‹ ClovisChapitre 25 sur 32 · GI · texte numérisé non relu

GI

(M. G. H., Cassiodori senatoris Variai, éd. Mommsen, Auctores Antiquissimi, l. XII. Berlin, 1891. — Dom Bouquet. IV, p. 2 et 4.)

Kilos sont au nombre de deux. La première (Cassiodore, Variât., n, il) a pour but de détourner Clovis de poursuivre davantage les Alamans vaincus. Comme il est aujourd'hui établi qu'aucune des lettres de Cassiodore n'a été écrite avant 501 (Usener, Anecdoton Hnlderi, p. 70), celle qui nous occupe est de beaucoup postérieure à la date traditionnelle de la bataille de Clovis contre les Alamans. Comme, d'autre part, cette lettre semble se rapporter à des événements récents, les uns ont imaginé, comme Vogel (Eistorische Zeitschrift, t. LYI), de contester la chronologie de Grégoire de Tours, qui place la bataille contre les Alamans dans la quinzième année du règne de Clovis (496), et de la faire descendre entre les années 501 et 507, ce qui bouleverserait toute la suite des événements, même les mieux datés. Les autres ont préféré supposer que la guerre des Francs contre les Alamans se partage en plusieurs luttes, dont la première serait marquée par la bataille de 496, et dont les autres auraient eu lieu les années suivantes. (Schubert, Die Vnterwerfung des Alamannen unter die Franken, Strasbourg, 1884; Mommsen, préface de son édition des Variarum de Cassiodore, pp. xxxil et suivantes.) Je me suis rangé à cet avis.

La seconde lettre de Théodoric à Clovis (Cassiodore, Variar., m, 4 est écrite pour l'empêcher de faire la guerre à Alaric, roi des Visigoths. On ne peut la séparer des lettres [, 2 et 3 du même livre IV, adressées dans le même but à Alaric, à Gondebaud et aux autres rois germaniques, et qui ont été analysées dans le texte de ce livre.

(Sirmond, Sancti Avili Viennent* archiepiscopi opéra; Paris, 1613, n* H. - Dom Bouquet. iv p 49 -Peiper M G. IL. Alcimi Ecdicii Avili Viennensis episcopi opéra qxœ supersunl; Berlin, 1883, n» 46. - Chevalier. Œuvres complètes de saint Avit, évêque de \tenne, Lyon, 1890, n" 38.)

Celte lettre fut écrite peu de temps après le baptême de Clovis, dans le commencement de -497. Elle a longtemps prêté à des- malentendus, parce que, par suite d'une méprise du copiste, on y avait rattaché la 6n d^une lettre écrite au nom de Gondebaud à l'empereur d'Orient. Pétigny(ll, 433) est le premier qui se soit aperçu de l'erreur commise et qui ait prouvé qu'il faut séparer les deux documents, et sa conjecture a été admise par Peiper

et par M. l'abbé Chevalier, dans leurs éditions respectives des œuvres de saint Avitus. Les protestations de Jahn (Geschichte des Burgundionen und Burgundiens, t. II, p. 136, note 2), de Vogel (Historischc Zeitschrift, t. LVI, p. 392) et d'Arnold (Caesarius von Arelate, p. 203, note 652) contre une correction si heureuse doivent être tenues pour non avenues.

Se trouve en tète des actes de ce concile; voir les éditions ci-dessus mentionnées de Sirmond et de Maassen. Pour le reste, cf. le texte, p. 498.

§ V. — DIPLOMES DE CLOVIS

Nous possédons en tout six diplômes attribués à Clovis, ou huit si l'on tient compte des diverses rédactions. Ce sont :

1 et 2. Diplômes pour Saint-Mesmin de Mici.

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