‹ Code des créations universelles et de la vie des êtresChapitre 18 sur 33 · S VI · texte numérisé non relu

S VI

ObserrattoMi mur Mmam 9 plmètct teteroaMteire entre la terre et lea téleaeeplquea*

La matière calcinée qui se trouvait accumulée sur la surface du soleil » s^ accumulant en raison de la force attractive de cet astre, on conçoit que les planètes ont dû en sortir de plus en plus volumineuses , à partir de Mercure jusqu'à Uranus. Mais ici la réalité , en ce qui concerne Mars , semble venir contrarier notre système de création. Mars est plus petit que la terre, et Mars se trouve plus éloigné du soleil. Pour concilier ce fait avec nos théories , nous n'avons qu'à adniettre qu'une partie de la matière déliquescente destinée à composer une planète complète, s'est détachée du soleil avant le temps voulu pour l'entière formation de cette pla**

nète. I^a cause de ce fait, nous la trouverons dans cette éruption du soleil qui donna lieu a la création du satellite de la planète qui précède Mars ; c'est-à-dii*e , à la création de la lune, satellite de la terre. Dans cette éruption , le principe attractif dut être fortement diminué ; ne pouvant alors faire équilibre à toutes les parties de matière calcinée qui n'étaient pas encore assez agrégées pour venir à la sur&ce de la matière mixte , Tattraclion , insuffisante pour maintenir toute cette maUèi*e , en laissa échapper une partie qiii tomba dans l'espace jusqu'à la distance où agissait la force motrice du soleil; c'est-à-dire, au-delà de la planète terrestre; mais cette matière avortée ne dut pas contenir, comme la matière complètement formée et mûre , pour ainsi dire, ne dut pas contenir, disons-nous , les principes vitaux inhérents à toute matière , au même degré que si elle était restée dans le soleil jusqu'à sa complète formation. Ces principes vitaux restèrent donc dans le soleil , pour s'adjoiùdre à la matière qui devait composer la planète suivante, et cette planète se forma effectivement; niais, comme elle contenait en trop ce que Mars contenait en moins, c'est-àdire les principes d'attraction terrestre, principes qui ne sont autres que ceux de la chaleur centrale des planètes ( nous rétablirons plus tard); alors cette nouvelle planète ne pouvant pas, après son refroidissement , opposer à cette chaleur centrale une écorce asseas forte pour la contenir, cette planète dut éclater , et ses fragments composèrent ôe que l'oii appelle aujourd'hui les télescopiquôs. Ainsi donc Mir^ , loin de contrarier nos théories, confirme au contraire cette nouvelle découverte d'une attraction matérielle due à une tout autre causé qu'à la densité, puisque nous démontrerons qu'une planète sous même Volume pourrait avoir une attraction plus considérable, si le vide intérieur de cette même planète , ride dont nous démontrerons bientôt l'existence , se Ux>uvâit plus considérable que dans une antre de même volume et par conséquent de même densité ; car , selon nos théories « les planètes, sortant d'un même foyer et étant composées des mêmes principes matériels, ne peuvent différer entr'èHes qu'en ce qui touche leur volume.

S vn.

De S»tiinie , de se* «aneiuix et de se* Miiellite«»

Saturne est une planète plus petite que Jupiter; mais comiRC il faut faire entrer dans le calcul des forces résistantes à l'attraction Idolâtre , l'attraction matérielle des satellites avec celle de la planète dont ils dépendent; nous devons tenir compte , en calculant l'attraction de Saturne , des sept satellites qui gravitent autour de lui.

Cependant , comme la somme dés attractions de Saturne et de ses satellites ne peut encore surpasser celle de Jupiter , ici noire théorie serait en défaut, si les anneaux de celte planète ne venaient fournir le complément d attraction nécessaire à l'équilibre du monde. Les anneaux de Sàtiirùe offrent un phénomène unique daàs notre système planétaire ; ce sont des corps opaques, circulaires, larges, minces et pleins qui ceignent la planète par son milieu dans le sens dé son équateur, sans la toucher; carl'orbe inférieure dés anneaux est éloignée de la surface planétaire de 2,764 myriamèlres, selon les calculs astronomiques. Cet anneau est double. De l'intérieur, concentrique à la planète , l'intervalle est de 260 myriamètres. Les anneaiix tournent autour de Saturne comme deux satellites placés à des distancé» égales, mais en sens inverse. Maintenant, étudions la caiisè de ces anneaux, et pour cela, remontons à leur formation, qui dut suivre eelfe de Saturne et précéder celle de ses satellites.

