‹ Code des couleursChapitre 2 sur 11 · Mode d'emploi du G. C · texte numérisé non relu

Mode d'emploi du G. C

Il est presque superflu d'entrer dans des détails sur le moyen de se servir du Code. Un rapide examen montrera que chaque centaine de numéros équivaut à une des G couleurs du spectre solaire ou de l'arc-encicl, ce qui revient au même. Retenir cet ordre : Rouge, Orangé, Jaune, Vert, Bleu, Violet, c'est savoir d'avance à quelle couleur fondamentale appartient un numéro quelconque; M. Valette expliquant à la page 25 le lien qui rattache entre eux les autres chiffres, en ne retenant que le premier, celui des unités et la nature des chiffres précédés d'un zéro ou suivis d'une des quatre lettres A, B, C, D, il est superflu de répéter ce lien ici. L'usage aura vite fait de rendre le Gode familier et de montrer que rien n'y a été laissé au hasard. Tout cependant y est présenté de la façon la plus simple et sans aucun vain étalage de science.

Pour beaucoup, le G. G., comme nous voudrions qu'il fût désigné, n'est qu'un « carnet d'échantillons ». Effectivement ce sont des échantillons mais classés, formant une série complète de tons s'enchainant les uns aux autres sans lacune, ni répétition. Ils sont petits pour occuper peu de place, mais ils sont suffisants. Ils sont aussi très rapprochés et il est facile de les isoler grâce à la « mirette » fixée au volume par un ruban.

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Ajoutons encore que l'espace blanc à droite peut servir pour y consigner des applications.

Solidité des couleurs et du papier du G. G.

Bien des personnes ayant eu connaissance de la préparation du C. G. ont exprimé des craintes au sujet de la solidité de nos couleurs. La solidité absolue n'existe en rien sous ce rapport; même les couleurs vitrifiées, cuites au four sur ou sous émail se modifient, à plus forte raison les couleurs appliquées sur étoffe ou surpapier ; mais, dans la limite du possible, nos couleurs résisteront parce que M. Valette, grâce à sa grande expérience, a su choisir des tous solides. Si certaines nuances, par exemple des roses clairs, très brillants, font défaut dans notre Gode, c'est avec intention parce qu'on ne les obtient qu'avec des dérivés de la houille dont beaucoup sont extrêmement fugaces. Il y en a d'autres par contre, par exemple des rouges, ayant la môme origine, qui sont plus solides que le rouge de garance, réputé cependant comme très résistant.

Une précaution à prendre, ce sera de ne pas toucher aux couleurs avec des doigts humides, ni d'exposer le G. G. à la pluie, ouvert ni môme fermé. Les échantillons n'étant pas imprimés avec des encres grasses, ils pourraient se dissoudre, malgré la précaution prise de les recouvrir d'une faible couche de gélatine insolubilisée.

Le papier ayant servi à l'impression du texte et

celui sur lequel sont fixés les échantillons est du simili-Japon, un des plus résistants qui soient et dont la surface légèrement pelucheuse donne plus d'adhérence aux étiquettes.

En un mot toutes les précautions ont été prises pour que le G. G. puisse durer sans s'altérer et que tous les exemplaires fussent pareils.

A la fin du volume on trouvera un tableau des dix principales couleurs en dix-huit langues européennes, tant anciennes que modernes, qui doit, avec les numéros donnés aux 720 couleurs, faire ressortir du G. C. le caractère international.

Paul KL1NCKS1ECK.

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