‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 140 sur 150 · Audoen., Vita Eligii, cap. xxxn · texte numérisé non relu

Audoen., Vita Eligii, cap. xxxn

dait apte aux premières dignités de TËtat : c'est le jugement qu'en porte la reine Bathilde *. Léger excitait la jalousie des leudes : il fut accusé de tramer, avec le patrice • Hector, une conjuration* contre le roi. Tous deux résolurent de s'enfuir. On ne tarda pas à les atteindre. Hector fut tué, et Léger relégué dans le monastère de Luxeu. Après le meurtre de Childeric, Tévèque sortit de Luxeu, et, de concert avec quelques ducs, ils voulurent mettre Thierri, frère de Childeric, sur le trône.

Nous avons raconté, dans le texte de ce livre, le drame de saint Léger et de son frère. A cette époque commence l'action des évoques guerriers sous le maire du palais Pépin d'Héristal. Savaric, évêque d'Auxerre, s'empare de l'Orléanais, du Nivernais, du territoire d'Avallon, de Tonnerre. Il marcha même sur Lyon, où il mourut avec toute son ambition*. Son successeur, vaillant évoque, déploya son courage contre les Sarrasins qui commençaient à pénétrer en France. Les abbés, avec le casque et l'épée, parurent aux cours plénières : ils furent personniûés dans le Turpin des Chroniques de Saint-Denis. On voit poindre l'époque de Charlemagne et de ses évêques qui devinrent ensuite les pairs ecclésiastiques. Une époque se reflète toujours dans certains types que l'histoire grandit.

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