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SIoiiTeiiiettt tftt iirlneipe matérlet servimt à rAlimeiitiitlon
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Le principe matériel, ayant son siège dans le vide central de la matière planétaire, doit traverser, d'une manière uniforme, cette même matière, qui n'offre pas plus de résistance sur un point que sur l'autre; ainsi, le principe matériel contenu dans le vide A de la planète P (fig. 87 ) , s'échappera et traversera la matière en fusion et la matière refroidie selon les droites A B. Mais l'action attractive du soleil étant dans son foyer S , tout rayon de prin-^ cîpe matériel tendant à ce foyer , doit nécessairemmit changer sa route lorsqu'il est parvenu à la surface de la terre , sauf celui qui se trouve précisément correspondre du centre A au centre Sj ainsi, les rayons AB i, 2, 3 , 4r 5» 6» 7 et 8 de notre figure, se briseront selon un angle d^iutant moins ouvert qu'ils
s'ëloigoeroat de la droite A S. On <;oa^it que la calote sphérique sera d'autant plus considérable , que Télpiguemeat du centre A au centre S sera plus grand, et que, pour ce qui est de notre terre éloignée du soleil de i4 millions de myiiamètres , l'on peut con*sidérer la calote sphérique comme un hémisphère complet. Rer prenons !a marche des rayons de principe matériel selon la figure tracée , et voyons ce qui doit résulter pour les rayons A B 9 , lo, Il y i2\ i3, i4j x5 et 16. Ces rayons doivent néci^ssairement tendre vers le centre Sj mais, pour y parvenir, ils ne' peuvent pas changer leur route selon un angle plus ou moins ouvert, pour la continuer ensuite en ligne droite; car, pour cela, il faudrait qu'ils traversassent de nouveau la matière planétaire , ce qui nepeut être supposé. Nous devons donc admettre que les rayons dont il s'agit infléchissent leur route autour de cette même ma* tière, pour venir rejoindre les derniers rayons directs B 8 S et B i S, et cela à des distances d'autant plus près de la planète, qu'ils se trouveront moins éloignés des derniers rayons directs.
Cette théorie , en admettant , par exemple , que la planète P fût la terre tournant sur son axe ZX, donne déjà une idée de la cause des vents alises ; nous y reviendrons dans le second livre , lorsque nous nous occuperons spécialement des j^iénomènes de notre glohe.