‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 120 sur 150 · Recueil des diplêmes, n · texte numérisé non relu

Recueil des diplêmes, n

1. Celle observation est d'une grande justesse. Au lieu d'une fomuile basse et despotique des rois : car c'est notre bon plaisir, il faut en reconnaître une libre et légale : selon ce que notre plaid ou asseirbice a décidé.

dans plusieurs autres chartes ; cela est d'ailleurs conforme aux lois des Saliens, des Bavarois, des Ripuaires et même aux contûmes des Gaulois et des Germains, et attesté par César et Tacite. Aussi, dans un plaid tenu devant Pépin, en 758 ', les délais prescrits sont-ils appelés, nuits légales.

On remarque, dans ces anciens diplômes, que Torthographe des noms des rois a varié beaucoup. Plus Pacte est ancien, plus on trouve de lettres aspirées ; elles expriment Tarticulation du gosier; ainsi Ton a dit HltAdouvicus^ Chlodovicus^ CModoveuSj Clovis et enfin Louis : ChlotachariuSj BlotariuSy Chtarius^ LotAoruii, Lf^thain, D est certain que Clovis, dans son diplôme authentique, se sert du pluriel, à Timitation des monarques contemporains ; mais Tacte est terminé par la formule : « Qu'il soit fait comme moi, Qovis, je l'ai voulu. » D'où Mabillon conclut que c'est dans les souscriptions que les Mérovingiens se servaient du pronom moi. Cependant le diplôme original de Childebert !«* constaterait un usage contraire. Ce prince, après avoir parlé au pluriel, continue ainsi : • Moi, Childebert, roi, j'ai commencé à bâtir une église. » Il en résulte qu'il n'y avait pas à cet égard de formole strictement prescrite.

La validité des diplômes, sous les Mérovingiens, était établie par la souscription du roi et par l'apposition de son anneau ou de son sceau. Le référendaire qui présentait la minute la signait aussi; presque toujours il la signait seul avec le roi. Tantôt le monarque écrivait son nom de sa propre main; tantôt il traçait seulement une croix, et le nom était écrit de la ïnain du référendaire ou du notaire ; enfin, pour plus de sûreté, on apposait l'annein royal.

Dans le diplôme de Childebert I*", de l'an 628, ce prince dit que, pour lui donner plus de force, il l'a confirmé de sa propre main et a ordonné qu'il fût scellé de son anneau. U y a tout lieu de croire que les Mérovingiens en faisaient usage avant Clovis. Il reste un anneau d'or de Childeric, père de ce prince : la tète du prince y est gravée profondément en creux, ce qui ne permet pas de douter que cet anneau n'ait été destiné à sceller les actes. Les mots sceau et anneau, sous les descendants de Clovis, s'employaient dans k

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