‹ Clotilde de LusignanChapitre 22 sur 38 · II · texte numérisé non relu

II

Le premier choc fut terrible , et les Enguerryens reculèrent : alors Enguerry donna Tordre à ses deux ailes cachées sous les ormes d'accourir; mais déjà les deux divisions d'infanterie cypriote étaient sorties, et, par une heureuse inspiration, ou par un mouvement naturel , elles formèrent un bataillon carré qui protégea les flancs de la cavalerie.

Les Casin-Grandésiens ainsi disposés représentaient un T à Penvers adossé sur le fossé, et les

troupes du Mécréant l'attaquèrent de tous côtés !

Les chaînes du pont-levis furent brisées; mais, dans le combat partiel qui s'établit à cet endroit , si les brigands parvinrent à couper les chaînes, ils y périrent tous, à l'exception de Nicol.

De part et d'autre , l'acharnement était égal ; la massue de l'évêque faisait des prodiges , et le bruit horrible des armes , de la mêlée , des cris des mourants et de vivants, retentit jusqu'aux appartements

du roi de Chypre il troubla même la

méditation de Clotilde !.... Effrayée , elle se réfugia près de son père !.♦..

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