DES RIDES
En dépit de la déférence et des respects qui accueillent les rides , on s’efforce de repousser, autant que possible, les invasions de cet attribut de la vieillesse.
Faibles et timides, ces ennemies de la beauté se glissent une à une au coin des yeux. La première est
sans conséquence ; on fait peu attention à la seconde ; mais aussitôt que la troisième a paru, il n’y a plus à balancer : sous peine de ridicule , il faut prendre son parti et renoncer aux avantages et aux attributs de la jeunesse.
On peut peut-être prévenir les rides par des soins assidus ; mais quand une fois elles se sont emparées de leur poste , il n’y a pas moyen de les en débusquer.
a» art. 4.
Les rides sont de deux espèces.
Les unes, filles des ans, parent
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plutôt qu’elles n’altèrent la physionomie où se réfléchit une conscience pure ; les autres, devançant l’âge, causées par de fortes, quelquefois de coupables émotions , ont quelque chose de hideux et de bas; l’œil ne se trompe jamais à leurs différents aspects.
La gaieté rajeunit, l’existence des gens aimables atteint à un terme plus reculé. Nous engageons donc nos lecteurs à se dérider le plus souvent possible.
CBAPXTRE XV.