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et de quelle origii^e elle sortit : nous verrons la cause de ses progrès. L'ancien monde languissait totalement sous l'esclavage , quand la secte des apôtres et des Esséniens , en rattachant l'homme ^ Dieu y le délivra du joug des hommes. L'égalité des peines et des récompenses d'une autre vie, et le pardon des injures, dogme emprunté de la philosophie grecque , pytagoricienne et socratique y consola les infortunés de l'inégalité des <;onditions terrestres. D'abord, une classe de gens vulgaires, simples, pauvres et sans lettres, prêchèrent la cha^ rite, la communauté des biens; ensuite une classe plus élevée, se mêlant à ces ouvriers obscurs, prêta l'aide de l'éloquence à leurs maximes qu'elle épura : les stoïciens y ajoutèrent le principe de la liberté, de rimperturbabilité de l'ame. Les grands talens s'emparèrent de la prédication : ils firent bientôt .de la foi rectifiée , une opinion générale , et la force de celle-ci, combattant l'ancien sacerdoce , en établit un nouveau, que les autorités publiques furent contraintes d'adopter et de régler politiquement. L'Evangile était, pour ces temps d'oppression impériale et de barbarie universelle, la seule ^ro;piagdhde salutaire à l'humanité; c'était la seule capable d'apprivoiser de farouches peuplades qu elle poliçait dans leurs irruptions, périodiques, en leur révélant qu'il existe une puissance supérieure à la force. Une si douce morale, toute philanthropique.
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étrangère aux violeaces du catholicisme romain ^ suivit > dans les premiers siècles^ la marche du sys*tème de liberté que proclament aujourd'hui les Philosophes 9 que déjà ils professent en martyrs au milieu des factions diverses, et que l'adoption des gouvernemens représentatifs agrandit à raison des degrés de lumières acquises aux peuples européens et américains. Peut-être à l'avenir , enorgueillis dé leurs triomphes, ses apôtres, ses partisans zélés altèreront-*ils le dogme de la nationalité^ aurontils leur sacerdoce, leurs my8tèl*es de salut d^État, leurs masqués, leur fanatisme, lem- intolérance et leur inquisition judiciaire; mais aussitôt qu'elle remplacerait les prêtres du culte par des prêtres dé là nature^ elle ne ressemblerait plus qu'à la foi de la reine Clotilde, qui n'opéra la conversion de Clovb , que pour exciter son époux à venger son père assassiné par son oncle, et pour faire siéger les ressentimens sur le trône. Une sainte, canonisée pour de telles causes , n'eût pas mis la piété sous un jour favorable à mon dessein d'attendrir les cœurs: Je l'ai donc écartée afin qu'elle cédât la place au portrait d'Édeliude , fille d'Alaric, roi des Visigots ariens, princesse douée des mœurs d'une véritsfble chrétienne , animée d'une ferveur sincère, persua-^ sive et compatissante. Sa tolérante vertu est d'ailleurs plus analogue à l'innocence des humbles pasteurs qui recevaient leur mission des conciles ori-
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ginaires^ et qui y dans les cours ^ prêchaient les lois de cette égale fraternité , que noos rappelle natu«* rellement la nudité de la naissance et de la mort.
Ces sentimens ^ que j'aurais voulu pouvoir éxpri*^ mer avec la plume irréprochable de Racine j pour les mieux conrmuniquer aux esprits ^ m'ont inspiré le soin de soutenir la diction de ma tragédie aut^t quil m'est possible.
Mon aversion invétérée pour la tyrannie me sug«géra le dénoùment de cette pièce sur Clovis ^ héros' qu'on n'y voit pi*ni que par la honte de son plein triomphe et que par l'horreur de son couronnement, qui ne l«i laisse pcnir satisfaction qœ le néant d'une fausse gloire. Cette catastrophe mr'a paru le plus en analogie avec l'hiistoire du monde , où la vertu ne l'emporte cpi'avee le temps. J'avais peint , dans ma tragédie de Charlemagne , la conspiration des gouvernés contre le gouvernant : je peignais, dans Clovis, celfe du gouvernant contre les gouvernés.
