‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 70 sur 150 · VUaS,DeodatiapudBoUand,,2kAprU · texte numérisé non relu

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comme le comte irrité allait franchir les portes du sanctuaire, il fut frappé de cécité; châtiment infligé à une vilaine âme : il ne recouvra la vue qu'après avoir donné la liberté au serf qui désormais' se consacra à Dieu ; il s'éleva si haut dans la vertu que le duc d'Auvergne et Thierry, roi des Francs, s'agenouillèrent â ses pieds ^ abaissant ainsi leur front superbe devant le pauvre esclave.

Touchante légende encore que celle du serf Brachion dans cette même province d'Auvergne. Thuringien d'origine, Brachion était habile â la chasse du sanglier, infatigable dans la poursuite des bétes fauves! Un jour que tout haletant, il courait le cerf, il vit l'animal s'arrêter respectueux devant une grotte : Brachion s'approche, il y trouve un vénérable ermite: < Mon fils, lui dit le vieillard, ne servez plus les maîtres terrestres, mais Dieu.» Dès ce moment, Brachion vint étudier les lettres avec ardeur près du saint ermite; il fit tant de progrès dans les sciences, qu'il put fonder et diriger lui-même un monastère dont il devint l'abbé ^ Ces exemples devaient vivement frapper les populations barbares.

Dans le Maine, autre légende: c'est encore une aventure de chasse impétueuse et bouillante. Childebert poursuivait un buffle de haute taille qui se réfugia dans le monastère de saint Garilef : le roi emporté, colère d'avoir manqué sa proie, brisa la porte de l'église et expulsa les moines. Le roi voulut encore s'élancer â la poursuite du buffle» son cheval s'arrêta : il le presse de ses éperons, le cheval ne veut

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