L'accumulation des principes de matière calcinée destinée à la formation de la sixième planète ne s'étant pas détachée tout entière lorsque Saturne se sépara du soleil, auraitlaissé des résidus de matière calcinée , qui aurifient servi a la formation de la septième pknète , si rattraction de Saturne n'eût agi immédiatement après sa sortie du soleil sur ces mêmes résidus de madère calcinéie , et ne les eût entraînés immédiatement. Pour rendre ici toute notre pensée, soient (^g.34) S le soleil , A B la matière calcinée qui forma la planète T , et C D des résidus de matière calcinée

qui oe* s'étaient pas encore agrégés avécla^matière A B. Lorsque ]a force attractive ne put plus faire équilibre à son poids, la matière calcinée A B se détacha selon la courbe B F I , pour déterminer la marche cycloïdique B F IL G. Lorsque la matière A B, tournant Sûr elle-même pour s'arrondir , fut parvenue en F (le soleil tournant toujours seïon la direction indiquée par la flèche X) , le premier résidu de madère G se trouva alors obéir à l'attraction matérielle de la nouvelle planète en formation. Ge résidu dut dona tendre à hi rejoindre, et cela en se déroulant en ruban, tel qa'on le voit en G IMS {fig. 35). Si la matière A B eût été immobile ; alors ce résidu de matière se serait rejoint à la ipatière planétaire ; mais son mouvement de rotation développant sa foi^ce centrifuge, il fallut bien que ce premier résidu s'arrondit en s'étendant sous sa nouvelle forme de ruban, pour suivre la ptaoète dans son double mouvement de translation et de. rota-, tion. Ge que nous avons dit pour le premier résidu G eut lieu pour le second D {fig^'i^ ) , lorsque celui-ci , parle mouvement X du soleil , se trouva à la plus petite distance de la matière A B, parcourant la cycloïde , pour parvenir en G.

Si maintenant nous étudions la marche des anneaux de Saturne autour de cette planète, nous aurons la conviction que les choses» ne purent pas se passer autrement. Les anneaux de Saturne no peuvent pas être une matière satellitaire due à l'éruption du foyer solaire; car, alors , ces anneaux tourneraient dans le sens inverse de la planète, tandis qu'ils tournent dans le sens de son équateiir- Du reste « les mêmes causes produisant les mêmes effets dans des circonstances semblables, pourquoi une partie de la matière sa ^ tellitaire se serait-elle arrondie en minces anneaux autour de Sa-^ turne , tandis qu'une autre partie se serait répartie autour de la. planète en satellites ? En établissant notre théorie, nous avops, pour trancher toute difficulté, admis, avec quelques savants mo-« dernes, contrariés pourtant par les observations dHerschell et les calculs de Laplace, que l'anneau de Saturne était double ; il en est même qui adn\ettent qu'il est triple; majis enfin , quel que soit le système qui l'çmporte, l'exposé de nos théories conduira toujoiu^s

à la cause de leur fortnatioQ , qvu, jusqulci, paraissait un mystère impéDelrafale.

Les sept sateUites qui gravitent autour de Saturne , ei qui ne peuvent être dus, conune nous TaTcms déjà démontré , qu'à une éruption causée par la réaction du ?ide salaire , lorsque son al^ traction n'eut plus à faire équilibre au poids de la matière oàlci* née composant Saturne et son anneau; ces sept satelUtea , disposnous , Tiennent encore corroborer Mtre système. La forée réaotive du TÎde étant proportionnelle au poids de la planète à la* quelle elle fimait équilibre puisqu'elle en empêchait raction, cette force , pour créer sept satellites , dut être bien plus, consi* dérable que pour en créer quatre. Or, si Tanoeau de Saturne n'était pas du à des réudus de matière calcinée absolument coiàme la planète , la réaction du vide qui causa l'éruption après le départ de la planète de Saturne , aurait été moindre que pour Jupiter, puisque Jupiter est plus volumineux que Saturne f et, en conséquence , au lieu de sept satellites , Saturne n'aurait pu même en avoir quatre. Du reste, comme le nombre des satel- Htes est en raison de la ibrce attractive d^ la planète qui les retient , jamais Saturne ne pourrait faire équilibre à sept satellites , si l'attraction matérielle de son anneau ne lui fournissait e complément de force nécessaire pour maintenir l'équilibre.

SVIIL

' On pottri*aît objecter quIJranus , plus éloigné que Jupiter et Saturne du foyer solaire , devrait être plus volumineux que ces deux planètes , puisque pour lui il n'y a pas d'anneau qui puisse lui donner le complément d'attraction nécessaire , et que le nombre de ses satellites (six) n^équivaut pas à celui de Saturne. Ici nous ferons observer que l'éloignement d'Uranus, planète qui nç peut être aperçue qu'à l'aide des télescopes , a dû et doit empêcher long-temps la science de pouvoir déterminer son volume d'une manière positive; en outre , pour ce qui concerne ses satellites qui , à la distance où ils sont de la terre , seicâîônt im-

perceptibles s^s n'étaîent plus volumineux que cettt.des pla«» nètes précédentes j nous pouvons aussi &ire nos réserves, jusqu^à ee que Fénsembte du mouvement dès corps célestes nous démon-» tre l'erreur ok les réfractions télescopiques ont pu induire nos astronomes se servant du micromètre le plus parfait , lorsqull s'agit de déterminer le volume d'une planète à a64 milKcms de myriamètres du soleil.

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