‹ Clovis, tragedie en cinq actes;Chapitre 52 sur 74 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CLOVIS , seul.

Tout le faix de l’empire est retombé sur moi.

La gloire de mes Francs est mon unique loi ,

Et leurs rébellions sont toujours mon salaire.

Oui , j’allais éprouver le destin de mon père.

Oui , j’en crois cette lettre : amis , parens , soldats , Clovis autour de lui ne voit que des ingrats.

Maître d’un ennemi , qu’un étranger me livre ,

L’intérêt de mon trône est qu’il cesse de vivre ;

Et ma sœur méconnaît l’arrêt que j’ai porté ,

Elle sauve ses jours , lui rend sa liberté ;

Et bientôt. .. Qu’est-ce donc ? est-ce à moi de le craindre ? Pensons à le combattre , et non pas à nous plaindre. Les lauriers que j’attends ne sont pas à vil prix ,

Et le sort éprouva ses plus chers favoris.

Il faut pour l’enchaîner mépriser ses oaprices.

Du tn^me œil que ses dons voyons ses injustices. Bravons les cris dn sang , la voix de l’amitié :

Soyons roi sans faiblesse , et vainqueur sans fûtié.

Oui , le ciel m’aiine eucor ; je liens une victime.

CLOVIS

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