ACTE'ÎI,>yG*:NE I. mt
Il^ténd assister à )â eéréniouiie ; ' '•
Où de iieendi^ ëternéts tm •vsl nou^ lenchadner.
CLOJIOEiC.
Et c^est lui que Iant6t vous osiez soupçonner , Mon père! Ah î qu'un tel roi mérite sa fortune! . Ah ! que son âme est loin de tonte àme commune ! Je vous plains; la vieillesse ombrage trop Vos yeux " Pour voir de nos beaux jours cet astre^ gk^-ieux» D'un sertîee ti^6p coui*t chârmant^é récompense l ■ Il m'unit ddne à vous... Oui, ma reconnaissance Est pl^te* sur ses pas à verser aujourd'hui- ^ . ' Le reste de mon sang que feiposai pou^' lui. , »
EDELIKDE.
Seigneur, vous le savet, je ne suis point ingrate 19' 1 Et le plus doux ^poir dont ce tomquevrmefllélla^ Elst que le noeud sacré qu'il consent à former Du titre heureux d'ëpottx- me laisse vous nomn^er . Même, autant qu'il le peut, c'est ainsi qu'4l' répare Sur mon père immolé sa viûioit>e barbare :
Vous dira(-î^ pMrtani que ttion âme a reçu Un peu du noir soupçon par Sigefoerc eonçu>?"i La générosité qiu^ €k>?t6 ^ii paraître Rassure peu mon eœur, injuste encor pettt--èit« : Mais je l'ai vti de près , Seigneur , depuis île jeop * Que le sort m^a rédqite à vivre dans sèr tîoiir. Souvent de sa l:^gl!leu^ les exemples ^ttîstres M'ont dévoilé ce prince et ses cruels mittistres : • } ai senti que patfeis rht^rreur de son aspect : > M'a fait pintdt rougir qu'un timide respect : • - '*.
M CLDVIS,
Les discoars les plus doux sont amers dons sa bouche,
Et , même en se- jouant , son sourire est fiiroache.
Par ses ordres jadis condamnée à périr ,
Je lui sers d'instrument pour tous mieux acquérir.
Aurelle, qui d'abord. s'attendrît à mes larmes,
Sut , de la politique apaisant les alarmes ,
M^oblenir de Clovis, et ce lâche Romain
Pour prix de sa pitié me demanda ma main :
Son maître autorisait qu'elle lui fût .livrée ,
Pensant que TÂquitaine , où Ton m^avait pleurée ^
Subirait mieux son joug , et même avec honneur
Verrait dans mon époux son nouveau gouverneur.
Moi , repoussant ses feux et sa persévérance ^
Tai , par mes longs refus , lassé son espérance.
Vous parûtes ; vos soins charmèrent mon malheur y
L^amour me fit alors oublier ma douleur^
Bientôt notre penchant frappa les yeux d'Aurelle;
Et, bien loin d'élever de jalouse querelle.
Ce flatteur s'honora, pour complaire à Clovis,
De tenir à vos vœux ses penchans asservis ,
D'immoler son espoh* au feu qu'il voyait naître ^
Pour gagner noblement votre zèle à son maître ;
Et le brûlant amour qu'il m'avait tant juré,
Cédant à votre ardeur , s'éteignit à son gré.
Que je reconnus bien la servitude inÛ^me
De ceux qui chez les rois vendent jusqu'à leur âme.
Et dont les sentîmens, ou de haine ou d'amour.
Suivent les, intérêts qui gouvernent la cour!
Aurelle vous laissa jouir de ma présence ^
Et^ son maître applaudit à cette complaisance.
Que pensai-je dès-lors ?. Tous deux ont espéré