A PP EX III CE
du texte d'Hincmar, qui n'a peut-être pas été sans influence pour la conservation de ce vocable.
La même mention est reproduite, à peu près en termes identiques, dans un processionnel imprimé à Reims en 1624, par ordre de l'archevêque Gabriel de Sainte-Marie1. A cette époque, la chapelle était encore consacrée à saint Pierre, et l'usage de la procession s'est conservé jusqu'à la fin de l'ancien régime 2.
Ainsi, il y a là une tradition constante qui nous permet de reconnaître, dès une date fort ancienne, l'existence, dans le palais de l'archevêché, d'une chapelle de Saint - Pierre , dont le titre s'est perpétué à travers les siècles, malgré bien des changements et des reconstructions successives.
Ici nous devons nous arrêter un instant devant une assertion étrange, qui mériterait peu d'attention, si elle ne trouvait encore dans le public trop de personnes disposées à l'accueillir. La crypte actuelle de l'archevêché serait l'oratoire même où saint Rémi aurait catéchisé Clovis. Cette opinion s'est produite surtout il y a une cinquantaine d'années; des écrivains rémois très populaires lui ont prêté leur appui et ont contribué à la répandre 3. On était alors sous L'inspiration du romantisme; on avait l'amour du pittoresque , et l'on sacrifiait aisément la prose de l'histoire à la poésie de la légende. Ces voûtes mystérieuses, ce demi-jour de la chapelle souterraine, ces vieux murs noircis, semblaient un cadre merveilleusement approprié à la scène retracée par Hincmar. On savait que cette chapelle avait été dédiée à saint Pierre; on n'en demandait guère plus, et la conjecture fut bientôt mise en circulation. Nous devons dire à la décharge de nos auteurs que la crypte était alors une cave remplie de décombres, et qu'ils n'ont pas eu peut-être la faculté de l'examiner de très près. Depuis ce temps, on l'a déblayée; elle est devenue accessible, et, d'autre part, l'archéologie a fait beaucoup de progrès. Aujourd'hui on ne pourrait y voir un oratoire de l'époque mérovingienne sans montrer la plus profonde incompétence. Il est certain qu'il n'y a pas dans la chapelle basse de l'archevêché une seule pierre antérieure au xme siècle4; elle est absolument contemporaine de la gracieuse chapelle qui la surmonte, et elle a été bâtie en même temps et d'un seul jet. Il n'est pas bien sûr non plus qu'elle occupe la place exacte de l'oratoire cité par Hincmar, tant le palais archiépiscopal a subi de remaniements et
1 Fol. liô v". = 2 Les cérémonies de cette procession figurent encore dans le processionnel imprimé à Pieims en 1780 par ordre de l'archevècpje, Msr de Talleyrand-Périgord (Propre du temps, p. 01). = 3 !.. Paris, Chronique de Champagne, t. III (1838), p. P27 a 130; Tari»', Reims I Ixii), p. 315. Ces auteurs ont été réfutés par M. Amé, dans sa notice sur la chapelle de l'archevêché de Reims, Annales archéologiques de Didron, t. XV ( ixr>.r> ) , p. 214 et suiv. = < Ilull. archéologique, 1894, p. '20. note.
de modifications dans le cours des âges; mais elle a hérité de son vocable,
et cela probablement par une tradition non interrompue. Ce sont là pour elle des titres de noblesse suffisants.
Contrairement à l'avis général des historiens de Reims, c'est au vieil oratoire de Saint-Pierre au palais, et non pas à l'église paroissiale de Saint- Pierre-le -Vieil, que nous rapportons le legs fait par le testament de saint Rémi, « ecclesiœ sancti Pétri infra urbem quae curtis dominica dicitur '. » Curtis dominica est, d'après nous, la cour de l'évêque, c'est-à-dire sa demeure avec ses dépendances. La chapelle du palais nous parait être désignée ici aussi clairement que possible, surtout si l'on prend soin de rapprocher cette expression des termes de la lettre d'IIincmar, que nous avons citée plus haut. Remarquons, du reste, que ce passage du testament de saint Rerni nous reporte également à l'époque carolingienne; il ne se trouve en effet que dans le grand testament, document apocryphe qui parait avoir été fabriqué à cette dernière époque, et dont l'authenticité est rejetée actuellement par tous les critiques, — j'entends les critiques impartiaux.