Cet ouvrage , conçu et exécuté sous le passage du consulat /ramtçais , explique assez les motifs de ma conduite sons Féreetion de Vempire. Aurais-je pensé en> conscience ce que j'écrivais, si j'avais souvî aux faveurs du chef qui renversait la liberté de mes concitoyens ? Je: le quittai , prévoyan* trop les malheurs publics et ceux que j'attirais sur moi. La pri-^ vation de mon patrimoine, arbitrairement ravi, eût été peu de chose à mes yeux., si ma famille n'^eùt
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trop souffert dans Tintervalle d'une longue persécution ; mais le crédit d'une réputation naissante y que j'espérais rendre utile et dont je sentais qu'on ni'allait enlever les ressources par les diatribes journalières des plumes vendues, fut, je l'avoue, mon sacrifice le plus coûteux. Je le fis encore , étant bien résolu de ne pas plus me laisser séduire par les illusions de la célébrité que par l'intérêt de jouir en repos de mes biens. Céder à un homme le droit de vous récompenser, c'est, en devenant son justiciable, lui céder celui de vous punir. L'estime et l'amitié d'une jeunesse savante , dont plusieurs membres se sont illustrés rapidement dans leurs carrières, m'ont seules distrait de mes peines, en me procurant les divers moyens de m'instruire.
J'avais besoin d'un tel secours pour occuper mon activité naturelle, qu'on avait détournée dé son but, puisque des obstacles politiques, tantôt déclarés , tantôt déguisés, ne s'élevaient pas moins que les obstacles théàtrals contre les représentations de nies œuvres dramatiques ; cariés agens du pouvoir ne dédaignent pas d'entrer secrètefiient dans le tripotage des comédiens pour susciter des embarras à certains auteurs , quand ils rougissent de leur nuire ostensiblement. D'ailleurs , aurais-rje pu soumettre à la censure, qui m'interdisait tout effort dans mon art, ma tragédie de Clovis ? Avais-je l'inspiration d'un prophète , k l'époque où je la composai ?
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Prévoyais*je qu'elle offrirait , qtielqaes années plas tard 9 tant d allusions à un forfait commis sur la famille régnante en Espagne? Quoii un prince royal en discorde a^ec son père , et le jouet d'un usurpateur qui use de sa crédulité pour détr6ner le père et le fils, sCt qui les détruit tous deux a^ti d'envahir leurs États! Ma tragédie devetiait uiie accusation involontaire : ce qui prouve irréc^usal^lement qUe les tyrans sont entraînés à calc|uer*L8urs actes criminels les uns sur les au très, et qu'en' par«courant les mêmes routds « ils se rendent successi^r vement les plagiednes des coupables : modèles ^ui les* ont devances. Nil sub" sole i^ovun. Voilà les raisonis qui leur font r^odter les révélations de l'Histoire', soôs quelque forlne que les reproduisent les poëtës indéperidauB. Eh ! pourtant , leur CBîtôbftË^ si soupçonneuse , si destructive des belles-lettres^, si funeste à l'enseignement moral et aux innocens plàî^ sirs d'une nation polie et perfectionnée , de quels dangersles a-^t^ellegarantis? a-t-elleempéché qu'on ne signalât et qu'on ne eotadamnàt leur perversité?
Je ne dirai que peu de mots ici des graves iftconvéniens de la censure i/^lemÊns. Lesgouvernemens sontr^ils forts et* stables ? elle leur est inutile ; sontils faibles et chancelans 2. eHe ; ne lès appuie eii rien« ^
Le règne de Louis XII, surnommé përedupeu^ pie , qui souffrit les^satir^s theâfrsdsrdirigéeçconlre
lui-même , fut-il menace par les eflfets de labsence de toute censure ?
Le règne de Louis XIII et du cardinal de Richelieu fut-il ébranlé par la représentation de Çifma f pièce où sont débattus librement les avantaigea respectifs des régimes républicain et monarchique ?
lie règne de Louis XIV fut-il troublé par la représentation àe-Britannicus f qui offrait même des leçons sévères. et directes à ce monarque ^ et par celle du Tartufe y qui raillait les hypocrites de dévotion^ en faveur a sa cour?
Le règne de Louia XV fut-îl en péril, par suite des représentations, de Bruiiis.y de la Mort de César y et île Mahomet enfin y admiri^le tableau de l'imposture religieuse et du fanatisme ?
Le règne du malheureux Louis XVI fut -il défendu par les prévoyances des censeurs royaux?
Une censure mille fois plus étroite ^ qu'avait sourdement .usurpée Taflreux* décemvirat de 1 793 9 préserva*-t-eUe Robespierre de Texpiatioa de ses crimes?
Une censure également absurde > arbitraire et oppressive ^ rétablie de nouveau et régulièrement instituée par Bonaparte ^-t-élle. prévenu sa douUe chute , dont les suites ont été si désastreuses pour la France? , . '
.Le ^gouvernement ministériel de Louift XVIII >
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éviterari-H mieux les écueils de sa propre yersatililéde principes , el son existence lui paralt*elle plus ou moins assurée par lusage vétilleux des ci«seaux qui énervent les Muses > ou par Tinterdictioa du Tibère de Chénier?
