‹ Code des gens honnêtesChapitre 6 sur 26 · COOB · texte numérisé non relu

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hommes. G>mmeiit finira «t-îl ? voilà ht question; car on n'a pas encore eu l'esprit de faire des fonds de retraite pour ees messieurs.

César est le premier qui ait escroqué son existence.

Nous n'hésiterons pas à ranger la mendicité parmi les divers moyens d'escroqu«r largent d'aut|^ui ,

1 ^. Parce que ta plupart des mendians se sont fait un art de mendier, et ne nous offrent que des maux figurés ;

10. Parce qu'ils font ainsi venir notre argent dans leur poche, d'une manière illégitime : ils imposent la crédulité, la pitié , la charité , par des manœuvres et des mensonges punissables.

Défiez^vous des mendians. L'indigent véritable n'est pas dans la rue.

L'homme qui n'a pas de jambes court , l'aveugle y voit clair ; quelquefois même

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ils sont complices de diverses escroqueries.

Uh monsieur donnait, à yxvL :CulHde-jatte un petit écu; up honnête homme ]^^^e^ e^ s écrie.: « Cooiment pouvez-vous faire Faur mône à ce fripon? Prêtez-moi votre canne .9 vous allez le voir courir. »

Le monsieur laisse prendre son jonc à pomme d'or, et le redresseur de torts commence à bkttire le mendiant, qui ranuisse sa jatte , et , retrouvant ses jambes , se met à courir : le vengeur des mœurs courait aussi*

» Il l'attrapera ! il l'attrapera ! » disait le monsieur; il les perdit bientôt de vue , et fut le seul attrapé.

Cette vieille lûstoire prouve qu'il faut se méfier des mendians dont les plaies sont quelquefois hideuses; et, sous plus d'un rapport , on devrait leur interdire la rue. Il n'est pas naturel qu'un' malade se promène ou gise sur quelques ^rins de paille. Il y a des hôpitaux.

" Enfin, il y <a des mendians riches, trèsriches même. ^

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11 vaut mieux secourir des fisoiilles dont on connaît la pauvreté ou les malheurs ; servir de guide à des orphelins sans for« tune, que de semer cent francs par an en pièces de deux sous parmi des mains inccmnues.

Ke jouez jamais au billard dans les cafés qu'avec des personnes de connaissance.

Quand vous flânez dans Paris , vous êtes quelquefois accosté par un homme assez

bien mis , âgé , qui vous dit tout bas :

« Monsieur, je suis un employé réformé; je n*ai pas de pain ; il faut que je me jette à Teau.... » Passez vite. Vous verrez par la suite par eombien de raisons il faut doubler le pas*

s 7; Au jeu y d^ns quelque compagiûe que vous puissiez vous trouver , lorsqu\>n

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vous donne à couper, ayez bien soin d'^ibcutre le pont.

Le pont est cette légère solution de coïitihuité que vous remarquerez dans un jeu de cartes, lorsqu'après l'avoir mêlé, on Va séparé en deux parties bien distinctes qui se touchent aux extrémités ; si vous ne réunissez pas ces deux tomes de cartes en un seul volume , vous couperez infaiU liblement dans cette solution de continuité qui est subtilement préparée; et à l'écarté vous n'aurez pas le roi.

Fuyez à tire-d'ailes les femmeâ qui ai* ment les cadeaux , votre sentiment 1 ce cceur ! ce précieux cœur ! votre personne !•«» qu'y a-t-il au delà ?

Fuyez aussi les femmes qui ont la rage de w>us combler de présens : sur dix cpi'elles vous feront, ne faut-il p^s, par décence 9 en rendre un ? Et c'est quelquefois Ivop que d'iin à donner pour dix reçus.

S^ €ODS

Il y a des hommes qui peuvent vou$ prendre vos bonnes idées ^ vos plus heu^ reuses inventions , vos découvertes : c'e$t une de^ e$croquc;ries que rpn $6 pçrmçt le plus souvent.

Lorsque vous. trouvez. une mine féconde, retene;E cette rage d'amour-propre qui pousse à publier le succès.

Entre auteurs surtout !... ,eux qui escomptent leurs idées.

Entre fabricans , encore plus de discrétion.

§ lo.

Voyez - vous au café de Foi ce brave militaire qui a une balafre? Il est décorç.-

C'est le plus intrépide des Français ; 41 a été de toutes les guerres ; il a de bonnies mœurs , parie avec chaleur , caresse ses moustaches , dit « garçon ! » en faisSnt entendre un son de poitrine qui annonce cent ans de vie ; examine£-le bien? ses mains sont blanches comme ses dents , sur

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(iliaqae doigt est un petit bouquet de poil , son teint est basané, ses cheveux noirs comme Fébène ; il est bien botté , bien habillé de drap bleu.

Vous le retrouverez tine heure après au Théâtre-Français avec une dame de quatante à cinquante ans, vettve, sans .enfàtis,^ et riche' de sept, huit^ dix, douze, quel-' quefois vingt mille livres de rentes : il lui kit la cour, risqpe des présens, et finira par l'épouser*'

]jes savatis médecins qui ont écrit ds mtate critica muUerum , ont oublié une maladie dont voici les symptômes :

Un officier ài moustaches , en retraite ,.

aimant Jes femmes-, l-argent, le jeu,- et dont les habitudes contrastent si &rt avec celles du sujet ^ qu'il finit par succomber tbi et sa fortune.-

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Lt ]eunt,Bommt honnitfi et spirituel ^ ou les Inconv^mens du mariage ^ mélodrame en trois actes» dans lequel figurent des p'ères et mères.

▲GTE PREMIER.

• Vous Toyez d'abord un jeune hcnnaie:

il va tous les jours à son administration y il est joli garçon , très*éiégaat.

Ses père et mère sont d'honorables bourgeois , retirés du commerce; ils ont pignon sur rue , logent dans une de leurs maisons, se complaisent à voir leur fils mener une conduite Rangée. Il a une place de mille ëcus ; on lui donne mille autres ëcus, et ce jeune homme a un cabriolet; si bien qu'il mène sa mère ou son vénërable p^e au bois de Boulogne , au spectacle.

Ils sont sûrs , ces bons parens , que leur fils ne joue pas ; leur fils est toute leur gloire , ils s'y mirent ; il ressemble autant à M. Crevet qu'à Madame*

On songe à marier ce fils : la scène

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change : alors tous voyez des anciens amis de M, Crevet qui amènent leur fille , mademoiselle Joséphine : ce sont de bons et honorables bourgeois qui donnent cent mille écus à leur fille , et cela comptant.

Le jeune homme va avec ses père et mère chez les père et mère de sa prétendue ; là il y aura un ballet si vous voulez.

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