Il serait donc téméraire de vouloir tirer de ce texte une conclusion en faveur de l'existence de notre oratoire au temps de saint Rémi , mais nous le voyons mentionner avec certitude dès le vue siècle. C'est à lui que nous attribuons le legs de trois sous d'or fait par l'évêque Sonnace « ad basilicam sancti Pétri in civitate l », et le don de l'évêque Landon à l'église « sancti Pétri ad cortem 3 ».
Il faut aussi très évidemment l'identifier avec la « basilica sancti Pétri (jua' nunc dieilnr ad palalium » . dont parle l'auteur de la Vita sancti Gildardi , récemment mise en lumière par les Rollandistcs 4. Comment ne pas reconnaître ici la chapelle de Saint-Pierre au palais, l'église de la curtis dominica, auquel tous les textes que nous venons de produire s'appliquent avec un si parfait accord?
Il en est de même de 1' « ecclesia sancti Pétri quae est infra muros urbis Remensis » de la vie de sainte Clotilde \ Peut-être cependant, à la date assez tardive où écrivait l'auteur de cette vie, s'était-il déjà produit avec l'église Saint- Pierre -le -Vieil une confusion que nous verrons prendre corps à une époque plus avancée du moyen âge.
L'opinion qui veut associer au récit du baptême de Clovis le souvenir d'une ancienne église consacrée à saint Pierre, n'a aucune valeur tradition-
' Flodoard, Hist., I. I, chap. xix, Mon. Germ., t. XIII, p. 430. = - Ibid., 1. II, chap. v, Mon. Germ., t. XIII, p. 454. = 3 Ibid., 1. II, chap. VI, Mon. Germ., t. XIII. p. 465. — L'évêque Sonnace mourut le 20 octobre 631, et Landon le 14 mars 649. = * Analecta Boll., t. VIII, p. 397. = 5 Mon. Germ., Scriptores reruin merovingicarum , t. II; Bec. des historiens de la France, t. III, p. 401.
nelle; elle est née d'une méprise qui s'est manifestée postérieurement à Hincmar, à la fin de la période carolingienne. iN'i Grégoire de Tours ni Hincmar ne laissent supposer que Clovis ait été baptisé dans une basilique de Saint-Pierre. Hincmar nous représente seulement, ainsi que nous l'avons vu, Clovis, à la veille de son baptême, conférant avec saint Rémi dans 1' « oralorium sancti Pétri » , contigu à ses appartements. Ce passage a été la source de toute l'erreur. On a retenu vaguement, un peu plus tard, ce nom de saint Pierre; on en a exagéré la portée, et l'on en a fait à tort l'application au lieu du baptême de Clovis. Et l'auteur de la vie de sainte Clotilde, par exemple , est venu nous dire que la pieuse reine avait une grande prédilection pour l'église de Saint-Pierre, parce que son époux y avait reçu la grâce du baptême : « liane itaque ecclesiam cunctis diebus quibus advixit, multum dilexit et excoluit, pro eo quod vel sints rex Ludovicus in ea sancti baptismatis gratiam accepit '. » Il se fait ici évidemment l'écho, non d'une tradition sérieuse, mais d'une conjecture erronée. Au reste, cette vie de sainte Clotilde n'est qu'une compilation sans caractère original, rédigée vers le xe siècle 2. Un autre ouvrage, qui est à peu près du même temps et n'a pas plus d'autorité au point de vue historique, la vie de saint Gildard, semble placer aussi la cérémonie du baptême dans la « basilica sancti Pétri 3 ». On aurait tort d'attribuer quelque importance à ces deux textes; ils ne prouvent rien, sinon qu'il s'était produit sur ce point, au xc siècle, une croyance absolument fausse.
L'idée du baptême de Clovis dans l'église de Saint-Pierre une fois admise, il s'est formé, — et cela dès le moyen âge, — un courant d'opinion en faveur de l'église paroissiale de Saint-Pierre-le-Vieil. Un chanoine de Reims, du xvnc siècle, Pierre Cocquault, dans un vaste recueil historique dont le manuscrit est aujourd'hui conservé à la bibliothèque de celte ville, nous révèle à ce sujet un détail assez curieux. En l'année 1486, les paroissiens de Saint-Pierre-le-Vieil faisaient courir le bruit que Clovis avait été baptisé dans leur église. « Le 22 novembre, ajoute notre chroniqueur, leur fut imposé silence comme estant chose non véritable, car Clovis fut baptisé à l'église de Reims. » Et il fait observer très judicieusement, en s'appuyant sur le vocable de saint Pierre, conservé de son temps à la chapelle basse de l'archevêché, que Yoratorium sancti Pétri, indiqué par Hincmar, était dans le palais de l'évèquc, et à proximité de l'église cathédrale 4.