A quoi servent donc les précautions de la censure^ qui nuit à tous^ et qui ne sauve personne? Elle est d'autant plus odieuse aujourd'hui^ que la libre publication des pensées est un droit recomm par la loi sur la liberté de la presse à laquelle tient absoloment. la liberté des théâtres. On m^ob- )ectera que cette dernière exige des restrictions spéciales, en ce quun écrit » lu individuellement^ ne produit pas : l'exf^osion subite que peut causer un drame )Oué devant un parterre dont il suscite les passions. Mais où les hostilités passicmnées n'ont-elles pas lieu ? £Ues éclatent partout quand les esprits irrités ont un motif on veulent un pré* texte. Estrce seulement an théâtre? C'est au bar<^ reau ; c'est aux écoles. Inlerdires*vous la plaidoirie? Limiteres^^Yous le professorat ? Où resle-t--on en paix ? Aux églises! l'enterrement refusé à une ac«trice Ta soulever tout un quartier de la ville. Ne calculée en rien l'état ordinaire par les accidens très-rares ; et ne vbus faites pas de ceux-ci des argu** mens pour enipéch^r tout. A l'égard de la comédie^ je vous répondrai que l'effervescence des specta-« leurs n'est que passagère^ qu'elle peut utilement
( »KJ ) indiquer lopinion générale , ou trahir celle .des partis; et qu'au sortir de la' salle , le mouvement que chacun en conserve s'isole comme rëmotion du lecteur. Or, il ne peut plus nuire; or, il ne faut pas le craindre.
La censure est par conséquent superflue ainsi qu'illégale : elle est inique envers les droits des écrivains, et injurieuse à leur juste fierté; inique, parce que les fruits de leurs pensées, qui sont quelquefois leur seule propriété non moins sacrée que toute autre , peuvent leur être enlevés , et que rindiscrétion* ou l'infidélité les menace de tout perdre; inique, dis-je, parce qu'on ne sait quelles rè^es, quelles bornes lui imposer ; et qu'elle varie suivant l'esprit des factions dominantes qui , ce jour-ci , proscrivent impérieusement tel système; ce jour-là , tel système contraire » et que le soup^ çon, le caprice ennemi, nécessairement secondé par la servitude, l'intérêt et la pusillanimité des censeurs, ou connus ou cachés, fait disparaître des manuscrits les meilleurs traces de la raison et de la morale éternelle.
£n outre ^ elle est injurieuse, ai-je dit : oui avilissante pour les talens. Je n'ai besoin , pour en convaincre et le faire bien sentir, que d'une hypothèse. Supposons qu'un CoRj^EiLLE, un Volt aire ^ un JsÀiï^JicQnBs Rousseau, vécàt encore ignore parmi nous, et qu'il lui fallût obtenir, pour vous
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prêter ses lumières au ihéàtre^ la permission d'un ministre que pourrait intimider son comité de censure : Touvrage mutilé^ biffé à chaque endroit, l'ouvrage que le ministre n'aurait pas eu le temps de lire , serait donc remis à cet homme de génie dans un état indigne de paraître avec succès, ou serait proscrit pour toujours sur l'insinuation de quelque auteur intéressé par des rivalités perfides, sur le seul avis d'un esprit subalterne qui en aurait me«sure la sublimité selon les vues courtes ou craintives qu'il aurait prises dans les bureaux ! Quel opprobre intolérable ! Le plus grave de nos poètes osa, devant les princes de la monarchie française , faire prononcer à l'amante républicaine d'un Romain :
Pour être plus qu'un roi tu te crois quelque chose !
Louis XIV et le grand Condé admiraient la hauteur d'une apostrophe si fière : un censeur inquiet l'eût bassement effacée.
J'affirmai d'abord que les plus fortes commotions, excitées par les drames, n'avaient aucune suite dangereuse ; et qu'on ignorait quelles choses il fallait rayer- ou approuver dans les ouvrages scèniqties. L'exemple d'une représentation dont je fus témoin à l'époque de notre Assemblée constîtuantéj m'a convaincu de ces deuj vérités , dès mon adolescence. Quoi de plus moral au théâtre que I'Atha- LiË de Racine ? Quoi de mieux assorti aux idées de
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f èligîon et de royauté, cjue ce chef-d'oeuvre ? NTéaiimoins ^ une allusion vive dans le rôle de Mathan j fut faite une fois contre la cour. Ou suspendit la pièce : le public se plaignit d en être priré , la redemanda durant quelques mois; et elle reparut. Janftais spectacle n enflamma si follement les têtes. Le bruit des applaudissemens semblait foudroyer Versailles dans la personne derarchevéqne-ministre auquel on appliqua y vers par vers y le langage du prêtre de BaâL Le lendemain on s'attendit à la suspension nouvelle de cette tragédie que le parterre avait rendue toute factieuse : mais laulorité ne larrêta pas; et le public , ^tîsfait d'avoir manifesté ses raisons dé mécontentement par les élans de Favant-veille y tempéra de lui-même l'impétuosité de ses vains transports , et rechercha dans les représentations qui suivirent , le seul plaisir d'admirer les beautés poétiques de l'ouvrage.
