CHAPITRE XI
De la pluralité des mondes établis par les eomètes*
Jusqu'ici nous avons fait abstraction des étoiles qui peuplent l'espace. Ces étoiles , dont la science n'a pu jusqu'à présent dé-
termlaer I eloîgnemeat ^ et dont oq aurait pu connaître la distance y si cette distance n'avait excédé trois trillions de myriamè^ Ires; ces étoiles, disons-nous, sont autant d« soleils, autour desquels doivent graviter des planètes, car les mêmes <:aiiises produisent toujours les mêmes effets. Chaque soleil , a¥ec son cortège planétaire, constitue ce qiie nous appellerons un monde. Sans déclarer ici que notre monde soit précisément celui qui fîit créé le premier , nous allons le considérer comme tel , sauf à appliquer notre théorie à Vétoile ou au monde qu^il plaira au lecteur de choisir.
Iles eomètes en sénëral se fomiMi^ dans un espace occupé , dans lequel une comète priniitivê s'était déjà fixée en soleik
La même cause qui donna naissance à la comète primitive existant toujours dans l'espace occupé , d'autres comètes durent y prendre nafêsance ; leur marche dut être la même que celle de la comète primitive devenue soleil; elles durent parcourir l'espace occupé , pour s'y matériaUser et franchir les limites de cet espace , en vertu du mouvement inhérent à leur nature i comme nous l'avons établi primitivement. Lorsque la matérialisation fut complète, ces nouvelles comètes, en vertu du mouvement en spirale , auraient dû se Rxer au centre de l'espace occupé , si ce centre n'eût été déjà rempli par un soleil , qui , dans toute l'énergie de sa force , repoussa la comète matérialisée sur les hords de l'espace occupé , où la réaction du vide lui constitua une sphère moléculaire , laquelle servit à son alimentation , et, par suite , à son développement.
Étudions l'effet de cette seconde création , en" figurant ces effets , pour la saisir avec plus de clarté.
Soient. (^g". 4i ) S la comète primitive fixée en soleil au centre de l'espace occupé; C la comète matérialisée qui se serait placée au centre de l'espace occupé par le soleil S , si ce même soleil ne l'eût re jetée sur les bords de l'espace occupé , enC paç exem-
]ple. La poâîlioD Ae ce nouveau soleil offrant un nouveau centre à l'action créatrice du vide extérieur , aurait été tangente à la surfece du premier espace occupé , si l'action comprimante de ce même vide ne l'eût poussée dans le même espace , tel qu'on le voit en C'j de telle sorte , que son action sur cet espace écbancra ce même espace , ainsi que nous le figurons en m m\ Mais , l'action du vide extérieur qui procrée les molécules positives et négatives, trouvant un centre d'attraction dans la nouvelle comète C ; alors , les molécules créées durent venir se ranger autour d'elle. Un nouvel espace occupé fut créé; la comète se fixa au centre S' ; et cette nouvelle comète , devenue un nouveau soleil , dut s'alimenter comme le premier ; les résidus de sa calcination durent aussi donner naissance à des planètes^ qui gravitèrent autour de lui. Nous généraliserons, plus bas, les effets de cette théorie -, mais , avant , il est nécessaire d'établir les causes qui donnent un différent aspect aux comètes.
Les comètes diffèrent d'aspect entr'elles : les unes sont précédées d'une aigrette lumineuse ; d'autres sont entourées seulement d'une certaine nébulosité ; et , enfin , les troisièmes sont suivies d'une traînée lumineuse , connue jplus particulièrement sous le nom de queue ou de chevelure.
s ni-
Iles eomètes précédées d'une aisrette*
En traitant de la lumière électro-Oalorique , et surtout en parlant de la matérialisation de la comète primitive , nous avons dé*montré comment la matérialisation de l'éclair primitif était intermédiaire entre l'attraction et la répulsion. Leis principe^ répulsifs s'accumulent toujours avec le plus d'intensité là où l'attraction est la plus active , car elle absorbe les principes matériels pour constituer la matérialisation. Or, comme l'éclair, à peine matérialisé, dut avoir son vide intérieur àii sommet de sa direction ^ ce fut donc au sommet de cette même direction que durent être attirés les principes répulsifs , ^ui Ue sont autres , comme nous l'avons dit , que les principes de la lumière.
