‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 121 sur 150 · MabilioD, De Diplomatica, p · texte numérisé non relu

MabilioD, De Diplomatica, p

même sens. Childebert, dans le diplôme du 28 avril 546, « déclare le confirmer de sa propre main et veut qu'il soit scellé de son sceau, p Dans un autre diplôme du 6 décembre 558, que Childebert dit avoir si^né de sa main [signaculis roborassé), on aperroit les traces du sceau.

Un diplôme de Glotaire !•', du 22 février 539, est terminé ainsi : « Le seing du fameux roi Glotaire : moi, Attale, j'ai présenté le diplôme et l'ai souscrit. » Dans le diplôme de 627, de Glotaire II, la souscription du roi consiste en un monogramme inséré après le mot Glotaire ; c'est le premier signe de ce genre qu'on trouve dans les actes des Mérovingiens. Dagobert I» atteste, dans plusieurs de ses diplômes, qu'il a signé de sa propre main, et on le voit aisément par une difféience très- remarquable entre les caractères qui forment son nom et ceux de l'acte. Le même roi fait « sceller de son anneau » le diplnme par lequel il établit une foire à Saint- Denis 10 avril 631); sans doute que pour cet établissement il fallait une forme plus solennelle ({ue pour les autres actes particuliers^ où elle n'est pas observée. Le diplôme de 632, confirmatif des possessions de l'église de Trêves, est signé de la main du roi, scellé de son anneau, et de plus souscrit par plusieurs prélats et par le maire du palais, ce qu'on ne retrouve dans aucun diplôme de ce prince. Les diplômes des Mérovingiens n'offrent, d'ordinaire, aucune autre souscription que celles du roi et du référendaire.

Dans un diplôme de Ghddéric II [n** 149 , la deuxième année de son règne, oii il était en minorité, il est dit que ce prince, étant encore dans un dge trop tendre pour pouvoir écrire, avait mis au pied de l^cte un signe de sa main [manu proprid subtersignaviêse), et que la reine avait souscrit, subtencripêisse^ par où l'on voit la différence enlro mettre un signe de sa main et souscrire. On souscrivait en écrivant soi-môme son nom avec cette formule : Chineehildis regina subscripsi. Le diplôme du même prince, du 6 septembre 667 'n° 165), est souscrit des noms de Ghilderic, de Ghinechilde, sa mère, de Hlichilde, sa femme, et du duc Gondouin, auquel il est adressé par le roi et les deux reines.

Pres<jue tous les actes des Mérovingiens sont datés de l'année du règne; mais ces années sont conqjtées, tantôt de celle où le prince a comnirnci'^ de porter le nom de roi, tant't de celle où il a commencé à gouverner, où il a recouvré ses États, où il les a accrus

par quelques possessions nouvelles. Une charte de Fan 752 * porte ce singulier synchronisme : < Lorsque Timbécile Childéric ayant été chassé du trône, Pépin, roi très-pieux, fut mis à sa place par les Francs. »

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