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BINQCBT POUR Ll SOUTOtS DBS PRIMCIPB8 DB hk LIBBRTtf COMIIBBCULB.
EMrait du fiteffOid-if(jfiw» iO janvier iSM.
Cette grande et imposante démonstration , en b-* vdurde la liberté commerciale, et spécialement du rappel des lois-céréales, a ëU lieu mercredi soir, 10 de ce mois» daas la salle de la cité {eùffhaU). Ainsi que nous l'a vioms prévu, jamais l'ouest de l'Ecosse n'avak vu une semblable manifestation del'opinion publique; jamais» à Olâsgow, réunion n'avait présenté de tels caractères de distinction , d'ordre > de lumières et d*éiief|[ie. La vaste salle contenait plus de deux mille peraona)». 150 dames occupaient la galerie de Tourest.
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Le fauteuil était tenu par Thonorable lord prévôt.
Nous a^ons remarqué sur Testrade MM. Fox Maule, m. P., James Oswald, m. P.j le col. Thompson, le Rév. M. Moore, lohn Bright, m. P., Ârch. Hastie, m. P., le prévôt Bain, et une foule d^autres per-* sonnages.
Lecture est faite de lettres d'excuses adressées par MM. Duafermliae, m. P., lord Kinnairdi m. P>., Vil* liers, m. P., Stewart, m. P., Georges Duncan^ m^ P.
Ces honorables réprésentants ont été empêchés , malgré leur désir, d'assister an bantfûel de Glasgow, soit parce qu'ils sont appelés il d^autres meetings, qui ont pour objet la même catise, soit par d'autres motife.
Sur la demande du lord prévoi, le doct. Wardlaw, dans une belle et louchante prière , appelle sur rassemblée la bénédiction divine.
Le lord prévôt est accueilli par des applaudissements enthousiastes, lorsqu'il se lève pour proposer le premier loast.
« Hessiewrs^ dil^il, c*est avee une (Hrotonde salisfaetion que j^oecBpe le fauteuil dans cette cireenstanee. Il y à longlemtiB que les principes de là liberté commercitrie enl pré* ?ahi parmi les citoyens de Gfesgovr et beaucoup d*entr*eux, vers la fia du dernier siècle, soutinrent avec zèle les saines doctrines si admirablement exposées et développëes par fïm* mortel Adam Smith, lorsqu'il occupait une des chaires de notre Uni versité. (Âpplaudissemenis). Je suis heureux devoir qu*aiiieurd*hui les négociaots et les manufacturiers si éclai« rés de cette cité prenoent un intérêt toujours croissant )i
cette grauda cause qui embrasse toutes les autres, savoir : TabolitioD de tous les monopoles, — et rien ne peut m'étre plus agréable que de remplir mon devoir de premier magistrat de la cité, en prêtant aide et assistance, quand Toccasion s'en présente, k ces réformes qui ont pour objet le bien-être des classes ouvrières et la prospérité de cette métropole commerciale de rÉcosse. »
' Après quelques observations , le lord prévôt conclut en ces termes :
' c Je vous invite & vous joindre k moi pour rendre hommage k notre gracieuse souveraine. La vie de son père, ses propres sentiments ne nous laissent aucun doute que nous avons en elle une amie éclairée de toute mesure qui tend au bien-être, à la prospérité et au bonheur du peuple. A la Reine! (Applaudissements prolongés. Toute l'assemblée se lève et reste debout pendant que Torchestre exécute Thymne national.) »
^. Fox Maule, représentant de Perth, — après quelques réflexions , porte le second toast :
^ A la liberté des échangée I Messieurs, je ne m'étendrai pas sur ces grands principes qui, s'ils vivent quelque part, doivent vivre sourtout dans cette cité qui, la première, entendit les leçons d'Adam Smith. Us pénètrent de jour en jour, et avec tant de force dans les esprits, qu'il serait inutile et pour ainsi dire déplacé, de les développer devant vous. Je considère que le but de cette réunion est d'examiner en commun les idées pratiques qui pourront nous être soumises sur le mode a la fois le plus prompt, le plus efficace et le plus sûr de faire enfin pénétrer ces principes dans notre gouverne-
