In app. »erm. Aug., p
\\. (AiWt coutume s'est conservée dans le carnaval jusqu'à dos jours. 4 Greg. Tur., In ci'r. PP,, cap. xvii.
sommes en ce monde, nous devons penser à Tautre.... Or ce saint évêque m^ayant trouvé dangereusement malade dans ma maison de Celles, qui est située dans le territoire de Melun, et voyant que le médecin avait épuisé en vain les secrets de son art, m'imposa les mains, le lendemain matin je recouvrai la santé. Cest pourquoi nous donnons à notre mère Féglise de Paris, dont le seigneur Germain est évêque, notre dite maison de Celles, sur le bord de la Seine, au confluent de TYonne*. »
On lit dans le troisième concile de Paris, sous la direction de Germain : « Que personne ne soit ordonné évêque d'une église malgré les citoyens, et sans avoir été élu par le suffrage libre du clergé et du peuple. Si quelqu'un ose usurper cette dignité en vertu d'un ordre du roi, qu'il ne soit pas reçu des évêques*. » Ainsi s'élevaient les pouvoirs des évêques en face du roi. Ce fut Germain qui fît la dédicace de l'église de Saint- Vincent, que Childebert avait fait bâtir près de Paris, pour y placer la tunique du martyr saint Denis et une belle croix d'or ornée de pierreries enlevées aux Goths. L'église, en forme de croix aussi, était alors une des plus ricbes des Gaules * ; les colonnes étaient de marbre et le pavé de pièces colorées en forme de mosaïque. La voûte était ornée de lambris dorés, et les murailles de peintures à fond d'or ; un clerc contemporain en loue particulièrement les beaux vitraux^. L'origine de cet art était byzantine et avait été transmise par Rome aux Gaulois.
Grand et populaire, l'évoque de Paris écrivait à Brunebaut : « A la très-débonnaire, très-excellente dame, la reine Brunebaut, fille de l'Église catholique, Germain, pécheur.... Si l'on en croit les bruits publics, c'est par votre conseil et à votre instigation que le très-glorieux seigneur Sigebert a résolu de porter la désolation et le ravage dans cette province. Ce n'est pas que nous ajoutions foi à ces bruits, mais nous vous supplions de n'y donner aucune occasion.... N'est-ce pas, en effet, une victoire bien honteuse que de vaincre un frère, que de ruiner sa propre famille et détruire Fbéri-