‹ Code des officiers de santé de l'armée de terre; ou, Traité de droit administratif, d'hygiene et de médecine légale militaires, complété des institutions qui régissent le service de santé des arméesChapitre 31 sur 86 · C. Du ramollissement du cerveau · texte numérisé non relu

C. Du ramollissement du cerveau

D. De lésions de la moelle épinière.

E. De lésions traumatiques des neifs.

iJh.

(1) Vbi» Bulleiin de Ut mééte^e ikiHUtire, tottift 3, pirgê IS7.

Dans ^§ prwHer oaS) réleotrioité' m convietiKlra pas et produira roâme dei effets nuiftiblas auaai longtemps que lealtumeurs ne seront paâ enlevées^ ce qui e&t quelquefois po0#ible lorsqu'elles ont leur siège à Textérieur. Si^ après l'ablation ou la guérison de ces iumeurSj des engourdissements ou de Talfiii'tblissement dans la motilité persistent, Télectricité pourra interveiiir eomm^ dans les autres 09& de lésions traumatiques des nerfs.

Dans les paralysies de la seconde catégorie^ celles qui sont produites par les hémorrbagies cérébrales^ et qui sont les plus nombreuses de toutes, Télectricité, employée dans )es premiers mois qui suivent l'accident, ne produira que des effets défavorables et quelquefois désastreux. Il faut absolument attendre que le foyer sanguin soit cicatrisé, c'est-irdire de six à huit mois, et même une année, selon la gravité du eas« Une complote liberté de rintelligence et de là parole, Tabseace d'engourdissement, de fourmillements et surtout^ de contrac^ tares plus ou moins douloureuses, sont des conditions indispensables de Topportanité de l'excitation électrique.

Lorsque l'époque d'agir est arrivée, si les muscles paralysés ne se eontrao^ tent pas sous l'influence d'un courant discontinu énergique, il est inutile d*in-^ sister : le mal est incurable.

S'ils se contractent, s'ils ont conservé la sensibilité électro-musculaire, on pent espérer du succès ; mais il faut agir trôs-graduellement, et éviter avec le plus grand soin les courants réflexes. Gbaque muscle sera électrisé isolément, et seulement pendant une ou deux minutes ; les réopbores seront maintenus toigours trôs4'apptocbôs ; les séances seront d'abord de cinq minutes, elles pourront devenir suecessivemont plus longues, mais ne dépasseront jamais quinze minutes j ^fin, à la moindre apparition de phénomènes généraux de contracture, on interromfHra le traitement.

Le danger immédiat qui existe alors consiste dans le renouvellement de rhémorrbagio cérébrale, ou l'invasion d'une phle^masie autour des restes du foyer, accidents auxquels des malades ont succombé. Il importe donc de les avoir toujours présents à. l'esprit et de prendre les plus grandes précautions pour, les éviter.

Ces eon^dérations s'appliquent surtout aux paralysies déterminées par \^ ramollissement cérébral. Des médecins d'une grande autorité ont même établi que rélectiricité ne leur est jamais applicable, tant le danger de réveiller Tinffammation est imminent, et le Conseil de santé partage leur avis.

Dans les paralysies résultant de lésions de la moelle épinière, les règles générales de l'applioatioâ de Télectricité sont les mêmes que dans les cas précédents. On n'y aura recours que si tous les symptômes d'inflammation ayant disparu du côté du rachis, les muscles ont conservé, en partie au moins, la contraetilité électro-rmusculaire. Dans certaines paraplégies^ celles de nature rhumatismale ou résultant d'excès vénériens, par exemple, on peut essayer l'actitNa des courants réflexes au moyen des pédiluves électriques ; mais cette action 4o}t être d'abord très^faiblQ) surveillée très-attentivement et interrompue à la moindre apparence de contracture, Elle serait accompagnée de graves dangers, dans les cas de myélite cbronique persistante à quelque degré que ce soit. •

Enfin, à la suite desi lésiojiis traumatiques des nerfs, deux cas différents peuvent se présenter:

Si la paralysie est complète, soit pour tous les muscles animés par le nerf blessé» Sioit pour qu^ques^uoif d'onze eox seulem^t, c'est-à^diro s'ils ont perdu tout à la fois le inoiivem^^ voientuire et la contraetilité éleetro-museu-

laire^ le traitement par l'électricité n'a que peu de chances de réussir. Il laat attendre, pour ressayer, la guérison complète du nerf et l'appliquer alors avec d'autant plus de confiance qu'il n'y a rien à perdre, et qu'il n'est pas trèsrare de voir, sous l'influence des courants, la cicatrice devenir perméable, et les fonctions se rétablir.

Si la paralysie est incomplète, b'est-ànlire si le mouvement volontaire étant perdu, la contractilité électro-musculaire, ou tout au moins la sensibilité ordinaire subsiste^ c'est une preuve que le nerf, ou la partie du nerf qui se rend aux muscles devenus inactifs, n'a pas été désoi^nisée. Il faut agir alors sqf ces muscles le plus t6t possible, au moyen de l'électricité localisée, afin de prévenir leur atrophie. Par cette expression, le plus tôt possible, il faut entendre l'époque où le courant électrique ne surexcite pas la sensibilité. Il convient de s'abstenir aussi longtemps que cet effet a lieu, et même de suspendre le traitement dès qu'il se produit.

