AVANT -PROPOS. IX
à berner , de tuteurs à tromper :
notre siècle a une tout autre allure^ une bien plus gJracieusephysîonoTiaie.
Le moindre jeune bomme est à vingt ans rusé comme un vieux j.uge d'instruction. On sait ce que vaut l'or. Paris est aéré , ses rues sont larges ; 0:n n'emporte plus d'argent dans fes^ foules^ Ce n'est plus le vieux Paris sans mœurs , sans lumières :
il n'y a guère de lanternes , il est vrai : mais les gendarmes^ les espions sont de bien autres éclaireurs.
Rendons pleine justice aux lois nouvelles : en ne prodiguant pas la peine capitale, elles ont forcé le criminel à attacher de l'importance à la vie. Les voleurs, en voyant les moyens de s'enrichir par des tours d'adresse sans risquer leur tête , ont préféré l'escroquerie au meurtre , et tout s'est perfectionné.
Z AVAITT-PROPOS.
Autrefois on voas demandait brasqueinent la bourse ou la vie *, aujourd'hui ou ne songe ni à Tune ni à l'autre. Les gens honnêtes avaient des assassins à craindre ; ^ aujourd'hui ils n'ont pour ennemis que des prestidigitateurs. C'est l'es-* prit que l'on aiguise et non plus les poignards. La seule occupa ti<A doit donc être de défendre ses ëcus contre les pièges dont on les environne.
L'attaque et la défense se trouvent également stimulées par le besoin.
C'est une question budgétaire ^ un combat entre l'homme honnête qui dîne et l'honnête homme qui jeûne.
L'élégance de nos manières , le fini de nos usages ^ le vernis de notre politesse se reflètent sur tout ce qui nous environne. Le jour où l'on a fabriqué de beaux tapis ^ de riches porcelaines ^ des meubles de prix ,
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