‹ Code des créations universelles et de la vie des êtresChapitre 26 sur 33 · SIX · texte numérisé non relu

SIX

Be te temilère en ^éwkérmiL

Nous avons indiqué la marche de la lumière^, naus. avons établi qu'elle était attirée p^r les planètes, relativement à leur attraclion et à leur volume. S'il en était autrement , ou l'espace serait UloDCiiné d'une manière égale, et alors il n'y aurait pas de nuit, quelle que fût d'ailleurs la position d'une planète; ou bien il n'y aurait pas de jour , et alors la lumière, retenue autour du soleil, serait pour nous comme si elle n'ei^i^tait pas , en admettant que nous puissions exister sans elle. Si la lumière , dans notre système, illuniine l'espace occupé; cette lumière , qui s'y répand en raison iaverse du carré des distances , ne s'y disperserait pas, si l'at-. traction planétaire , combinée avec la répulsion proportionnelle au volume, ne l'attirait pas directement; d'où il suit que la lumière solaire se répand de deux manières^ : directement, lorsqu'il s'agit de venir éclairer les planètes du système , et par ondulation

lorsquH s'agit d'éclairer l'espace occupé. La grande loi sur la po larisation dç la lumière , coatrariée par les expériences du daguerréotype, ne doit pas être considérée comme non avenue. Ici encore notre système met d'accord les savants, qui, n'étudiant que les effets sans remonter aux causes , adoptent exclusivement l'un ou l'autre système. Oui, la lumière vient directement vers les planètes, et se répand par ondulation dans l'espace. Si vous expérimentez sur la lumière de l'espace, cette lumière se polarise; si vous expérimentez sur la lumière planétaire , c'est-à-dire propre à la planète et attirée par elle; cette lumière ne sé polarisera pas r elle se réfléchira, en donnant toujours un angle de réflexion égal à l'angle d'incidence.

Parvenu au deux tiers de notre carrière , qu'il nous soit permis de jeter un coup d'œil rapide sur la route ardue que nous venons de parcourir. Considérant tous les eflTets comme étant dus à une cause unique résultant d'une attraction et d'une répulsion primitives, nous sommes remonté au commencement des choses, et, plus hardi qu'Epicure, nous avons créé la matière. Guidé par la raison, soutenu par une étincelle de. génie, nous avons rapidement étudié les efïets d'une première création ; nous avons vu les molécules se combiner et se reproduire , le centre occupé par ces molécules se densifier, et, de ce centre, jaillir le premier éclair qui, illuminant les principes de la matière, se combina avec eux et le parcourut, selon une loi rationnelle, pour venir enfin se fixer au centre en soleil. Nous avons étudié ce soleil, pénétré dans son intérieur, déterminé son alimentation , suivi la progression de son volume; puis, en lui reconnaissant une force attractive que contrebalançaient les résidus matériels de son alimentation , nous avons déterminé une pesanteur qui lui faisait équilibre. Mais ces résidus augmentant, et l'attraction solaire ne suivant pas la même loi dans son développement, nous avons vu ces résidus informes se détacher , emportant avec eux des principes attractifs et répulsifs; nous avons établi leur marche dans l'espace occupé; nous avons reconnu la cause de la sphéroïdicité des planètes, l'ordre de leur succession ; le mouvement de translation dû à l'attraction so- 1

laire et à la pesanteur matérielle ; le mouvemeat de rotation dû à l'animation intérieure et inhérente à la matière relativement à son volume, quelle que soit d'ailleurs sa distance du soleil; l'action réactivé du vide solaire, alors que son attraction fut allégée du poids de la matière calcinée. Nous avons reconnu la cause de la formation des satellites dont nous avons suivi le parcours et déterminé la marche inverse autour de la matière planétaire, qui, ease détachant, fut cause de sa formation;. enfin, étudiant cette matière planétaire, nous avons signalé les erreurs de l'attraction planétaire qui ne pouvait pas être due seulement à la masse , mais bien au vide central et attractif des planètes. Nous avons concilié ainsi le$ matérialistes et les plutoniens de la science ; nous avons montré que les différentes causes qui se contrarient dans l'un ou l'aittre système scientifique s'accordent dans le nôtre ; enfin , nous venons d'établir les grandes lois de l'équilibre des mondes. Nos théories , quelque hypothétiques qu'on les suppose (il ne nous sera permis de les appeler vérités, que lorsque le calcul les aura consacrées) , nos théories, disons-nous, ont au moins jusqu'ici cet avantage sur les théories scientifiques, savoir: qu'elles reposent toutes sur une base unique , Vattraction et la répulsion combinées; base dont l'existence fnt entrevue par le grand Newton , et qui fut son premier titre à l'immortalité.

Nous allons maintenant aborder, avec nos théories « les eiffets reconnus par la science. Si nos théories les expliquent, si le calcul les sanctionne, alors ces théories ne seront plus des hypothèses ; elles se transformeront en d'incontestables vérités ; et si , dans cette pénible carrière , nous chancelons quelquefois , qu'on songe à la faiblesse humaine , et qu'avant de nous juger sévèrement , le critique impartial se demande : Aurais-je pu ou même osé en faire autant ?

Page 1