Soit {fig. 4^) A B , la direction de la marche cométaire^ Noud disons que le vide intérieur Y doit être plus rapproché de n que de m i lorsque l'éclair n'est encore que dans un commencement de matérialisation. Le vide Y agissant plus fortement en n qu'en m , les principes moléculaires de l'espace occupé doivent donc être attirés plus activement en n qu'en m. Et comme les molécules neutres qui servent à l'alimentation et à la matérialisation cométaire ne lui fournissent, à cet effet, que leur partie matérielle et attractive ; la partie répulsive ou lumineuse s'accumulera donc en R; et, de là, l'aigrette qui précède la comète, dans cette circonstance.
§iv.
Des comètes nu'eiiTeloppe une simple nébulosité*
Lorsque la position du vide central, où est contenue toute force attractive , se trouve , par l'accumulation des principes matériels, au centre de la comète ; alors les principes moléculaires^ attirés dans tous les sens , déposent sur toute sa surface leur répulsion ; et cette répulsion , qui se manifeste par sa lumière , donne alors à la comète une nébulosité plus ou moins apparente, comme l'indique la figure 43.
Des eomètes dont la queue suit la marelte.
Lorsque la matière cométaire accumulée se trouve , par la raison inverse expliquée dans le § i , en avant de l'éclair matérialisé, le vide doit nécessairement se trouver plus en arrière; et son action agissant alors à l'inverse de l'hypothèse dans le.§ ci-dessus désigné , la queue ou chevelure doit se trouver tournée vers le soleil , ainsi que l'indiquent les figures 44 et 45 : S le soleil , A B la direction de la marche cométaire, G la comète, Y le vide central de la comète , R sa chevelure.
§VL De réquilibre des mondes*
Si tous les espaces occupés avaient eu le même volume , ils auraient donné naissance à des éclairs de même dimension , et
par suite à une matérialisation identique, enfin à un soleil de même nature. Alors, ces soleils, fixés au centre de leur espace respectif, auraient offert une symétrie que contrarie la simple inspection .du ciel(^g. 46). En effet, les étoiles, qui ne sont autres que des soleils qUe leur éloignement nous fait paraître comme des points plus ou moins lumineux dans le ciel , auraient eu une position respective, leur intensité étant la même. Nous apercevrions d'abord un échiquier d'étoiles de première grandeur , puis un autre échiquier d'étoiles de seconde, puis de troisième, aitisi de suite, jusqu'à cequ'enfin, leur petitesse nous empêchant de les distinguer, le fond du ciel nous paraîtrait une nébulosité qui atténuerait l'action lumineuse des étoiles de première grandeur, comme cela a lieu pour les étoiles les plus apparentes qui se trouvent sur la ^oie lactée dont nous allons parler.