1 Mon. Germ., Scriptores rerum merovingicamm , t. Il; Rec. des historiens de la France, t. III, p. iOl. = 2 B. Knisch, Script, rerum merov., t. II, p. 341. = 3 « ... In civitatem IHemorum venienles, in basilica sancti Pétri, quœ mine diciturad palatium, niissas celebraverunt, et ea quae Dei sunt agenles, bealus Remedius regeni baplizavit, et île sacro fonte illiiin beatus Medardus suscepit. » Analecta lloll., t. VIII, p. .'197. = i « Les parrochians de l'église de Saint Pierre le Vielle de Reims fuissoient courir un bruict contre toutes apparances de vérité, nue la Sainte
Ainsi, tout ce que l'on a dit de Sain t-Pierre-le- Vieil, à propos du baptême
de Clovis, est inexact, et l'on doit, en la question, mettre cette enlise complètement à l'écart. Nous ignorons, du reste, entièrement son origine et le temps de sa fondation. L'épithète de Vieil (sancti Pétri Veteris) lui a été appliquée de bonne heure : on la trouve dès le xmc siècle ' ; mais la vieilli d'un monument est une chose relative, et l'on se tromperait peut-être en assignant à notre église une date trop reculée. En tout cas, nous ne voyons dans Flodoard aucune mention qui puisse lui être rattacher avec certitude. Les plus anciens documents qui la concernent ne nous pennetlmt pas de remonter au delà du \ir siècle. En 1 17:!, on y établit une confrérie, dite de Saint-Pierre-aux-Glercs, dont les titres originaux furent brûlés m 1330, dans un grand incendie qui consuma plusieurs maisons de la ville '-. Par suite de cet événement, la série des pièce> composant l'ancien chartrier de l'église Saint-Pierre ne s'ouvre plus qu'au xive siècle, et encore les pièces de cette dernière date sont-ello rares, car ce fonds, tel qu'il existe maintenant aux archives de Reims, offre bien des lacunes. Les matériaux dont nous disposons sont donc insuffisants pour reconstituer toute l'histoire de cette paroisse, et surtout pour éclaircir le mystère de son origine.
Nous savons qu'on a parlé aussi d'une prétendue fondation, faite par saint Rémi en l'église Saint-Pierre-le-Vieil; mais c'est une simple conjecture, sans aucun fondement, ainsi que Marlot l'a fort bien vu en son histoire de Reims : « On tient, dit-il, que celte église servit autrefois d'un monastère où saint Remy logea quarante vefves, dont il est parlé en la vie de saint Thierry, et qu'elle devint paroisse, lorsque ces vefves furent transférées à Sainte-Agnès; mai-... Floard ne dit rien de tout cela3, s Flodoard, effectivement, garde sur ce point un silence complet, et la vie de saint Thierry ne dit rien non plus qui autorise cette supposition. Nous sommes encore en présence d'une de ces fausses légendes dont on a encombré les histoires locales, >'i qu'il appartient à la critique' d'éliminer.
Pour en revenir à Clovis, il est certain qu'aucune église de Saint-Pierre n'a été témoin de son baptême, H que 1rs traditions invoquées en faveur de cette opinion n'ont rien d'historique. Ainsi s'écroulent par la base toutes les raisons accumulées pour démontrer que la cérémonie a eu lieu dans un
Ampoule avoit esté aultrefois ru reste paroisse, et que Clovis, premier roj de France chrestien, y avoit esté baptissé et coronné roy de France. Le 22 novembre leur l'ut imposé silence comme estant chose non véritable, car Clovis fut baptissé à l'église de Reims, et en ce lieu la sainte Ampoule y fut apportée à saint Remy. i Chronique de Pierre Cocqu.iull, t. IV, fol. T.'i v°.
i Charte du 4 février 1259, citée dans Varin. Archives administratives de Reims, t. I. p. 788. = 2 Archives de Reims, fonds de la paroisse Saint-Pierre. Inventaire des titres et papiers de a confrérie du Saint-Nom- de-Jésus et de Saint-Pierre-aux-Clercs, 1724, p. 9 à Il =3 Histoire de la ville, cité et université de Reims, t. I, p G#9.