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ment et notre législature. Yoas admettez, je croîs, qae le vieoi système des proteetûms spéciales » alors même qu'on ponrrait loi attribuer quelques effets momentanément favorables, D*est pas la base sur laquelle doivent reposer les grands intérêts permanents de ce pays. Le monopole est une plante qu'on peut à la rigueur élever en serre-chaude, mais qui ne saurait enfoncer profondément ses racines dans notre sol, et exposer ses branches à tous les vents de notre climat Nous sommes des hommes libres. Pourquoi n*aurions-noos pas un commerce libre? (Bruyants applaudissements). La raison dit que ce système est le meilleur, le plus propre k répandre le bien-être parmi les hommes, qui met toutes les denrées du monde k notre portée et laisse refluer les produits de notre travail sur tous les points de la terre. >
L'orateur traite la question dans ses rapports avec l'agriculture; il témoigne toute son. admiration pour les utiles efforts de la Ligue , et termine en portant ce toast :
< A la liberté du commerce ; a la chute du monopole qui est le fléau du pays et du peuple. > (Applaudissements enthousiastes).
Le lord prévôt porte la santé de la députation de la Ligue. M. Cobden remercie et prononce un discours qui fait sur l'assemblée une profonde impression.
M. Alexandre Graham : < Aux Ministres de la religion qui se sont réunis a la cause de la liberté du commerce. » Dans le cours de ces dernières années , deux appels ont été faits au clergé. La première fois, sept cents ministres dissidents de toutes les dénominations se sont réunis à Manchester, et
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plus de peuf cente, daM leurs lettres d'excuse, ont donoé leur ajK^roMiei^ à rofaîei de le Ligne* La secoade timàam de plus de deux ceato laiiiîsljree, eut lieu à Edimbourg. »
, L'orateur, dans un discours que nous supprimons à r^ret, examine les causes qui tiennent le clergé de FÉglise établie éloigné de ce grand mouvement. — Il traite ensuite la question de la liberté commerciale, au point de vue religieux.
Le Rév. doet Hbngit : c As progrès des connaissanees, nécessaire et seule garantie de Textension et de la permanence des iostitntioos libres. » (Immenses applaudissements. Ce magnifique texte fait te sujet d*un discouis du rév. rainis^ tre, qui est écouté avec recueillement). »
D'autres discours sont [Mroooncés par M. Bright , Thompson , Oswald, Hastie. — La sousertptkMi de Glasgow, au fonds de la Ligue, paraît devoir s'élever à plus de 5,000 1. s. (125,000 fr.)
L'assemblée se sépare à huit heures du soir.
GRAND MEETING d'ÉDIIIBOUKG rOUR LE SOUTUSN DE LA LIGUE.
(Extrait dtt Smmany, H jwivier iUé.)
Mardi, It de ce mois , un grand meeting a eu lieu dans cette cité, pour recevoir la députation de la Ligue, composée de MM. Cobden, Bright, le col. Thompson tt Moore. -« L'objet spécial de la réunion était da eencoiurir à la souscription au fonde de la ligue {ée 100,000 I. l$ag»0 fund). La salle de la société
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phîtbaraieBÎqiie , la plus laste d^Édimlmirgy Àtaît enlitremeAl occupée, el favte de placm, plus de mille billets d'entrée obi dû èlte refusés.
Ou remarquait dans l'assemblée les citoyens les plus éclairés et les plus influents, un grand nombre de dames et trente-quatre ministres du culte. Le très honorable lord prévôt occupait le fauteuil. Les villes de Leith, Dalkeith, Mussilbui^ avaient envoyé des députations.
