SCÈNE V
ÂDELMÀR, CLODORIC.
▲DELHAR (^accourant pâle et effrayé).
Seigneur!...
CLODORIC.
Quel trouble affireux ! Quels traits épouTantés ! Parle; qui te ramène à pas précipités?
- ADBLKAR.
Votre père n^esl' plus!
CLODORIC^
Dieu ! t[uelle main perfide Osa?..'.
ADÉLMAR.
La sienne , hélas ! commit cet homicide.
A peine sous la voûte étions-nous descendus : \
K Prévenons , a-t-il dit , tant de coups suspendus ; )> Sauvons mon peuple entier , mon fils et son amante. » Il se frappe à Tinstant y tombe ; et sa main fumante Trace , avant d^expirer , ces mots avec le sang Qui dégouttait du fer retiré de son flanc.
CLODORIC ( r0cevant le billet).
O ciel !
(i7 là.)
<c Plains peu, mon fils, la mort que je me donne^
n Yenge-la sur Clovis : ton père te Tordonne. »
.,6 çipyif
IDELMAm*
« Rends, a-&il ajoni^, çef j^tit aysc soin ,
M Et de ton innocence il sera le témoin. )»
Pour moi , sans mouvement , sans force et sans langage,
Surpris d^un coup si prompt' et d'un si "grand courage ,
Je Tai vu dans mes bras se pencher et mourir*
CLODOaiC.
Malheureux!
ADELMÀR.
Porte chez tous les rois ce billet trop funeste.- Des crimes ^de Clovis ce. garant n^anifeste Âllira 1/eur colère ^ îQOa. just^ courroux. •• Oui , je t'obéirai , mon père ; oui , sous mes coups Ton ennemi perdra la couronpe ^t la tète...
(,à Adelmar. ) Chez les rois mes parens cours sans que rien t'arrête; Et que puisse bientôt le bru!t de son trépas , Dans les cours, ^delmar, devancer tous mes pas. Ton courage , ô mon pèr^ , a passé daps mon âme ! Je le sens : ma fureur , comme une ardente flamme , Â séché dans mes yeux mes pleura prêts à couler : Sans larmes , je verrais tout ton sang ruisseler : Ton sang irriterait ma soif de la vengeance.... Mais on vient... C'est , je crois , Aurelle qui sVv^nce : Contraignons-nous. >