CHAPITRE X
DE LA BARÈE.
Les soins qu’exige la barbe, attribut de la virilité, sont une des parties les plus essentielles de la toilette.
Beaucoup de personnes se font la barbe tous les matins ; quelques dandys poussent même la précaution jusqu’à se raser deux fois par
jour. Il y a là excès de soin et défaut de calcul : d’abord le rasoir fatigue et érafle la peau ; en outre, la barbe pousse avec d’autant plus de promptitude qu’on la coupe plus souvent. Il faut de bonne heure s’habituer à ne se raser que tous les deux jours.
La main banale d’un barbier ne doit jamais s’approcher de la figure d’un homme comme il faut ; eût-on pour barbier l’alègre et sémillant Figaro, ce serait encore chose déplaisante que ce contact immédiat qu’il n’y a pas moyen d’éviter.
DE LA
Les favoris, mode sans grâce et sans utilité , changent si souvent de forme que nous n’en saurions trop que dire; prévenons cependant nos lecteurs contre ce préjugé, de croire que la cour et la ville ont adopté les favoris dits à la guiche.
Empruntée aux hommes de peine, cette mode n’a eu qu’un instant de vogue ; elle est maintenant reléguée aux antichambres d’où elle n’eût jamais dû sortir.
ART. 5. «St
Quant aux dames que la capricieuse nature a affligées d’une
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barbe noire qui dépare leur joli menton, qu elles se gardent bien de le raser, le remède serait pire que le mal : un dépilatoire, préparé par un liabile chimiste, ou mieux encore de petites pinces d’acier artistement mises en œuvre, peuvent seuls les débarrasser sans danger de cet ornement incommode.
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