Nous ne fetigueroas pas le lectevyr par la traduction dea discours prononcés dans cette mémorable séance. Nous nous bomeroas à reproduire un passage du discours de M. Cobden , parce qu'il répond à «a argument que l'on oppose soutient à l'affirancbissemeiit du commeFcei aussi bien de ce eôté 4|iie de l'autre cdié de la Manche.
c Tout le monde, ou du moins toutes les personnes dont TopinioD a quelque poids, s'aeeordral sur ee point, que le principe de la libellé des éehanges est le priMÂpe du sens cornsBUB» el que, considéré d*une manière abstraite, il est aussi juste qn'ineonteabble» ( Asseetimeai) . Mais hrsque vous sommez, ces perseanesde réaliser «tons la pratique des principes dont, en théorie, elles reconnaissent st voleMiers la|ustice et la vérité, ou vou&otjjecte que leseireonstances du pxjs s'y opposent. Quelles sont ces circooslances? D'abord, nous dit*on, par TaBcienneté de la protection, le pa|s se trouve dans une situation économique toute artificielle. A cela je réponds que si nous sommes dans une situation artifieiellOt c'est que noue j avens été amené par des km arbitraires coatraires sut lois de la natare. Nous ne penfMS renédier k ce mal qu'en revenant aux lois naturelles el en
mettant notre législation ea harmonie avec les desseins visibles de la divine Providence. — Ensuite, on allëgoe que la dette publique et Téchiquier imposent k F Angleterre de lourdes chaînes, etc. >
Perth.
(Extrait da Perthihire <»dv0rH$er, iS janvier 1S44).
Selon l'avis qui en avait été donné , un grand meeting public a eu lieu mercredi , 12 de ce mois, dans une des églises de cette ville (Nwth-Vniled êesessionchurdi) ^ pour entendre MM. Gobden , Thompson et Moore, députés de la Ligue nationale. Plus de deux mille personnes étaient présentes , presque toutes appartenant aux classes moyennes, et l'on a remarqué l'attention soutenue que les fermiers et les agriculteurs , venus de tous les points du comté, ont prêté aux discours qui ont occupé une séance de plus de quatre heures.
M. Maule, m. P., occupait le fauteuil.
Nous ne pouvons rapporter ici les discours prononcés par MM. Maule, Gobden, lord Kinnaird, M'Kinlosh , Moore, etc. — Cependant, comme les arguments qu'on fait valoir en faveur du monopole, sous le nom de protection, sont les mêmes en France qu'en Angleterre, nous croyons devoir citer de courts extraits du discours de M. Gobden, où quelques-uns de ces arguments sont heureusement réfutés.
€ Les fermiers et les ouvriers des campagnes ont plus soufikrt que tous autres des lois-céréales, et, k cet égard, j*invoque le témoignage de ceux, d*entr'eux qui m*écoutent.
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Depuis i 81 S, époque où passa cette loi, la chambre des communes ne s'est pas réunie moins de six fois en comité pour s'enquérir de la détresse agricole, et, depuis i837, elle a été solennellement proclamée cinq fois dans le discours de la reine ^ Touferture du Parlement; J*ai parcouru lepays dans tous les sens; j'ai assisté k une multitude de meetings; partout j'ai posé aux fermiers cette question : Avez-Tous, dans un certain nombre d'années, et avec un capital donné, réalisé autant de profits que les personnes engagées dans des industries qui ne reçoivent pas de protection, tels que les drapiers , carrossiers , épiciers , etc. > — Partout, invariablement, on m'a fait la même réponse. < Non, l'industrie agricole est la moins rémunérée. » Si le fait est incontesr table , il doit avoir une cause , et comme ce ne peut être l'absence de la protection, c'est sans doute la protection elle-même. Pour moi, je crois qu'il est mauvais de taxer l'industrie ; il n'y a qu'une chose qui soit pire, c'est de la pro" téger. (Applaudissements). Montrez-moi une industrie protégée^ et je vous montrerai une industrie qui languit. Si l'on accordait, par exemple, des privilèges aux épiciers qui habitent tel quartier, pensez-*vous que les propriétaires des maisons n'en exigeraient pas de plus forts loyers? Ils le ferairat indobitablement, et c'est ce qu'ont fait les landlords k l'^rd des fermiers sous le manteau de la loi-céréàle. Un pauvre fermier gallois, ncHumé John Jonnes, a parfeitement expliqué le jeu de cette loi. U disait : < la loi a promns aux fermiers des prix parlementaires. Sur cette pr<Mne88e, les fermiers ont promis aux seigneurs des rentes parlementaires. Mais k la halle, le prix parlementaire ne s'est presque jamais réalisé^ et il n'en a pas moins fallu acquitter la rente parlementaire. > Toute la question céréale est Ik.