Concluons 9 en citant cette même A thalie^ que toute la sagacité des censeurs échoue contre mille écueils inévitables ^^ et que la censure politique n'est pas plus certaine en ses jugemens que ne Vest la censure littéraire eu matières de goût- La critique ignorante, ou envieuse qui diffama la plus belle pièce de Racine^ et décida que le plan en était froid , que le style eu était incorre^ct et ridicule, n'avait pas pins fait grâce chez les Athéniens à l'un des pères de l'art tragique ; quand le premier des Archooies , auquel
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appartenait le droit d'approuver od de rejeter les pièces dignes d'être jouées pendant les fêtes dionysiaques f crut devoir exclure So?hogle d'un concx>urs où l'on ne rougit pas d'admettre un des plus médiocres poètes de son temps. La postérité et les lumières de la multitude ont rectiSé tant de fausses décisions.
A quelle censure plus éclairée qu'à celle du public français ose-t-on confier la gloire et les intérêts de la haute littérature? Lui seul , assemUage de tous les élémens spirituels , instruit de toutes les bienséances^ doué d'u^ tact sur et fin , averti de tous les dangers , lui seul forme un jury solennel qui retient chaque auteur dans les limites du res^ pect par la crainte de son blâme si prompt à frapper sévèrement les compositions téméraires y immorales y obscènes et coupables. De plus 9 avant que d'arriver jusqu'à lui sur les grands théâtres, les poètes ^Q rencontrent-ils pas des barrières à leur imprudence, dans les administrations intéressées à se conserver elles-mêmes , et à prévenir le scandale qui pourrait agiter les spectateurs ? Gonmient ? les hommes de lettres n'ont-ils pas aussi leur sagesse personnelle et le besoin de l'estime générale qui les retient et dirige leur imagination ? Présumezvous qu'un auteur effronté mésusera des privilèges de l'esprit pour blesser impunément les moeurs ? Non ; la décence naturelle aux grandes assemblées
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des deux sexes le châtierait soudain : un vif senti' ment des convenances courroucerait la salle entière contre son audace. Redoutez-vous de pareils écarts? Mais je vous entends : vous redoutez surtout qu'un génie hardi , turbulent, factieux ne signale sa verve satirique en personnalités mordantes et cruelles, ou par une éloquence fougueuse n éveille la discorde et ne sème dans la salle des éléroens de rébellion. Laissez y laissez le bruit d'un moment se dissiper avec la foule qui bientôt se disperse et qui Foublie. Suspendez alors juridiquement la pièce; et que l'auteur, poursuivi devant les tribunaux comme pour tous les autres genres de délits signalés, expie sa faute ou son crime , en vertu de sa responsabilité suivant les lois communes. Ah ! rarement auront-eUes à sévir contre les vrais talern. La culture des lettres inspire aux hommes nés pouf faire distinguer leur mérite , ce désir de s'honorer, et cette lumineuse raison qui les écarte des exch] ils savent , ils ressentent mieux que tous les autres, combien les dissensions civiles dessèchent les lauriers de la bonne littérature, et qu elles en étouffent les germes les plu» précieux. Rendez-leur donc la juste liberté dont ils jouissaient pleinement dans l'âge des maîtres de l'art , celle de soumettre au grand jubi PUBLIC les résultats de leurs studieuses veilles.
Pour moi, qui regrette d'en avoir été long-temp séparé , par les intrigues qui désordonnent au-
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JQurd'hui nos théâtres , et par les violentes partia^ Utés qui se sont interposées opiniâtrement entre lui et mes ouvrages y je me console de ne pouvoir faire représenter celui-ci , en songeant que le vrai Public^ pour qui je travaille ^ n'en sera pas moins le juge ; et que , dans la réflexion d'une attentive lecture , le tumulte des cabales y souvent payées pour le tromper un instant, ne fera pas chanceler son équité, qui prononcera sainement sur ma tragédie et sur la valeur des critiques envenimées que m'annoncent d'avance mes fidèles détracteurs.
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