‹ Clovis, tragédie en cinq actes, précédée de considérations historiques;Chapitre 66 sur 67 · PEUPLE · texte numérisé non relu

PEUPLE

ÂURELLE (à CloinS )•

Il n^est plas temps : sa tête , hélfts ! est abattue.

EDELINDE.

Ciel! ô ciel !... do la vie on l'a 4onc fait sortir Innocent d'an for&it qu'il n'a pu démeotir!

Mes imprécations l'ont suivi sous le glaive.,.. Quel adieu pour nos cœurs. . . . mais toi , barbare, achève , Perce mon sein.... 6 dieu! je succombe. •.• *

( Elle i évanouit. )

ÂUB.ELLE (Â Clovis).

Seigneur , Tournez , tournes vos yeux vers le public honneur Que les grands de l'Etat s'empressent de vous rendre, A régner sur ces bords nul chef n'ose prétendre.

GÉLIMEH.

Ah ! montez sous ce dais , çt nous donnez des lois, Vous qui du joug romain sauvâtes les Gaulois.

AURELLE

Héros de Tolbiac , quels souverains plus dignes Ont de plus de valeur donné d'illustres signes ?

g8 CLOVIS.

GÉLIMER

Grand vainqueur- dé Vôuglé , quel plus noble laurier Ceignit jamais un chef rais sur le bouclier ?

GLOvis ( dun ion ihumilité).

Non y qù^un autre mortel, cher à votre patrie , Se rende ici Tobjet de votre idolâtrie.

Trop de sceptres nouveaux à mes mains ont pesé ; Et d^un fardeau plds lourd je serais «crasë.

Redoutez mes rivaux dont la jalouse rage Dirait que de vos rois j^envahis le partage , Et que, de leur ruine espérant profiter ^ Leur mort fui un malheur que j'ai pu méditer.

AUILELLE.

Périssent les auteurs d'une telle imposture |

GÉLIMER

Glovis, de tes refus épargne-nous Tinjure.

Arrache notre sceptre aux mains des factions

Qui troubleraient nos murs de lettré divisions.

Règùe y de ton repos fais-nous le sacrifice ;

Ou de. t'a voir choisi crains qu'on ne nous punisse.

( Gélimer et les grands mettent un genou sur la terre, )

ÇLOVIS.

Je me tais ! vos dangers me forcent d'accepter

Le joug nouveau que Dieu me condamne à porter.

( Il monte sur le trône. ) Eh bien donc !... sous ce dais, je jure*en cette enceinte De kégnek PAtt LKS tbis Ef là pIÊté sàivtè,

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