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176 conn civil et penal du judaisme
vie en commun; s'll vient a se perdre, ils sont tenus de le faire renouveler a l'instant meme ou ils s'apercoivent de sa disparition ; autrement leur vie en commun est considered comme concubinage.
406. Le 1 mari a la charge des aliments et de I'entretien de son epouse et des enfants qui naitront de leur union, de l'education et de l'instruction religieuse de ses fils ainsi que de tous les autres besoins du menage.
407. Si 2 la femme n'a rien apporte en dot, le mari n'est oblige de lui fournir pour son entretien que le strict necessaire pour l'existence ; dans le cas contraire, le mari doit l'entretenir avec tout le confort que ses moyens lui permettent : ll la nourrira de legumes, ne lui accordera de la viande que le samedi et la vetira d'habits enlin, s'il a mille pieces d'or placees dans l'industrie agricole ; il lui accordera trois fois par semaine de la viande et la vetira d'habits en laine, s'il a mille pieces d'or placees dans l'elevage des bestiaux; il lui accordera de la viande tousles jours, mais ne lui accordera point devin,
1) Talmud, traite nnitl] et pump
2) Talmud, /. c.
s'il a inille pieces d'or placees dans I'industrie manufacturiere, excepte celle de la verrerie; il lui accordera enfin journellement les mets les plus exquis, les vins les plus delicieux et la vetira d'habits en soie, s'il a son argent, ne fut-ce que cent pieces d'or, place dans le negoce.
408. Lorsque 1 le mari est oblige d'entretenir samere, il fera bien, si ses moyens le permettent, de la loger dans une autre maison que la sienne etd'eviter, autant que possible, l'accointance de celle-ci avec son cpouse ; si elles habitent ensemble le mari doit s'interposer et retablir la paixchaquefois que l'inevitable jalousie entre la belle-mere et la belle-fillc l'aurait troublee ; c'est avec une extreme circonspection qu'il doit s'y prendre, en n'epousant ni la querelle do sa mere, pourne pas froisser l'epouse, ni celle de sa femme, pour ne pas manquer gravement au respect du a sa mere.
409. Si ! le mari a des enfants du premier lit, il doit leur intimer l'ordre de temoigner a leur belle-mere le meme respect et le meme devouement qu'a leur propre mere.
1) TDn"N3, d'apres -"zTIH m"lir, VI
2) fm, 11, s 63-
gfH
410. Si 1 le mari est veuf, il ne doit jamais deplorer la mort de sa premiere epouse en presence de la vivante.
411. Il ! est tenu de traiter sa femme avec douceur, de lui temoigner de 1' affection et de la sollicitude et de ne jamais l'attrister; car Dieu venge terriblement les larmes des femmes et des enfants.
412. Le 3 mari doit en outre veiller a la bonne conduite de sa femme, ecarter de son chemin tous les objets qui suggerent de mauvaises idees, ne presenter dans sa maison aucun individu de mceurs legeres, n'amener' jamais sa femme au spectacle ou aux jeux publics et ne pas la faire boire trop de vin.
413. Le 5 mari a, pour l'education morale, religieuse et civile de son epouse, une autorite absolue, sans limites, dont il ne convient de se servir qu'avec prudence et moderation.
1) nnx run isd, ch. vm, s. v. ■ppniu; nasi.
2) U,-""iX, § 25.
3) i"2 dans son comraentaire au "IT12, sect. 'pU? , np. 4)^n"DD, III, § 115.
5) iar]"H2, d'apres le n'^Sinn nY'UJ, § 204.