‹ Code des créations universelles et de la vie des êtresChapitre 19 sur 33 · S CL · texte numérisé non relu

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Lés planètes , encore à l'état de fusion lorsqu'elles commen^ cèrent à parcourir leur orbite, durent repousser les nàolécules. de l'espace occupé , comme le boulet rouge dilate et repoussé l'air qui Tenvironne. Cependant , cette puissance de dilatatioa ne pouvait s'exercer qu'aux dépens de la chaleur des planètes, dont Técorce fut, par conséquent, progressivement refroidie. Qu'cm juge du laps de temps qu'il a fallu à la terre , par exem* pie , pour se refiroidir au point où elle l'est aujourd'hui ; puis*» que les données comparatives des températures , pour les époques les plus reculées , nlodiquent pas une variation de */,« de degré en deux mille ans. Cependant , il faut admettre que l'abaissement progressif de la température des planètes dut tou-^ jours aller en diminuant. Le résultat du refroidissement nous indique aussi la cause de l'aplatissement des pôles. Si l'on fait tourner rapidement sur son axe une sphère d'argile malléable, le mouvement de rotation , appelant des pôles à l'équateur les molécules d'argile , transformera bientôt cette sphère en spl^éroïde aplatie sur les pôles. Le même effet fut produit sur l^s^ pl^ètes; lorsqu'elles étaient encore à l'état déliquescent. K les planètes n'avaient pas été autrement que ce qu'elles sont au jourd'hui , cet aplatissement n'aurait jamais existé ; car une sphère de bois , quelque mouvement de rotation qu'on lui imprime , ne changera pas de forme. Donc , l'aplatissement des pôles est une preuve de Yétat déliquescent de toute planète. Cet état déliquescent n^

pooyaar être di\ qu'à la cliàlear qui tenait en fosiôa les molécules calcinées qui la constituaient , il s'ensuit que les planètes se sont refraidies. Le froid est l'inyerse dn chaud : le calorique a la propriété dé dilater les corps; le refroidissement doit donc avoir, au contraire , la propriété de contracter la matière. Le refroidissement des planètes ayant eu lieu à letir surface par la cause précédemment indiquée , ce fut donc la matière de là surface qui se concréta la première , l'intérieur restant toujours à l'état de fusion; telle qu'une balle , au moment où elle vient d'être fondue j se trouve être figée à sa surface » et en état déliquescent dans le centre; de sorte que, si l'on renverse vivement le moule, on a une petite bombe. Mais on doit concevoir que ce rétrécissement de la matière ne put être opéré aux dépens de son volume y car le mouvement dé rotation dut toujours faire équilibre au retrait. La matière planétaire se contracta donc intérieurement. Les principes matériels ayant entr'eux une agrégation constante , il s'ensuivit que ce mêôfie retrait donna naissance a un vide intérieur, augmentant de volume en proportion dii refroidissement de la planète *.

* M. Cordier, dan j un Mémoire sur la température de la terre, lu à Tlnstitut , et publié dans le tom. 7 de ses Mémoires, a démontré que tous les phénomènes observés , d'accord avec la théorie mathématique de la éhaleur , énoncent que Tintérieur de notre terre est pourvue d*une température très-élevée, qui lui est particulière et qui lui appartient depuis Torigine des choses ; et , d*un autre côté , que le volume de la masse terrestre étant environ dis niille fois plus grand que celui de la masse des eaux , il est extrêmement vraisemblable que la fluidité dont notre globe a incontestablement joui , avant de prendre sa forme sphéroîdale, était due à la 'chaleur.

Cette chaleur , continue ce célèbre géologue, était excessive; car celle qui pour rait exister actuellement au centre de la terre, en supposant^ un accroissement continu de 1 degré pour 25 mètres de profondeur (comme on s'en est convaincu par les essais thermomètriques), excéderait 3,500* du pyromètre de Wedgood, ou plus de 250,000 * centigrades. On doit admettre que la température de 100 « Wedgoot j température qui serait capable de fondre toutes les laves et une partie des roches connues, existe à une profondeur très-petite, eu* égard au diamètre de

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Propriété dhi irMe Intérleiir ^em pËmÊÊéiem*

Nous^avoas prouvé que le vide solaire était atj:ractif. Consé* queut avec nos principes , nous allons prouver maintenant qi^e l'attraction de la matière se réfugia, pour ainsi dire, dans le vide intérieur de ces mêmes planètes. Pour ceïa , choisissons-en une, la terre , par exemple, et prouvons , en conciliant les sy^stèmes qui divisent la science , que l'attraction exercée par notre globe sur les corps célestes est, en majeure partie, due à la matière en fusion , et , en moindre partie, à son vide intérieur, et non à sa masse. Cette discussion de la plus haute importance portera , nous osons le dire , la conviction dans Tesprit des plus incrédules ^ et les feits qui se contrarient dans les systèmes scientifiques vont se raccorder dans nos théories. Mais, avant tout, il est nécessaire de bien déterminer les expériences de ceux qui ont observé avec le pendule , ainsi que celles des savants qui ont observé avec le thermomètre.

la terre ; par exemple, à moins de 27 myriamètres 5,000 mètres à Carmeauz, à 15 mjrîamètres à Littj, et à il myriamètres 5,000 mètres à Decise, nombres qui correspondent à.>/a3> V4aï ^/iS'àe moyen rayon terrestre. Et d'après les ealcnls de M. Poisson , la température du centre serait à plus de deux millions de degrés.

Tout porte donc à croire que la. masse intérieure du. globe est encore douée maintenant de sa fluidité originaire ^ et que la terre est un astre refroidi qui n*est éteint qu'à sa surface , comme Tayaient pensé Descartes et^ Leibnitz. D'après ces savantes conjectures, M. G)rdier établit un système de géologie qui , sous le rappovt de la formation des terrains , se trouve totalement opposé à ce que Ton a professé jusqu'à ce jour. L'écorce de la terre, dit-il, abstraction faite de cette pellicule superficielle et incomplète qu'on nomme sol secondaire, s'étant formée par refroidissement , il s'ensuit que la consolidation a eu lieu de l'extérieur à l'intérieur, et, par conséquent, que. les couches du sol primitif ^les plus voisines de la surface sont- les plus anciennes; en d'autres termes, les terrains primordiaux sont d'autant plus rescents qu'ils appartiennent à un niyeau plus profoud ; çe^qui est l'opposé de ce qu'on a admis jusqu'à. présent en géologie. A^psi , ja formation des terrains primordiaux n'a pas cessé ; elle ne cessera qu'après un temps im-

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