Ces tueries sont rappoiiées sans pitié, sans remords
sans se troubler aucunement du meurtre de ses neveux et se rendit avec Childebert dans les faubourgs. La reine, ayant fait poser ces petits corps sur un brancard, les conduisit avec beaucoup de chants funèbres et une immense dooleur à l'église de Saint-Pierre où on les enterra tous deux de la même manière. L'un avait dix ans et l'autre sept^ »
De cet horrible massacre raconté par Grégoire de Tours il ne survécut que le troisième des frères, Clodowald, qui fut reclus en un monastère après avoir été rasé et tonsuré comme désormais indigne de la couronne. La vieille chronique de Saint-Denis a également raconté ces scènes sanglantes sans trop s'émouvoir : «.... Le desloial Clo taire prist l'aCné des enfans, le jeta contre terre et lui lança un coutel parmi le corps, si lui toli sa vie et son règne. Quant le moins âgé vit que son frère était occis, il fut moult espouventé, et ce ne fu pas merveille. Au roi Childebert s'en courut pleurant, puis s'attacliaà ses jambes, merci lui cria moult piteusement et le pria que il apaisast le courroux du son oncle envers lui.... Celui-ci qui estoit meu de pitié (ou ût sprnblant, qu'il en fust meu), dist à son frère que il amolist la colère de son cuer par la contemplacion de nature.... le roi Clotaire lui respondit : Toi qui es ministre de ce fait, pourquoi fais-tu semblant que tu vueilles avoir pitié de lui ? jette le ensus de toi ou tu mourras en lieu de lui. > Childebert bouta dehors l'enfant, qui à lui s'estoit attaché et le roy Clotaire Toccit en telle manière qu*il avoit fait l'autre. Clodowald le troisième des enfans,fut