IV. — LETTRES
(Sirmond, Concilia Galliae.l. I, Paris, 1629, p. 176. — Dom Bouquet, iv, p. 51. — M. G. H., Borelius, Capilularia Regum francorum, I. I, Hanovre, -1883, p. 1.)
Cette lettre, seul document authentique émané de Clovis qui soit arrivé jusqu'à nous, se trouve déjà dans des manuscrits du VIe et du VIIe siècle, en tête des canons du concile d'Orléans, en 511, et pour celle raison on s'est persuadé qu'elle était adressée aux Pères de ce concile. Cependant rien dans son texte ne permet de le croire, et tout prouve qu'elle a la valeur d'une circulaire royale adressée à l'épiscopat franc peu après la guerre d'Aquilaine, en vue de favoriser l'œuvre de réparation de l'Eglise. C'est l'opinion de Sirmond, o. c, et aussi de Maassen, M. G. IL, Concilia, qui n'admet pas la lettre dans son recueil. Boretius ne veut pas se prononcer.
Il y en a deux. (Dom Bouquel, IV, p. 51. — M. G. IL, Epis toise mer ovinçjici et harolini sévi, t. II, pp. 112 et 113.) La première fut écrite peu après 481, pour féliciter Clovis de son avènement au trône.
La seconde est une lettre de condoléance au sujet de la mort d'Alboflède, sœur de Clovis, o. c. Elle a élé connue de Grégoire de Tours, qui en cite un fragment. (Hist. Franc., Il, 31.)