AYANT - PROPOS . VU
les {>Iaisirs^ riche ou gagnant de l'argent avec facilité par une industrie légitime^ d'une probité sévère, soit qu'elle agisse politiquement , en famille ou au dehors , gai , spirituel , franc , simple j noble y généreux.
C'est à lui que nous nous adressons ^ voulant lui épargner tout l'argent qu'il pouji^rait abandonner à la subtilité et à l'adresse , sans se croire victime d'un vol.
Notre ouvrage aura le défaut de faire voir la nature humaine sous un aspect triste. Eh quoi ! dira-t-on , faut-il se défier de tout le monde?
N'y a-t-il plus d'honnêtes gens?
Craindrons-nous nos amis , nos pa-* rens ? — Oui ! craignez tout j mais ne laissez jamais paraître vptre méfiance. Imitez le chat; soyez doux, caressant ; mais voyez avec soin s'il y a quelque issue; et souvenez-vous
YHI AVANT -PROPOS.
qu'il n'est pas donné aux gens honnêtes de tomber toujours sur leurs pieds. Ayez Fœil au guet : sachez enfin rendre tour à tour rotrc esprit doux comme le velours , inflexible comme l'acier.
Ces précautions sont inutiles ^ nous dira-t-on.
Nous saVons fort bieti que de nos jours on n'assassine plus te soir dans les rues, qu'on ne vole pas aussi fréquemment qu'autrefois , qu'on respecte les montres, qu'on a des égards pour les bourses et des procédés pour les mouchoirs. Nous savcms aussi tous les ans ce que courent les gendarmes , la police , etc.
Les Pourceaugnac , les Danières sont des êtres purement d'invention j ils n'ont plus leurs modèles. Sbrigani , Crispin y Cartouche sont des idéalités. Il n'y a plus de provinciaux