‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 2 sur 150 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

L'EUROPE URIIÂRC. — LES 6ÂULES CELTIQUES ET ROIÂIRES

Aspect da territoire primitif des Celtes. — Les diverses tribus. — l* Les Germains; 2* les Scandinayes; 3* les Bretons; 4* les Gaulois; 5* les Goths. — Les premières émigrations celtiques. — Italie. — Grèce. — Asie Mineure. — La ciTilisation de l'Asie. —, Voyage des Phéniciens. — Les Carthaginois en Espagne. — Colonie de Marseille. — D^Antibes.» Alliance de Rome et des Phocéens. — La première province gallo-romaine. — Véritable caractère des guerres de César. — Ses fautes stratégiques. — Ses dédites en Germanie; dans le^ lies bretonnes. — Capacité de ses lieutenants. — Galba. — Crassus. — Brutus. — Ils réparent ses làutes. —Rectification de la géographie des Gaules.— Examen des Commentaires de Céfar. — L'expédition des Gaules fut une campagne toute politique pour préparer la dictature. — Le gouTemement de la Gaule avant la conquête. — Mœurs. — Habitudes. — Le Druidisme.

L'immense territoire qui s*étendait depuis le Palus-Méotîque jusqu'à la Germanie, le Jutdland Scandinave, la Batavie, la Gaule, était habité par une multitude de tribus

désignées sous le nom générique de Celtes*. Était-ce une corruption du mot Scythe, lequel en passant dans la langue gutturale se serait prononcé Kelte (Celte) : peut-être faut-il voir une de ces désignations générales que les Romains donnaient aux groupes de nations barbares : Strabon, le géographe exact, dit : < Les nations connues vers le septentrion et d'abord appelées Scytes ou nomades, comme on le voit dans Homère, commencèrent dans la suite et quand on connut les pays occidentaux à être appelés Celtes '. »

Ces peuples habitaient des solitudes immenses, couvertes de chênes et de sapins : (ainsi était la forêt Hercynienne*). Les hommes étaient à Tétat primitif, les cheveux longs, la barbe inculte, armés de haches en os ou de javelots en bois grossier : point de culture de terre, la chasse qui maintenait les habitudes nomades, les exercices violents ; aucun amour du sol, la guerre continuelle, caractère naturel de toutes les familles aborigènes ; et dans ces forêts, des races d'animaux entièrement perdues : un bœuf de la forme d'un cerf à une seule corne, les élans noirs, si farouches qu'ils ne se couchaient jamais, Tunis, sorte de taureau de la taille de l'éléphant, terrible adversaire de l'homme; le molosse, chien énorme qui ne craignait pas le combat avec le lion ^.

1. Dom Bouquet, dans son admirable préface en tète du grand recueil : Uùt. rer, GaUic.j a donné tous les textes qui se rattachent à l'origine des Gaulois.

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