Mais les choses ne se passèrent pas ainsi. Une première densité formée ayant donné naissance à une comète , après avoir produit celle qui s'était déjà fixée en soleil dans son centre, cette densité, disons-nous, dut accaparer les molécules produites par l'action incessante du vide extérieur, quoique ce vide fournît en même temps selon la matérialisation ( c'est-à-diré , selon le volume de la nouvelle comète re jetée sur le bord du premier espace occupé) dés molécules pour lui constituer à elle-même un second espace occupé. La formation de cet espace étant cop- Irariée par celle du précédent, qui accumulait toujours , ainsi que nous l'avons dit, ces mêmes molécules', le dernier espace ne dut pas être aussi intense et aussi volumineux que le premier, lorsque l'éclair secondaire ne fut qu'égal à celui qui avait formé le soleil primitif^ car sou développement étant contrarié par la moindre adjonction des molécules qui composèrent son espace occupé , ce soleil ne dut pas parvenir à égaler le volume du soleil primitif. Le second espace occupé et le soleil secondaire ne purent donc équivaloir au premier espace occupé , et au soleil primitif, que tout autant que le second éclair formé dans le premier espace occupé surpassa celui qui avait donné naissance au premier soleil. On conçoit que la force des éclairs successifs, se
transformaDt en comètes , dut varier, et de cette variation il dut résulter des soleils et des espaces occupés de volumes différents. C'est donc à cette différence de volumes que doit être attribuée cette non^sjmêtrie des étoiles. Telle étoile de première grandeur peut être plus éloignée de nous que telle autre de quatrième. Ici y le vol du génie s'arrête ^ il ne lui est plus possible de s'élever jusqu'à ces combinaisons dont la nature seule a le secret , et dont la loi restera toujours un problème pour Tbomme. Cependant , avant de terminer nos théories hypothétiques» examinons la cause la plus probable qui a pu donner lieu à la création de ces myriades d'étoiles dont la lumière diffuse , parvenant jusqu'à nous , a pris le nom de voie lactée.
§ vn.
De la Toie lactée»
Les causes étant indiquées, en ce qui regarde la formation successive des soleils et les différences de leurs volumes, nous devons admettre un équilibre général au moyen duquel les systèmes solaires les moins puissants se sont alliés entr'eux pour contrebalancer la puissance des plus forts.
Soient les deux soleils S et %{fig' 47 )> d'une puissance de loo chacun ==: 200 pour la somme de leur action^ur les soleils A, B, C , D , E , H. Si la somme des actions des petits soleils n'équivalait pas aux 200 des soleils S Z, alors les molécules composant leurs espaces respectifs seraient absorbées par Faction attractive dés soleils S et Z ; et, par suite , les petits soleils A , B, C , D, E et H s'éteindraient faute d'aliments. Mais l'action combinée de ces soleils, action qu'on peut concevoir comme s'exerçant en somme en A, contrebaUnçant cette action des deux soleils principaux , l'équilibre sera établi 3 car, en donnant à B une action de 4^ 9 à C une action de 3o, à D une action de 36 , à E une action de 32, à H une action de 42» et à A une action de 20 , nous aurons 4o + 3o + 36+ 32 + 42 + 20 ==200, L'accumulation des petites étoiles, pour contrebalancer l'action puissante des grandes, a pu
et a d& se iormer précisément dans uuç partie de l'espace où l'action agissait avec le plus d'intepsité : d'où nous pourrions conclure, par la position delà voie lactée, que les^ étoiles de première, deuxième et troisième grandeurs , telles qu'elles paraissent à nos jeax» sont des soleils d'un volume , et, par suite, d'une attraction supérieure à celle des autres étoiles qui nous paraissent de même grandeur qu'elles , mais qui ne nous paraissent ainsi que par une illusion d'optique.
S Vin.
Équilibre i^néral des mondes*
NoBS' avons dit que les comètes, postérieures à la première qui sëtait fixée au centre d'un espace occupé , ne pouvaient pas se fixer dans ce même espace ; qu'elles étaient repoussées par le premier soleil , et forcées , par conséquent , à s'établir en dehors de ce même espace ^ c'est-à-dire , dans le vide extérieur. Cette deuxième comète , ptessée par la réaction de ce même vide , comprima l'espace occupé dont elle était sortie; puis, après que Taction incessante du vide lui eut fourni un espace occupé, la comète y devenue soleil , se fixa au centre. On cotiçôit que ce que nous avons dit ppuc une première comète , dut se répéter pour toutes , alors même que d'autres espaces occupes auraient été intermédiaires entre l'espace productif et \é vide extérieur.
