‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 10 sur 150 · Tacite écrivit son livre de Moribus Cermanorum · texte numérisé non relu

Tacite écrivit son livre de Moribus Cermanorum

rait les terres pour la conquête et la chasse, la femme assise au foyer préparait la nourriture, filait la laine, tissait les vêtements. Lorsqu'une émigration était décidée, la femme suivait, portant l'enfant sur son dos ou le tenant par la main durant les longues et pénibles routes (les bas-reliefs le constatent). La superstition attachait un caractère vénéré à certaines prêtresses d'un culte secret, la devination de l'avenir. Selon César, Diodore de Sicile, Pline le jeune, historiens de l'époque augustale, le vêtement des femmes gauloises était une tunique blanche qui descendait jusqu'aux pieds et laissait la poitrine découverte; elles mettaient une certaine coquetterie dans l'ajustement de leurs cheveux, dans les ornements de leur cou, de leurs bras ; ce luxe devint même effronté sous la domination romaine et Ton citait des matrones d'Autun, de Narbonne, de Lyon pour la finesse de leur péplum^ la richesse de leur collier, de leurs bracelets de corail.

De cette étude sur les Gaules, il résulte pour nous la conviction qu'il n'existe aucun document primitif sur l'histoire, les croyances des anciens Gaulois (nos ancêtres) avant les Romains : tout se borne à des conjectures systématiques sur le culte et la civilisation des Gaules. On a pris les visions des Alexandrins, ces rêveurs du polythéisme, pour les enseignements du Druidisme? Contemplez plutôt les pierres monstrueuses, les blocs de Lockmaria, les autels druidiques. Là se voient encore les fissures d'où s'écoulaient les gouttelettes de sang des victimes humaines : la civilisation estelle venue jamais de ces horribles mystères qui s'effacèrent lentement sous l'influence du christianisme?

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