baptistère situé près de l'ancienne cathédrale, dédiée aux Apôtres, et devenue plus tard l'église Saint-Symphorien '. Cette opinion, qui trouve à Reims des partisans convaincus, s'appuie surtout sur les passages précédemment cités des vies de saint Gildard et de sainte Clotilde; c'est là un étai bien fragile, sur lequel on ne peut se reposer en sécurité. On pourrait observer au surplus que le vocable des Apôtres n'est pas tout à fait identique au vocable de saint Pierre; mais à quoi bon, puisqu'il ne doit plus être question ici de saint Pierre lui-même?
Clovis n'a pas été baptisé davantage dans l'église de Saint-Martin de Reims, ainsi que l'a supposé Adrien de Valois J, pour expliquer une allusion de la lettre de saint Nizier, dont nous avons parlé plus haut, et d'après laquelle Clovis, décidé à embrasser la foi chrétienne, se serait rendu « ad limina domini Martini 3 ». Cette expression ne peut assurément désigner autre chose que la basilique de Saint-Martin de Tours, qui reçut, en effet, une visite solennelle du roi des Francs 4.
Ainsi, ces diverses solutions doivent être écartées, et Clovis, suivant toute vraisemblance, a reçu le baptême dans un baptistère attenant à la cathédrale qui existait de son temps, à celle que saint Nicaise avait bâtie en l'honneur de la sainte Vierge5. Il n'y avait alors sans doute à Reims, comme dans les autres villes épiscopales, qu'un seul baptistère, où l'évêque administrait le sacrement à des époques déterminées °. C'est bien là le templum baptisterii , désigné par Grégoire de Tours dans son récit de la conversion de Clovis '. Toutes les présomptions sont en faveur de cette assertion; pour la combattre, il faudrait avoir des preuves; or on n'en découvre nulle part.
Notre opinion est d'ailleurs ancienne; ceux qui se défient des nouveautés introduites par la critique moderne aimeront à constater qu'elle était déjà admise au ixe siècle. Louis le Pieux, dans un diplôme donné à l'archevêque Ebbon, entre les années 817 et 825 s, pour lui permettre d'employer les pierres des murs de Reims à la reconstruction de la cathédrale, rappelle que Clovis, son prédécesseur, a été dans celte église régénéré par le baptême.9. Nous n'insistons pas, bien entendu, sur un témoignage aussi
1 Voy. la notice de M. le chanoine Cerf sur le Baptême de Clovis (1891), p. 16 et suiv. = - .1.1. .S'.S. Boll., octobre, 1. I, p. 8'2. Cf. Krusch, Zwei Heiligenleben des Jonas von Susa, p. 143. ^= ' Voy. ci-dessus. = i En l'année 508, au retour de sa campagne contre les Visigoths. Grégoire de Tours, Hist. Francorwm, 1. II, chap. xxxvn et xxxvm. = 5 II ne serait pas impossible, à la rigueur, que l'on ait conservé alors un baptistère dépendant de la cathédrale antérieure, celle qui élait dédiée aux Apôtres; mais il est plus probable qu'en construisant une nouvelle cathédrale, au commencement du vc siècle, on lui a annexé un nouveau baptistère. = 6 Martigny, Dict. des antiquités chrétiennes, p. 74. = 7 Hist. Francorum, 1. II, chap. xxxi. = 8 Telle est la date assignée par Sickel, Acta Karolin., II, p. 150 et Ii30. = 9 « ... Metropolis urbis sancta mater nostra ecclesia, in honore sanctae semperque virginis ac [Dei] genitricis Maria? consecrata,... in qua, auctore Deo et coopérante sancto Remigio, gens nostra Francorum, cum a?qui-
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tardif, et nous ne lui attribuons aucune force probante; nous nous bornons à reconnaître que, malgré les divergences qui allaient bientôt se manifester, la vérité historique avait dès lors reçu une sorte de consécration officielle.