Soit {fig. 48 ) l'espace occupé S donnant naissance à Téclaîr secondaire A. Cet éclair, suivant la droite AB, parviendra dans l'espace occupé S'" i mais son soleil ne lui permettant pas de s'y fixer,* pas plus que le soleil S ne lui permit de se fixer dans l'espace qui lui avait donné naissance ; l'éclair primitif, se matérialisant , sera donc obligé de se fixer en dehors de l'espace occupé S'", comme on le voit en e. Si cet éclair , assez matérialisé , peut devenir soleil alors qu'il pénètre pour la première fois dans le vide extérieur ^ on conçoit que le parcours d'un ou de deux espaces occupés n'est pas suffisant pour matérialiser l'éclair , et que réclaire, parvenu dans le vide extérieur après avoir traversé
seulement la moitié de l'espace occupé S et une partie de l'espace occupé S*" , ne pourra pas se fixer en soleil , et qu'alors il infléchira sa route , pour rentrer dans les différents espaces occupés, afin de s'y matérialiser complètement ; et cela selon les lois que nous avons déjà établies pour Téclair primitif. Mais ici nous voulons seulement établir le fait de la succession des soleils , de telle sorte que le soleil le plus ancien doit être précisément celui qui occupe le centre de l'univers ; tandis que les plus modernes ( s'il est permis de s'exprimer ainsi ) sont précisément en contact avec le vide extérieur , et soumis , par conséquent, à sa réaction immédiate *.
Les lois ci-dessus établies vont nous conduire au sytème général de l'équilibre des mondes , et à la solution des problèmes les plus compliqués , devant lesquels recule la science la plus aventureuse.
Soient (Jig. 49 ) '^s mondes A , B , C • D , E , F et G , dont tous les centres se trouvent sur la droite AH. Chacun de ces mondes obéissant à la réaction du vide extérieur , dont la direction est figurée par la grande flèche , tournera, sur son axe, selon la même direction figurée par les petites flèches des espaces occupés. Si l'espace P appartenait au vide extérieur , si enfin il n'existait que les mondes A,B, C,D,E,F,G, disposés de telle sorte que leurs centres passassent tous sur la droite A H ; comme en P il n'y aurait pas de résistance , non-seulement chacun de ces mondes tournerait sur son axe selon la direction in-
* Peut-être parviendrait-on à déterminer le centre et le diamètre de l'univers occupé par les soleils établis , et même la position relative de notre soleil , si Ton observait que les courses vagabondes des comètes sillonnant Tespace dans tous les sens par des ellipses plus ou moins ouvertes que nous nommons paraboles, comme celles décrites par les comètes de 1680 et ilUk, si, disons-nous, Ton observait que ces comètes n'ont pu fermer le côté de leur ellipse, que dans le vide excentrique qui entoure encore l'espace occupé.
Si le calcul se rendait compte du temps et de l'espace parcouru en sens inverse par ces comètes , on parviendrait à déterminer le diamètre de l'espace occupé ^ ainsi que notre position dans ce même espace.
dîqùée par les petites flèches intérieures^ mais encore, rien ne contrariant le mouvement général, les sphères superposées A, B, C , D , E , F , G , suivraient , dans leur mouvement général autour du centre A , la direction de la grande flèche ; c'est-à-dire , la direction imprimée par la réaction du vide extérieur.
Mais si nous admettons que Tespace P est occupé par des soleils au centre de leurs espaces; alors, ces mêmes espaces oppo^ sant une résistance, le mouvement sera contrarié. Pour, mieux être compris, supposons (^^. 45) deux boules, A et B, tournant Tune et l'autre dans le sens indiqué par leur flèche intérieure : les deux boules étant en contact au point C , le point E de la boule A , en vertu de son mouvement, viendra au point C et imprimera à la boule B une direction selon B F. Si nous supposions une autre boule touchant B au point I, B agirait sur cette boule comme A agît sur B; de telle sorte que la force qui fait tourner les deux boules selon la direction indiquée par les flèches intérieures étant dans le sens de la flèche X Z , le mouvement général des Koules sera selon la direction B F ; c'est-à-dire , contraire. C'est ici l'explication matérielle de cette vérité algébrique : moins par moins donne plus , explication sur laquelle se base le mouvement des poulies , sauf la résistance intérieure de l'axe, qui n'existe pas ici.
