‹ Clovis, tragédie en cinq actes, précédée de considérations historiques;Chapitre 67 sur 67 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

Tii si de ma faiblesse un jour TEtat se plaint » Songez qu'à le régir vous seul m'aurez contraint.

EDBLiifDE ( rouvrant les yeux).

Quel objet !.. quel spectacle est offert à ma vue !... Ce monstre est Théritier des victimes qu il tue ! Voilà le prix du sang et du père et du fils.... Que le mien fîime encore en l'honneur de Clovis. ( Elle arrache Tarme éCun soldat et se poignarde. )

Dieu! sauvez-la....

(// s^ élance i^ers elle.)

BOELIliDE.

Je touche à mon heure suprême....

De la mort qui te parle écoute Tanathème :

Ta fausse gloire, acquise à force de noirceurs ^^ Léguera la discorde à tes vils successeurs :

Tes fils s'entretueront : ta courte dynastie... Exécrable à jamais.... bientôt anéantie....

Fera place à des rois dont les faits généreux Rendront de tes pareils le règne plus affreux , Race aux Français prédite.... et de qui la durée Plongera dans Toubli ta famille abhorrée.

( Elle expire. ) CLOVIS ( à soi-même ).

Fatal usurpateur , me voilà condamné A poursuivre un succès dont je suis consterné!... N'importe ! à mon bonheur laissons les peuples croire , Et que mon seul triomphe arrive à la mémoire.

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