CHAPITRE XI
L’élégance, la légèreté, la souplesse de la taille, sont une des qualités essentielles de la beauté ; la manière de s’habiller concourt beaucoup à faire valoir ces avantages lorsqu’on les possède, et k les simuler lorsqu’on en est privé.
Si la finesse et l’expression sonl
tout entières dans les traits du visage, la grâce dans les bras, l’aplomb et la légèreté dans les jambes, c’est dans la taille que l’on trouve la noblesse, la force , la tournure en un mot : c’est le buste qui donne de l’ensemble au mouvement; il est aussi le centre où toutes les parties de la toilette viennent se réunir.
Un vêtement qui embrasse et serre exactement la taille et les banches est à la fois élégant et salutaire, le corset chez les dames , la ceinture du pantalon chez les hommes, doivent être l’objet
d’une attention toute particulière.
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La raideur, mortelle à la grâce, est souvent causée par l’excessive justesse des vêtemens. C’est à la taille , au-dessus des lianclies seulement , qu’il est convenable d’être serré. La poitrine, les entournures, l’estomac, ont besoin d’être dégagés d’entraves.
Les dames placent ordinairement devant leur corset un buse d’acier. Le docteur Pelletan fil s, après diverses expériences faites dans l’intérêt, de l’hygiène et de
la toilette, a acquis la preuve que l’usage de ces buses est fort dangereux. Ils rassemblent l’électricité sur. la poitrine , et peuvent déterminer une irritation interne dans cette partie et dans l’estomac.
Quelques dandys ont tenté d’introduire la mode des poitrines et des banebes rembourrées; le bon goût et le bon sens ont rejeté cette innovation. En général, toute espèce de forme postiche donne une gaucherie à laquelle la maigreur est cent fois préférable.