< Pt^ur persuader aux fermiers qu'ils ne peuvent soutenir
U}*2 CODdCN ET LA LIGUE,
la eoneorrence étraDgère, on k«r dit qu'ils oet de IcwfdM taxes il payer, el cela est vrai. Ils payeat la taxe dea routeai aaaia ils ont les routes, et je puis vous assurer que les feramrs russes et polonais voudraient bien en avoir ao même prix. Essayes de porter vos denrées au marehé, par nsioiita ^ par vaux et à dos de mulet, et vous vous convaioerez q«e Tairgenl mis sur les chemins n'est pas perdu, mais placé, et placé h bon intérêt — Ils payent encore la taxe des pauvres et les taxes eeclésiaatiques; mais il y a aussi des prêtres et des pauvres sur le continent. »
M. Gobden cite pluaieura exemples pour démoDirer que 106 induMrie^ libres proepéreot mieux que les industries protégées.
< Voyez la laine; c'est un fait notoire que c'est, depoîa qu'elle n'est plus fiivorisée, une branche beaucoup ^us locintive que la culture du froment — Voyez le lin. Pendmt que M. Waïues se donnait beaucoup de mouvement, dépensait beaucoup d'encre et de paroles pour prouver que le fermier anglais ne pouvait soutenir la concurrence du dehor&i luitnéme substituait, et a^ec succès, la culture du lin, qui n'est pas protégée, h celle du froment qui est l'objet de tant de ptédilectiona législatives.....
c Quant aux avantages qne la loinréréale est censée couleur anx toples ouvriers des campagnes, j'avance ce bài^ et je défie qui quête soit de le contredire : c*est que les salaires vont toujours di»nuant k mesure qu'on s'éloigne des districts ttanofictnrierset qu'on a'enfence au cœur des districts agricoles. En arrivant dans le Dorsetsbire, le pins agricole et par conséquent le plus protégé de tons les comtés, on trouve le taux des salaires fixé à 6 sh^ par semaine. Pour moi, je
ou L AGITATION ANGLAISE. 10»
donne ii ab, au moiodre de mes ouvriers. J'en ai qui gagnent 90| 80 el même 36 8b. Mais quant h cma qni ne donnent que le travail le phis brut, qni ne f<mt que ce que tout homme pent faire, ils reçoivent au moins iS sb. -^ Je n'en tife pas vanhé. Ce n*est ni par plaisir ni par philantbropin que j'àecorde ce (aux ; je le fais parée que o'est le taux élaMî par la libre concurrence. Voilà un Cuit général qui ne permet plus de dire que la loi-céréale fovorise Touvrier des campa* gnes. (Écoutez, écoutez). — Mais j'aperçois ici bon nombre d'ouvriers des fabriques. Quant à eux, il est certain que ta loi-céréale les dépouille sans aucune compensation, et j'exr pliquerai comment cela se fait U y a une certaine doctrine k l'usage des ignorants imberbes, selon laquelle les sekirea peuvent être fixés par acte du Parlement. Je mettrai en ht*mière et cette doctrine et le caractère de la loi-céréale, par une anecdote qui se rapporte à un fait pariementaire qui m'est personnel. Lorsque sir Robert Peel [Hrésenta la dernière loi-céréale à la chambre des communes, loi qui avait pour but avoué de maintenir le prix du blé à BBsh.