ACTE III, SCÈNE yi. 6i
GLODORIC.
O ciel ! peut-il sans crainte Marcher dans la cité , pénétrer cette enceinte ?
ÂDELH411.
Clovis a pour séjour pris un autre palais ^ Il vous laisse en ces lieux.
CLODORIC.
Ses gardes sont auprès :
Comment à leurs regards saura-t-il se soustraire ?
ÀDELMÀR.
Comme, pour s^échapper, il sut déjà le faire.
CLODORIC.
Où lui porteras*tu ma réponse aujourd'hui ?
ÀDELM4&.
Je n'en puis dire plus : vous saurez tout de lui.
CLODORIC.
Mon horrible infortune est donc enfin comblée ! Ta retraite , ô mon père , à mes rejgards voilée , M'épargnait la douleur, en bravant mon arrêt , D'immoler Édelinde à ton fatal secret :
Voilà que, m'en rendant le seul dépositaire.
Il me faut, justes cieux ! le savoir et le taire, Voir une amante offerte à des couteaux sanglans, Ou la main des bourreaux saisir tes cheveux blancs ^
Gx CLOVIS.
Amant ou fils crael, maître enfin d'un mystère Qui perd ce que fadore ou ce que je révère, Te la sacrifier 9 et peut-être sans fruit !
( ui Adehnar. ) Rëponds-lui que son fils l'attendra cette nuit ; Et qu*au plus long tourment son àme est préparée S'il importe au salut de sa tète sacrée.