XIV
Be rëtat Intérieur dies plimètes.
Nous avons démontré que la concrétion de la matière planétaire, opérée par son refroidissement, ne se faisait pas au dépens de son volume, et que, de cette concrétion, il résultait un vide intérieur qui devenait le siège des principes attractifs, vitaux et chaleureux. Si donc la terre, par exemple , s'est concrétée, en se refroidissant, 7,9995 de son volume , le vide intérieur de la terre doit avoir 80 myriamètres de diamètre. On conçoit que la matière la plus rapprochée de la surface a dû se refroidir la première , et , en outre , que l'action réfrigérente a dû agir en raison inverse du carré de la profondeur; c'est-à-dire, que cette action fat plus intense à la surface qu'à dix mètres, et à dix mètres plus qu'à cent ; de sorte, que si l'on suppose cette action équivalente à 100 degrés à la surface et à 5o à dix mètres, — à cent mètres, cette action se réduira à 5 degrés. D'un autre côté , la force attractive , principe de la chaleur , étant au centre de la planète , la chaleur émise de ce centre agira en raison inverse du carré des hauteurs, à mesure qu'elle traversera la matière. Sa plus grande action s'exercera nécessairement sur la paroi intérieure du vide central , et en tiendra les principes matériels en fusion ; tandis que cette même chaleur, diminuant progressivement de densité à mesure qu'elle traversera les différentes couches de la matière planétaire, n'aura qu'une très-faible action du moment où elle arrivera à la surface. Ces deux causes opposées agissant dans le même sens pour ce qui est des sphères matérielles qui gravitent autour
<la soleil , aooi derons en coaclure qae , êi la »ar£ice de la terre est froide, et si elle ne peat être échauffée que parles rayons électro- caloriques du soleil , il n^eu est pas de même dans l'iatérieur de notre globe, où réside sa chaleur propre qui constitue son animation. En e£fet, et nous l'établirons plus tard, cette chaleur intérieure constitue sa yie terrestre et lui donne k mouvement ^ car^ si l'on admettait un instant que la matière calcinée composant une planète fut complètement refroidie, cette matière sans vie serait inerte ; elle pourrait bien obéir à une attraction matérielle , mais elle n'aurait pas de mouYement propre à elle ; et de trois choses l'une : ou elle s'éloignerait indéfiniment du soleil en vertu de sa propre pesanteur, si sa pesanteur l'emportait sur l'attraction de cet astre ; où elle viendrait s'engloutir dans la matière solaire, si cette attraction était la plus forte; ou enfin elle resterait immobile dans Fespace, sa pesanteur matérielle faisant équilibre à l'attraction matérielle du soIeiL C'est à sa vie qu'elle doit son mouvement ; la terre , comme tout être vivant , se meut parce qu'elle vit.