Le mouvement imprimé en sens inverse de celui exercé par l'action du vide extérieur , doit donc diriger le mouvement général des mondes selon la direction de la flèche X Z {fig- 49 )•
Nous avons déjà établi que la formation successive des soleils , due à un éclair secondaire , tertiaire , etc. , formé dans un espace occupé , n'influençait pas sur le plus ou moins de volume du soleil produit ^ car, autrement, il faudrait supposer que les étoiles seraient symétriquement établies , ce que dément la simple inspection du ciel. Mais nous devons concevoir aussi que tout mouvement tend à densifîer l'espace. Cette loi , que nous avons établie pour la densification de l'espace occupé, et qui s'est trouvée se reproduire dans le mouvement satellitaire^ cette loi, disonsnous , sera la même dans son application à la généralité pour les
moDules. Ainsi donc , l'espace occupé F , plus éloigné que les espaces E, I, K, L de Tespace central A, tendra à s'en rapprocher par un mouvement qui sera la moyenne entre la perpeudiculaire F T et la droite F L. Le centre L appartenant à l'espace occupé le plus volumineux des quatre espaces Bgurés L, I, £, K, les actions respectives de ces trois derniers espaces devront se réunir au point L , selon les directions Ë L, I L et K L.
Ce mouvement , que nous devons concevoir existant encore y tend à établir l'équilibre des mondes ^ équilibre toujours contrarié par la formation des nouveaux soleils , produits des comètes qui traversent les espaces , et dont l'apparition fut long-temps considérée comme un funeste présage^ C'est ce même mouvement qui explique le changement de grandeur des étoiles ; telles, par exemple , que celles qui constituent la constellation d'Hercule , et dont l'éclat 9 augmentant de jour en jour, a fait supposer aux savants que notre système se rapprochait de cette constellation 'y comme si nous pouvions nous rapprocher d'une constellation sans nous éloigner des constellatidns opposées , qui ^ d'après cette hypothèse , devraient diminuera mesure que celle d'Hercule augmente > ce qui n'existe pas. Mais si nous admettons que les sphères composant la constellation d'Hercule , plus éloignées, du centre de l'univers que ne l'est la nôtre \ et plus considérables quie celles qui sont intermédiaires, se rapprochent du centre , selon la loi de Téquilibrè dont nouîs venons de parler; alors , on concevra que, pour là constellation d'Hercule , il peut y avoir rapprochement, tandis qu'il n'y en a pas pour les autres. D'aiUeurs, cette loi n'est, pour ainsi dire, que lé corollaire de celle que nous^ avons établie précédemment , en expliquant la formation de la voie lactée.
Les étoiles changeantes s'expliquent facilement, en combinant les révolutions de là sphère à laquelle elles appartiennent, avec les^ conjonctions des planètes appartenantes aux différents systèmes internîédîaires.
Soit A (Jig. 5i- ) notre système, T la terre, E le soleil ou l'étoile changeante. Si le Mercui^ du système B, la Vénus du système
C , le Jupiter du système D se trouvent précisément en conjonction pour la terre T et le soleil £ > quoique c^s planètes appartiennent à d'autres systèmes que le nôtre et soient, par conséquent^ invisibles; néanmoins, leur opacité empêchant le développement de la lumière de l'étoile ou soleil E, il s'ensuit que cette étoile sera éclipsée. C'est ainsi que la lune éclipse le soleil , sans qu'on s'aperçoive que la lune est proche de cet astre lorsqu'on fait les observations à l'œil nu ; et , à plus forte raison, lorsqu'il s'agit de planètes dont l'éloignement doit être évalué à plu^ de 3 trillions de myriamètres.
Quant à la variation de couleur pour certaines étoiles , cette variation ne peut être attribuée qu'au mouvement général des mondes , la différence de position étant précisément la cause de ces variations et non le plus ou moins d'intensité» comnie le prétend la science; car, alors , il ipaïudrait finir par admettre que les étoiles s'éteignent, ce qui répugne au bon sens lorsqu'on Si suivi les causes de leur formation; causes indiquées dans notre système.