^ ainsi ffttB i'au^ teur lé déclare expressément, je fis, par voie d'amendempt^ cette motion : < Qu'il est expédient, avant de fixer le prix dn pain par acte du Parlement, de rechercher les moyens de fixer aussi un taux relatif des salaires qui soit en harmonie avec ce prix artificiel des aliments. » Proposition bien raisonnable, k ce qu'il me parait, mais qui fut combattue par MM. Peel, Gladstone et lenr» collègqes, au^dedans et au-de» hors des chambres, par cette réponse : c Oh I nous ne pouvons régler ou fixer le prix du travail, cela est au«4es8«s de de notre puissance. Le Uux des salaires s'établit par la ces» eurrence sur le marché du monde. » — Néanmoins, quoique je reconnus la validité de ce nmonnemeot, comme je lecrms aussi bien applicable au blé qu'au travail, et que je n'nime
pas k voir des règles différentes appliquées k des cas intrinsèquement identiques, j*insistai pour que ma motion fût mise aux voix, et elle fut soutenue par vingt ou trente membres qui pensaient, comme moi, que le taux des salaire devait élie positivement fixé, si Ton était décidé k dépouiller Touvrier par un prix des aliments artificiellement élevé. Mais, ainsi que je m*y attendais, les monopoleurs de la chambre refusèrent de faire une franche et loyale application de leur propre principe, et tous, jusqu'au dernier, votèrent contre ma motion. — Sans doute, il est incontestable que le régulateur naturel des salaires, c'est le marché, la concurrence, le rapport de l'offre k la demande. Hais u'es't-il pas évident que le blé doit être soumis k la même règle, et valoir plus ou moins, selon les besoins d'une part et la faculté de payer de l'autre? Qu'on laisse <lonc le prix du blé s'établir dans le mçme marché où le travail est contraint'de chercher sa rémunération. Oh ! qui pourrait sonder la profonde immoralité de ces hommes qui s'adjugent k eux-mêmes un certain prix pour leur blé, et qui néanmoins refusent de fixer un prix proportionnel pour les salaires qui doivent acheter ce blé? » (Applaudissements prolongés).
GREENOCR.
flxtrait du GretHoek-Averliser , 18 Janvier i%l4.
Lundi, 15 de ce mois, une députation de la Ligue, composée de MM. Bright , m. P., du col. Thompson , a assisté à un grand meeting tenu à la Chapelle de...
Le prévôt occupait le fauteuil.
Des discours ont été prononcés par MM. Steeie*
ou l'agitation anglaisi:. «165
Stewart, m. P., col. Thompson, Bright, Robert Wal« lace y m. P.
Nous avons remarqué, dans le discours du colonel Thompson, la démonstration suivante , qui présente , sous une forme sensible, les inconvénients des lois restrictives.
