‹ Clovis, tragédie en cinq actes, précédée de considérations historiques;Chapitre 50 sur 67 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CLODORIC (seul).

Cruel jeu du destin ! Cest un roi vénérable

Que Ton contraint à fuis comme un lÀche coupable !

Ah! depuis qu^un tyran dicte ses volontés,

La nuit ni les foyers ne sont plus respectes.

Autour de nos palais sa garde nous assiège. ••

Peutrètre , 6 Sigebert ! ton refuge est un piège.

Quels maux en ta prison ne vas-tu pas souffirir^

Si , veillés de trop près , né pouvant te nourrir y

Adelmar ni ton fils n'osent de ta retraite ,

De peur de te livrer , percer l'otabre discrette !

Tout plein de vièencor dans la tombe 'ehfinrmé,

Tu mourras sans secours , solitaire , ftfikihé ;

Lorsqu'insultant peut-être à tes plaintes, dernières ,

Clovis, en ce séjour s'entourant de barrières,

T fera retentir des chant» dont ks! accords

Iront te désoler j'usques au lit des moms,

Ou ta douleur , du fond des voûtes sépulcrales ,

Entendra de sa cour les fêtes triomphales.

On ne vientpoint. .[Nul bruit. . Je n'entends point marcher.'

Devais-tu soudain rompre un entretien si cher ,

Adelmar? eh! pourquoi de si promptes alarmes?

Que n'as-tu respecté le plaisir de nos larmes ?

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