‹ Clovis, tragedie en cinq actes;Chapitre 19 sur 74 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

Qui n’a pu retenir l’Occident sous ses lois ,

Veut du moins à son trône en rattacher les rois ;

Et quelque souverain que Rome ait en partage,

Son sceptre à vos Césars fera toujours ombrage.

Odoacre y régnait , vous l’avpz rrnvorsé.

Sur son trône sanglant Théodoric placé Offense votre orgueil ; sa ruine est jurée.

On veut que par mes mains Rome en soit délivrée ;

Et ceux qui d’un tel conp m’ont réservé l'honneur ,

Ont peut-être déjà nommé mon successeur.

CÉS AIKE.

Du vulgaire des rois Byzance vous sépare,

Et ne yoil pas les Francs comme un peuple barbare.

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’à soutenir ses droits Home vient appeler et ce peuple et ses rois.

Votre aïeul Mérovée , aux champs Catalauniques , Servait d’Aélins les efforts héroïques ,

Quand l’impie Attila , lléau des nations,

Vit arrêter le cours de ses destructions.

De tout sang étranger distinguant vos familles ,

Un decret du sénat permettait à vos filles,

D'aspirer , de monter au trône des Césars ,

De régner avec eux sur le peuple de Mars.

A vaincre sur vos pas l’aigle est accoutumée ,

Nos Césars à des Francs ont confié l’armée.

Leurs bras ont soutenu le poids du consulat.

Arbogaste a long-temps disposé de l’état;

Et plus d’un Franc, seigneur, combattant pour lui-même, Des Césars d’Occident a ceint le diadème.

CLOVIS

Oui , Magnence autrefois eut cette ambition ;

r>* CLOVIS,

Mais je suis roi des Francs et je tiens à ce nom.

Dans les arrêts du ciel comme dans ma pensée ,

Du royaume des Francs la limite est fixée.

Le sceptre d’Occident n’est qu’un brillant fardeau Et la Gaule me semble un partage assez beau.

Rendez grâce en mon nom au maître de la terre.

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