SCÈNE III
SYAGRÏUS , HERMAN, CLOVIS, EUDOMIRE CLOÜÉR1C , Gardes.
CLODÉRIC.
Votre salut, Clovis, dfcus ces lieux me ramène.
Vos jours sont menacés.
EUDOMIRE, à Syngrius
Que nous gardait sa haine P
Sa
CLOVIS
CLOVIS
Quel péril les menace ? Expliquez-vous , seigneur.
CLODÉRIC.
J'abandonnais ces lieux , la rage' dans le cœur , Maudissant vos projets et dévorant ma honte,
Et demandant aux dieux une vengeance prompte ; Quand d’un bruit imprévu d’armes et de chevaux , De la forêt au loin résonnent les coteaux.
Je m’approche , et couvert par un épais feuillage, J’aperçois vers le fleuve un bizarre assemblage De coursiers , de soldats , d’échelles , d’étendards,
De Romains , de Gaulois , dont les groupes épars S’avancent en désordre , assurés de leur proie, Remplissant l’air des cris d’une insolente joie ;
Et parmi ce fracas , ce tumulte confus ,
J’entends de tous côtés nommer Syagrius.
SYAGR1US.
Moi!
CLOVIS
Nous éclaircirons cette trame secrète.
Songeons à repousser l’assaut qu’on nous apprête.
Sur les remparts , Herman , rassemble mes soldats. ’ Dispose tout ; va , cours , je marche sur tes pas. Achevez , Clodéric , de me faire connaître....
CLODÉRIC.
Eh ! que faut-il de plus pour accuser ce traître ? Découvert par les siens , assailli par leurs coups ,
J’ai pressé mon coursier et revolé vers vous;
Et quand sur vos dangers mon retour vous éclaire y Votre courroux muet hésite et délibère !