« Suivons vos marchandises sur les marchés étrangers , et observons ce qui arrive. Je suppose que vous les envoyez k Hambourg. Le capitaiue débarque, et s*adressant à un négociant de cette ville, il lui dit : < J'amène de Greenock tant de balles marchandises que je désire vendre. — Bien, dit le marchand,^ je vous en donnerai dix tballers. — J'accepte , répond le capitaine ; et maintenant que pourrais-je acheter avec dix tballers, car je désire revenir à Greenock avec un chargement de retour. — Je trouve , dit le Hamhourgeoisi , que le blé est à meilleur marché ici qu'en Angleterre ; achetez du blé. — Oh! répond le capitaine, je ne puis pas rapporter du blé, car nous avons dans notre pays une loi qui le défend. — Eh bien ! prenez du bois de construction. — Nous avons encore une loi qui Tempéche. — Dieu me pardonne , s'écrie le Hambourgeois, je crois que vous autres Anglais, vous repoussez les choses qui vous sont les plus nécessaires , et n'admettez que ce qui ne vous est bon k rien , des sifflets et des cure-dents, peut-être. (Éclats de rires). — Je crains bien qu'il n'en soit ainsi, reprend l'Anglais, et je vois que ce que j'ai de mieux à faire, c'est de m'en retourner sur lest et de de ne plus remettre les pieds h Hambourg, d — C'est ainsi queprennent fin nos relations avec Hambourg, et successivement avec les autres ports étrangers. — Et ne voyez-vous pas que le chai^eur de Greenock sera forcé de limiter aa fabrication plus qu'il n'aurait fait, si son capitaine lui eut
i66 COBDEN ET LA LIGUE,
porté de tndlleiured Dou^eUes ? Qae m la fabncatÎM se ralentit, le travail est moins demandé, les salaires sont plus dépréciés , en même temps que les subsistances renchérissent ? etc^....... »
ABKR0BES(.
Extrait de VAbêrAeen^Herald , 18 Janvier iSM.
La démoDstration en faveur de la Ligue a dépassé tout ce que Ton pouvait attendre.* Lundi, 15 de ce mois, deux meetings ont été tenus, l'un le matin, l'autre le soir, et dans l'un et l'autre, l'accueil le plus enthousiaste a été feit à MM. Gobden et Moore. Le mee* ting du matin a eu lieu dans la vaste salle de thé&tre, qui â'est trouvée cependant trop étroite pour le grand nombre de citoyens distingués qui désiraient assister à la séance. Hien n'égale l'intérêt qu'a excité le discours clair et nerveux de M. Cobdeu« et nous avons pu remarquer que des hommes qui prennent rarement part à des démonstrations publiques, joignaient chaleureusement leurs applaudissements à ceux de la foule.
Le soir, les classes ouvrières et laborieuses affluaient à la salle de la Société de Tempérance , et nous avons entendu dire à M« Gobden qu'il n'avait jamais parlé devant un auditoire plus attentif et plus intelligeat.
Nous avons assisté à bien des meetings publics; nous avons aotendtt tous les grands orateurs de l'époque, mais nous devons dire que jamais nous n'avons assisté
ou L AGITiLTION ANGLAJSÇ. 107
à un spMtftde plus inp^sant ei plus instructif que celui qui a été offert aujourd'hui à Ib population d'Aberdeen. (Suit le compte-rendu delà séance.)
DUNDEB.
16 janvier 1S44.
Mardi soir, 10 courant une 9oiré0 a élë4oi|née, dans le cirque royale à MM. Gobden f^Mopre» députés de la Ligue nationale. M. Edouard Baxter ^ esqifire, occupait le fauteuil.
Les orateurs qui se sont fait entendre, outre MM. Gobden et Moore, sont MM. Baxter, James Brow, lord Kinnaird, Georges Duncan, m. P., etc.
PAISLBY.
Extrait du Oîoig&W'Âr^m ^ 16 janvier iS4i.
Mardi soir, 16 de ce mois, une soirée a eu lieu dans une des églises dissidentes de Paislej ( seses$%an churA)^ dans l'objet de recevoir MM. Thompson et Bright, membres de la Ligue, et sous la présidence du prévôt Henderson. Nous avons remarqué sur l'estrade MM. Stewart, WallaceetHastie, membres du Parlement, et un grand nombre de ministres du culte.
Nous croyons devoir nous dispenser de donner en détail le compte-rendu de ce meeling^ ainsi quede ceux
qui suivent, ee qui nous obligerait à dépasser les bornes que nous devons nous imposer.
ATR.
(Extrait de l'Àyr-advêriiêêr,)
Mardi matin , 16 de ce mois , un grand meeting public a été tenu au théâtre de cette ville, sous la présidence du prévôt Miller, pour recevoir MM. Bcight et Thompson , membres de la Ligue.