‹ Clytemnestre, tragédie en cinq actesChapitre 52 sur 53 · SCÈNE VII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII ET DERNIÈRE

Les préckdens; OB.ESTE sortant du bois sacré.

ORESTE

Laisse moi, fantôme impitoyable...

Je n'ai que trop servi la vengeance effroyable.

De tes bras tout sanglans pourquoi m'envelopper ? Laisse-mol fuir Fautel où je viens de frapper. Je me meurs !

( Il tombe sans connaissance aux pieds d'Electre. )

ELECTRE

Voilà donc sur ces bords homicides Comment devait finir la race des Atrides ! Ce forfait inouï manquait à nos climats , El le soleil demain ne s'y lèvera pas.

PILADE

A la vie, aux tourmens, son cœur vient de renaître : Ses yeux troublés encor semblent nous reconnaître !

ELECTRE

O vengeance des Dieux ! ô remords superflus !

ORESTE

J'avais cru que mes yeux ne se rouvriraient plus. PILADE.

Il cherche à rappeler sa raison égarée. Quel moment!

ORESTE

Suis-je encor dans le palais d'Alrée?

Un songe épouvantable à mes sens abusés.... Ces dieux cruels... ! d'où vient qu'ils se sont apaisés ? C'est Pilade , c'est loi , ma sœur, qui les désarmes ; Je dois leur indulgence à vos pieuses larmes. Quel songe affreiiXjma sœur..! qu€lstoia mensj'ai soufferts! De ténébreux cachots, des supplices, des fers.

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