ACTE V, SCÈNE II
EDELINDE.
Seigneur^ si Totre approche et votre front sévère - Intimida souvent la cour qui vous révère , Si de vos fiers soldats les chefs les plus hardis De crainte à votre aspect rougissent interdit» V ' Ne vons étondez pas qU^une femme èplorée Vous parle ici coiiime euK d^unè voix ahéree 9 Et n attribuez pasUe trenable de, mon cœur Au noir pressentitnent d'une injbste rigveur. ! Tremblante devant vous, rassurez mon Iftngage: Adoucissez uti peu ce terrible visage. "- ' :: V.. Je vous viens implorer, Seigneur vjfK>ur mon amant :- Vous savez que toujours un noble Âttacheiuent . .- • L'entraîna , plein d'honneur , 'dans k'^ODursé rapide- Où si loin éclata votre ardem* intréfâde-, Et qu'il a secondé vos travaux 'glorieux, ' î.' *
Fier de vaincre ait profit d^unrovvictofîeux» Son cœur vou$ admirait ; et son- vile sincère Du plaisir dé vous 'suivre '4¥ fait sOB'doux' salaire :* .- Mais^ s'il vous consiùcrlr ses 'S«r vises tmnnHreiii: , C'est qu'il vous^^ut , Sâigrieurs j^and ^^juàtç^géfiereux. Montrez-vous en eâfet tel «ju'il .-vonsi-vii; paraître 5 Ah ! Seigneur ^ soyez grand oosqne vous' pouvez; Tètre ^ En payan& Clo^dor^c de ses travams pkssës^v Et de tous ses exploits ki déemtérebaétL . t * Soyez J43ste envers lui j* si «eq-père est ooufnUe ,. Et ne punissez pas son refus honorable De vous vendre le sang d'un proscrit aussi cher ! Si mes larmes enfin ont droit de vot^ toudhér , > ' Ah ! soyeis généreux , eb épargnant -la tète* . -..' .
D'un vieillard sans pouvoir , dont la mort toute prête Doit , avant peu de temps , borner les derniers jours , Sans vous faire accuser d'avoir faàté leur cours.
CLOVlS.
Eh ! qui vous, fait penser que mes rigueurs , Madame ,
Des jours de ce. vieillard veuillent couper la trame ,
Et que d'un roi clément , malgré sa trahison ,
Sigebert n'a pas lieu d'espérer un pardon. ?
Son fils dont mes conseils ont formé le courage ,
S'il aime à me' servir, doit-il me. faire outrage?
S'il m'eut cru généreux , Madame , il n'aurait pas
Versé l'or corrupteur aux mains de mes soldats.
De son père proscrit déclarant le refuge ,
Votre amant de son :sort..m'aurait. laissé le juge.
Est-ce honorer en mpi la grandeur , l'équité ,
Que de le dérober à mon œil irrité ?
Cessez de me vanter, ust zèle sans constance
Que dément aujourd'hui :$a lâche ^méfiance.. .
Le refus de m'instruijve où son pire est. caché
Dit assez, que de moi .son cœur e^.délAohé ;
Et dès-lors qa'il trahit Jla foi d'un long sorvke ,
L'amitié ne .doit plus suspendre ma justice.
U fallait à ma foi sans peur s.'abaiidona«r^ «. >
Les rois, dieux de is\ terre ^ aiment à > pardonner :
Mais leur foudre punit les mortels dont l'adresse
Veut tromper de leurs coups l'atteinte .yeogeresse.
EDELIKDE.
Suspendez4es , Seigneur , ces coups prêts à partir ! A mes pleurs,: à. mcjs maux puissiez -vous pomp&tir !