Saint-Denis !
Alors par le perron , par les trois fenêtres de la salle à manger, sort une nuée de chevaliers; il semble que la terre en vomit , tant ils se précipitent avec célérité ; ils fondent sur le Mécréant avec une furie sans exemple, et au milieu de ces chevaliers miraculeux, l'on remarque le prince noir... Une terreur panique saisit les brigands , et les cent cinquante chevaliers que fournit la salle à manger les poursuivent en les tuant, massacrant, abîmant. Les Casin-Grandésiens reprennent courage et la scène change avec la rapidité de réclair!...
Au moment où Enguerry, repoussé, arrive dans la seconde cour , les pierres pleuvent des remparts. Attaqués de tous côtés, ne sachant auquel entendre, pris en flanc par les paysans qui tuent les chevaux et assomment les cavaliers , combattus en tête par les chevaliers noirs , accablés par les pierres détachées des murs par les courageuses Casin-Grandésiennes, les soldats d'Enguerry croient que le ciel et la terre conjurent leur perte; sourds à la voix du Mécréant, ils fuient , rapides comme le vent...
A la sortie de Casin-Grandes, nouveau combat : Bombans avait rallié soixante homiri>$, reste de son infanterie, et les formant en bataillon.. carré , il arrêta les brigands. Ces derniers se précipitent sur le poiit-levis sans discernement , et un bon nombre fut renversé dans les fossés. Alors la défaite du Mécréant, entraîné par le torrent, fut complète; il
se sauve avec trois cents hommes qui lui restent , et les cent cinquante chevaliers se mettent à sa poursuite avec une ardeur et une célérité qui ne lui laissent même pas l'espoir de rentrer sain et sauf... Heureusement pour les brigands , la nuit ne tarda pas à étendre son voile brodé d'étoiles, mais les chevaliers n'en ralentirent pas pour cela leur course... et la campagne fut couverte d'un déluge de fuyards!...
Tandis que cela se passait à Casin-Grandes , Michel l'Ange se réjouissait d'avance en attendant le Mécréant et sa proie ; le fidèle le Barbu , triste de cette expédition (et l'on saura plus tard pourquoi) , se promenait sur les créneaux pour découvrir de plus loin le retour du comte Enguerry... A la faveur des rayons de la lune, il aperçoit dans la campagne une nuée de soldats fuyant à toute bride, les plus avancés s'écrient d'une voix suppliante: «Ouvrez !... baissez le pont-levis!... » et le Barbu voit une seconde troupe qui serre de près les fuyards.
Ne concevant pas par quel accident son maître peut avoir été mis en déroute , le Barbu , joyeux de cette défaite, donne l'ordre de baisser le pont-levis, et les brigands s'y précipitèrent poussés par la peur. Comme le Mécréant et dix des siens , les derniers de la troupe , ^atteignaient le seuil , et que le pont salutaire se relevait... l'escadron formidable des chevaliers noirs arriva sur le bord du fossé... Une minute de plus, et la contrée était délivrée de son cruel fléau...
Les brigands» honteux de leur défaite , reçurent,
pour prix de leur lâcheté , une mercuriale ornée de tout ce que la mauvaise humeur du Mécréant lui suggéra : et mauvaise humeur est un terme que j'emploie parce que colère est trop faible , et qu'alors tout est indifférent.
— Hé bien! lui dit Michel l'Ange quand Enguerry rentra dans sa salle basse, où sont nos prisonniers?... voyons cette belle Clotilde ?
Le Mécréant regarda le Vénitien avec étonnement, et il se convainquit, en l'examinant le verre en main et le visage joyeux , que cette question n'était pas ironique.
— Que la carcasse du diable me servede voiture, répondit Enguerry tout courroucé , si je ne les renvoie pas dans le trou-madame , dont ils sont sortis.
— Mon ami, que vous est-il donc arrivé?... s'écria le Vénitien.
— J'ai perdu quatre cents hommes !.,.
— On leur chantera des de profundis...
— Trêve de plaisanteries... soldat du pape ! je ne ris pas!,..