Nous n'ignorons pas que la vie de saint Rémi, écrite par Hincmar, a fourni une objection à laquelle on attache grande importance. D'après cette vie, saint Rémi et Clovis se seraient rendus en grande pompe du palais au baptistère, au milieu des hymnes et des cantiques, à travers les rues somptueusement décorées '. Pour qu'une telle procession ait pu avoir lieu, il faut supposer une certaine distance entre le point de départ et le lieu d'arrivée, condition qui ne se trouve point réalisée, si l'on admet un baptistère voisin de la cathédrale, et par conséquent trop rapproché du palais *. La réponse nous semble facile : il ne faut faire aucun fonds sur le récit d'Hincmar, qui n'a pas la valeur d'une source originale. Toute sa narration est empruntée, en substance, à Grégoire de Tours par l'intermédiaire des Gesta Francorum3; il y a seulement ajouté des traits légendaires et des développements de pure imagination. On peut donc hardiment refuser de l'entendre. Le récit de Grégoire de Tours mérite plus d'égards, mais nous n'v trouvons point trace d'une procession ou d'un cortège. Il nous dit simplement que la ville était en fête, que les places et les églises étaient pavoisées : « Velis depictis adumbrantur platese, ecclesiœ cortinis albentibus adornantur \ » Il est impossible d'y voir autre chose, à moins de procéder à la façon d'Hincmar, auquel ces détails ont bien pu suggérer l'idée de la scène qu'il représente; mais aujourd'hui nous sommes tenus à plus de rigueur scientifique. Donc nous n'hésitons pas à disperser le cortège imaginé par l'historien rémois, et nous ramenons Clovis dans le voisinage de la cathédrale.
En quel endroit au juste s'élevait le baptistère? Nous ne sommes pas en mesure de répondre à cette question. On lit dans une continuation de la chronique de Flodoard que l'archevêque Adalbéron fit détruire, en l'année 976, un ouvrage muni d'arcades (arcuatum opus) , qui était près des portes de l'église de Notre-Dame de Reims, et sur lequel se trouvait un autel dédié au saint Sauveur, et des fonts d'un admirable travail 3. On a
voco noslio rege ejusdem gentis, sacri fontis baptismate ablui... promeruit. •> Flodoard, Hist., 1. II, chap. xix, Mon. Gerni., t. XIII. p. H'.'.i. 1 « Eundi via ad baptisterium a domo regia prœparatur, velisque atque cortinis depictis ex
utraque parte proetenditur et desuper adurabratur. Plateœ sternuntur et ecelesiœ coniponuntur... Sicque, prœcedentibus sacrosanetis evangeliis et crucibus, cum ymnis et eanticis spiritalibus atque letaniis, sanetorumque nominibus acclamatis, sanctus pontifes, manura tenens régis, a domo regia pergit ad baptisterium, subséquente regina et populo. » Chap. iv, 62, AA. SS. Boll, octobre, t. I, p. 146. Flodoard n'a fait que copier ce passage, Hist., 1. I, chap. xm. = 2 Voy. la notice déjà citée de M. le chanoine Cerf. p. 6 et suiv. -'H, Schrors, Binkmar Eœbischnf von Reims, p. 4i8. = u Hist. Francorum, 1. II. chap. xxxi. = 5 « Anno DCCCCLXXVI destruxit
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voulu y reconnaître le baptistère primitif1, mais rien n'est moins sûr. Richer, qui rapporte le même fait dans sa chronique, nous parle d'arcades élevées qui s'avançaient depuis l'entrée jusqu'au quart environ de la basilique entière2. Aulaiit qu'on peut en juger par ces données fort obscures, il s'agil d'une construction intérieure qui encombrait l'église, d'une tribune peut-être, ainsi que le pensait Jules Quicherat3, en tout cas, d'un ouvrage qui n'était probablement pas antérieur à l'époque carolingienne. Quoi qu'il en soit, on peut supposer d'une façon générale que remplacement du baptistère était coinpris dans les limites de la cathédrale actuelle, qui a embrassé dans sa vaste étendue tout l'espace occupé par l'ancienne cathédrale, et par une partie drs constructions voisines. On n'en saura jamais plus, à moins que des fouilles ne nous procurent une découverte imprévue, sur laquelle, à vrai dire, nous n'osons fonder trop d'espérances.
Adalbero arcualum opus quod erat secus valvas ecclesiie sanctae Mariœ Remensis, supra (juo<l ail. ne sancli Salvatoris habebatur et foules niiio opère erant positi. o
1 Marlot, Metr. Rem. hist., 1. I, p. lu'O. = - « Fornices qui ab eecleske introitu per quartum pêne totius basilica; partent eminenti structura distendebantur, penitus dirait. » L. 111. ch. xxu. = 3 Mélanges d'archéologie , moyen âge, p. lXi.