SCENE X Y
ij i^ESPRicÉDENs,RICCO, COCO-RICCO. '
THOMAS
les voilà encore?
N I G o L E, à part.
Quel contre-tems !
Air : Par la petite poste de Paris.
RICO o.
Kous cherchons vo
COCO
tre médecin , R I C C O.
Maïs il est sor
COCO
ti ce matin 5 R I C C O.
US avons ap
COCO
pris que chez lui
Il ne peut ren
COCO, trer aujourd'hui.
Grand Dieu quel fu
COCO
neste embarras i R I C C o.
On ne nous dé
COCO
senfl^ra pas.
COCO. Si dans ce can
ton de malheur, COCO.
On pouvoit t^u
ver un docteur; COCO.
Kous ne perdri
ons pas l'espoir COCO.
De nous voir dé
senfler ce soir; COCO* Mais dans cet in
fernal séjour , COCO.
Nous sommes per
dus sans retour* .
THOMAS
Est-ce que le grand air n'a pas dissipé votre folie ?
Nous ne sommes pas des fous.
So COCO-RICCO,
coco.
Non y non... et mûrement...
NICOLE
Monsieur Thomas, voulez-vous me donner votre parole de ne pas rompre le Mariage de votre fille et de monsieur Biaise , je vous expliquerai tout ?
THOMAS
Je te la donne.
NICOLE, a part, à Thomas.
Eh bien ! Penflure de ces messieurs est de notre invention : [ un coupd*aiguille a tout fait; voilà dans un coin les morceaux ' de leurs habits que nous avons rétrécis cette nuit,
H'faut pas de médecine pour ça.
Air : Oest un enfant, La cause de la maladie . M'étant comme en ce moment ; Pour qu^elle soit bientôt guérie, Il n'est rfu*un seuLmédicament.
Et je vous conseille, R I C C O.
Prétons bien l'oreille, c O C O - R I c C G. Quel est ce remède , docteur \ B L A I S £. .
C'est un tailleur. ( Us )
Quoi! nous ne sommes pas enflés?
Pas plus que moi.
Et ce miroir?
C'est celui dans lequel monsieur Thomas se regarde pour mieux faire sa barbe.
Vous nous croyez peut-être a^çez benêts pour donner là-* dedans. Commç si nous ne sentions pas bien que nous sommes enflés.
Vous n'en serez pas quittes pour cela; je vais à la municipal.te faire dresser procès-verbal de notre état, prendre A^s témoins comme quoi c^est chez vous que nous avons attrapé ça.
VAUDEVILLE- 3i
Et nous vous ferons condamner à payer les frais de médecin que ça nous coûtera.
Mais encore une fois vous n'êtes pas enflés,
C'est ce qu'il faudra voir.
Oui, oui, c'est ce qu'il faudra voir.
Air : Robin turlure lurél Vous nous avez fait enfler ,
Mais pour venger cette injuie, Nous nous ferons désenfler TOUS LES AUTRES* Ture lure COCO-RICCO.
Et vous payerez notre enflure.