— Et vous avez tort... Pourquoi s'attrister , mon compère? buvez-moi de ce vin et trinquons! Trinc est un mot universel... et console de tout.
Le Mécréant s'assit en jetant sur la table son épée et sa hache d'armes , teintes de sang; il ôta son casque, puis il prit un hanap, le vida d'un-trait, et regardant le visage de l'Italien , il s'écria :
— Les lâches, se faire tuer!... le diable s'en est mêlé!...
— Il ne vous aura donc pas reconnu.
— Alors ce sera Dieu! dit avec dépit le Mécréant tout chagrin.
— N'importe ! buvons d'autant ! reprit Michel l'Ange, car toute la puissance temporelle , papale et divine , ne peut pas faire que ce qui s'est passé ne soit pas... Ah! beau cher cousin, vous prenez du noir ! c'est ce qu'il ne faut pas , même lorsque le prévôt voudra savoir ce que nous pesons, car la corde pourra casser... Buvons, morbleu , et demain nous recommencerons.
— Mais, ventre-Dieu, cela ne me rendra pas mes vertueux coquins !
— Une demi -once de patience et nous verrons!...
— Que le maulubec 1 me prenne , si je n'en tire pas vengeance!
— C'est parler comme un diable!.... Allons, jurez moins et racontez-moi votre aventure ?
Alors Enguerry fit au Vénitien le récit du siège que vous connaissez. Michel l'Ange riait comme un échappé d'enfer, et à chaque mort des brigands, il se remuait sur sa chaise et tapait dans ses mains.
— Et qu'as-tu donc à rire de ces braves gens?... Ne les aimais-tu pas? encore hier, tu les amusais...
— C'est vrai, mais je ris de la figure qu'ils doivent faire en ce moment devant le Seigneur Dieu, puisqu'ils n'ont pas d'absolution ni de bref du pape....
1 Le maulubec (mal au bec) était une maladie qui régna quelque temps en Provence et en Languedoc. On présume que ce pouvait être une lèpre particulière au palais.
— Mon ami l'Ange, vous êtes un bien grand scélérat t
— Bast!.. ce n'est pas neuf, il y a trente ans que je le sais!...
— Mon compère , reprit Enguerry , vous pouvez nous montrer les talons , car je me désiste de mon entreprise, j'y perdrais le reste de mes hommes.
— Voilà donc, s'écria Michel l'Ange , ce courage si vanté , qui vous rendait le parangon des enfants de Caïn? Par le grand diable d'enfer! je viendrai à bout de celte affaire avec mon petit doigt et la semelle de mon escarpin.
— Comment?... je n'y comprends rien!...
— - Je le crois, vous ne connaissez que la force, vous autres. Et la cautèle donc !... Si je ne les empoisonne pas tous, en m'en faisant remercier même, je consens à passer pour un saint de plâtre... Tudieu! quand je pense à ces deux vertueux millions, je sens là, dit-il en montrant son cœur, je sens là un certain mouvement qui me ferait abjurer la croix pour le croissant. Deux millions!... que de jouissances incluses! que de joie, de vin, de filles, que d'éclat, de puissance, de louanges, de flatteurs , et que de vertus on nous accordera; deux millions!... c'est l'encyclopédie des jouissances de l'univers ; que de passions à contenter, tous nos caprices seront rois !... nous les déchaînerons tous!... Deux millions!... pensez- vous que nous serons deux petits saints!... et qu'il y a de quoi soudoyer un conclave et devenir pape !
En prononçant ces paroles, les petits yeux verts de l'Italien brillaient comme ceux d'au chat , et le Mécréant fut tout échauffé par l'éloquence de ce serpent. Il se mit à sourire , en croyant voir les deux millions devant lui , à l'aspect des gestes du Vénitien , qui semblait compter de l'or et voir tout ce qu'il décrivait.
En ce moment on entendit sourdement gronder autour des murs de la forteresse les cent cinquante chevaliers , qui faisaient de vains efforts pour emporter la poterne.
— Vertu de froc !... s'écria le Mécréant, veulentils nous forcer?...
