SCÈNE IV
MATHILDE, EUDOMIRE, CLODÉRIC* CÊSAIRE, Gardes.
EUDOMIRE.
C’est vous , prince ! Clovis marche-t-il sur vos pas ? Sa victoire en nos murs à peine est proclamée.
CLODÉRIC.
Il a de quelques jours devancé son armée ;
Et , dans les champs de Reims quittant ses étendards , Avec sa cour , madame , il entre en ces remparts.
Je le laisse au milieu d’une foule importune ,
Qu’attire autour de lui l’écla t de sa fortune ,
Montrer le |>lus vaillant , le plus heureux des rois *
Et jouir en vainqueur du fruit de ses exploits.
Pour moi qu’un seul objet en ce palais ramène ,
Qu’un invincible amour à vos attraits enchaîne ,
Qui , sortant des combats , n’ai plus d’autre devoir , D’autre vœu, d’autre soin que celui de vous voir....
EUDOMIRE.
Seigneur , je dois me rendre au-devant de mon frère.
CLODÉRIC.
N’auriez-vous pas plutôt à craindre sa colère ?
EUDOMIRE.
Moi , prince !