— Allons, buvons, et croyez-moi , tout n'est pas perdu, continua Michel l'Ange; les scélérats spirituels ont d'immenses avantages sur les honnêtes gens sans esprit , et je ne vous dis qu'un seul mot : J'irai à Casin-Grandes , et que la peste me crève, si je n'avance pas les affaires ; je ne vous demande plus qu'une tentative après mon retour... Demain vous compterez vos hommes, et pourvu qu'il vous en en reste deux cents , ce sera toujours assez pour le malheur des Lusignans et de la contrée...
— Et où recru terais-je de ces âmes damnées?...
— Partout!... il n'en manque pas, l'année est bonne et la providence du mal aussi.... Buvons un dernier coup ! et allons réjouir ceux qui n'ont pas eu le malheur de mourir comme des honnêtes gens...
Le Mécréant et son digne acolyte sortirent, sui-
vis de le Barbu; ils rejoignirent les brigands, qui, du haut des remparts, s'amusaient à lancer des traits aux chevaliers noirs.
— Hé bien! camarades, s'écria Michel l'Ange, d'assiégeants vous voilà assiégés ! ainsi va le monde. En tout cas, malheur à l'ennemi, car je suis ici, et ma présence a toujours nui aux honnêtes gens... Ne craignez rien, vous autres!...
Les lazzis de l'Italien , ses bons mots et sa gaieté infernale, firent renaître la joie; on apporta du vin par l'ordre du Mécréant , et l'on noya dans les pots les soucis de cette fatale journée.
— Vous vivez, heureux coquins !... reprit Michel l'Ange , le Seigneur vous favorise ! mais si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera demain; tôt ou tard il faut épouser la camuse ; heureusement c'est une femme, et en lui disant qu'elle est belle, on aura du répit... £n l'attendant, rions ! car souvenez-vous bien qu'un seul instant perdu pour la gaspille et la joie, c'est un crime de lèse-vie !... le passé ne revient pas plus que les morts ! et que Dieu les bénisse ! nous autres nous n'y pouvons rien, pas même les plaindre, car nous ignorons s'ils sont bien ou mal... Sur ce, trinquons !
Un homme comme Michel l'Ange serait précieux dans une armée, pour relever le moral des soldats : s'il avait employé dans le bien ses qualités brillantes, il aurait été l'un des hommes les plus remarquables du siècle de Charles VU : mais c'était un véritable diable échappé de l'enfer et flétrissant
tout de ce rire satanique qui étonne le vice et le fait rougir de lui-même, autant que le crime peut rougir... Pendant que le Vénitien égayait les brigands, le Mécréant les comptait de l'œil; il lui en restait près de quatre cents, en comprenant ceux qui gardaient la forteresse. v
Enguerry s'aperçut que les chevaliers n'étaient pas en assez grand nombre pour enceindre son fort, et il se promit bien qu'une sortie le délivrerait de ce surcroit d'ennemis... Je dis surcroît, car le Mécréant pressentait que ces chevaliers ne pouvaient être que les précurseurs de Gaston II, le fils de René, comte de Provence et roi de Naples, si déjà ce prince n'était pas arrivé, comme le bruit en courait à Aix... Ces réflexions lui firent dire à Michel l'Ange :
— Mon compère, si le comte Gaston est revenu, j'ai bonne envie d'aller camper ailleurs , notre entreprise et ma vie deviennent très-douteuses.
— Je n'ai jamais douté que d'une seule chose , répondit l'Italien.
— De quoi?...
Le Vénitien lui montra du doigt la voûte céleste, avec un sourire diabolique et rempli d'une expression désolante.
— Milles diables !... je me croyais mécréant, mais je trouve mon chef de file.
— Aussi suis-je de Rome...
— Par mahom ! je te cède le pas pour aller en enfer.
— Allez, je vous le répète, mon compère, j'irai à
Casin-Grandes et je n'en reviendrai qu'à bonnes enseignes.
Là-dessus, ils descendirent des créneaux et furentse coucher. Ce n'est pas sans une certaine honte, que nous avouerons que l'Italien et le Mécréant dormirent aussi tranquillement que des gens vertueux.
Il est temps de retourner à Casin-Grandes