La science n'a pas encore prononcé sur le degré d'utilité de l'électricité contre la paralysie progressive. Gomme, dans cette maladie, les fibres charnues non transformées conservent leur sensibilité électro-musculaire, on a pensé que l'action électrique pourrait les préserver de la désorganisation, au moins lorsque la cause de la lésion paraît locale, telle qu'un travail forcé continu, par exemple. On peut d'autant mieux alors essayer de l'électricité, qu'il n'y a rien à compromettre ; les séances devront être courtes, et les courants, toujours localisés, très-énergiques.

Il existe encore un certain nombre de paralysies spéciales, auxquelles l'électricité a été appliquée avec succès. Quoique rare dans l'armée, quelques-unes s'y montrent cependant, et les médecins militaires peuvent avoir occasion de les observer toutes. Ce sont les paralysies développées sous l'influence de l'hystérie, de la chlorose, des fièvres graves ; celles qui résultent de l'action de certains toxiques, telles que le paralysies saturnines ; celles qui sont consécutives aux rhumatismes ; celle qui a reçu le nom de crampe des écrivains lorsque, toutefois, elle n'est pas symptomatique d'une lésion cérébrale.

Dans tous ces cas, l'électricité sera localisée et appliquée directement au Qioyen des réophores humides, ou indirectement sur les cordons nerveux, de manière à stimuler les muscles paralysés et les nerfs qui les animent.

En opposition avec les paralysies, ont peut placer les contractures, ordinairement rhumatismales, qui sont parfois traitées avec succ^ par Téleclricité sous forme de courants^ et plus particulièrement par le pinceau électrique. Dans ce dernier cas, on exerce sur la peau une dérivation qui a suffi, dlt««D. pour faire disparaître quelquefois, en une ou deux séances, la contracture et la douleur qui l'accompagne ordinairement. Dans certaines contractures chro* niques, et notamment dans les torticolis, M. Duchenne a proposé d'électriser les muscles antagonistes. Ce mode d'application de l'électricité orthopédique est sans inconvénient sérieux : mais on ne peut guère compter sur ses effets.

En résumé, les règles essentielles et générales du traitement des paralysies, du mouvement par l'électricité, sont les suivantes :

i^ S'assurer avant tout que les centres nerveux ne sont pas ou ne sont plus le siège d'aucun travail morbide ;

2® A cet effet, interroger attentivement tous les symptômes, et explorer av^* le plus grand soin la sensibilité électro-musculaire, en n'employant d'abord que des courants très-faibles, transmis à l'aide de réophores humides. Ajourner le traitement si cette sensibilité est exagérée, le poursuivre immédiatement avec vigueur si elle n'est qu'affaiblie, et l'interrompre si elle s'exaspère ;

S"" Agir de préféreûee, autant que les cas le comportent, au moyen de Téiectricité localisée, et éviter, à moins d'indications positives contraires^ les courants réflexes.

Il est à remarquer que, dans les muscles qui ont conservé la sensibilité électro-musculaire, les mouvements volontaires reviennent directement en cas de succès, tandis que, dans les autres, ce n'est qu'après la cessation de l'atrophie, qui existe presque toujours, et le rétablissement de la nutrition, que se réveille la contractilité.

L'électricité appliquée k la chorée générale ou partielle a paru, dans certains cas, régulariser les mouvements. Ici, les courants réflexes obtenus par l'action exercée sur les deux pieds, les deux mains ou sur une main et un pied du même côté, peuvent être nécessaires. Quoique le petit nombre de faits observés ne soient pas très-concluants, en l'absence de troubles généraux, il est permis de tenter ce moyen, mais avec toute la prudence qu'impose l'état peu avancé de la science sur les résultats qu'on en peut obtenir.

2* Lésions de la sensibilité. — A. Anesthésie. — Dans plusieurs cas où l'anesthésie produite par le chloroforme ou l'éther menaçait d'entraîner la mort, on a pu rappeler les malades à la vie, en faisant passer un courant électrique discontinu, soit de la bouche à l'anus, soit d'un des nerfs phréniques à l'autre.

Des expériences sur les animaux vivants seraient utiles pour éclairer les médecins sur l'efficacité de ce moyen et son meilleur mode d'application contre un accident aussi fatal.

Ces expériences ne seraient pas moins utiles pour déterminer exactement l'action de l'électricité dans les différentes asphyxies, celle par submersion particulièrement où elle a déjà été employée.

A l'anesthésie cutanée doivent être opposées les frictions électriques sur la peau séchée, pour plus de sûreté, avec de la poudre de riz ou d'amidon. Ces frictions sont faites au moyen : !•* de la main électrique, à la face ; 2° du cylindre creux ou de l'extrémité du pinceau électrique promené sur les autres parties du corps.

Contre l'anesthésie musculaire, maladie dans laquelle le sujet à perdu la conscience du mouvement qu'il produit, il faut employer les réophores humides promenés tous deux sur les muscles affectés.

Dans tous les cas d'aoesthésie, les intermittences doivent être rapides, et les courants énergiques.

Parmi les anesthésies des organes des sens, l'amaurose et la surdité ont fixé l'attention des praticiens.

Contre l'amaurose dite essentielle, produite par la paralysie de la rétine ou de la première branche de la cinquième paire, Magendie a fait passer directetement, au moyen de l'électro-punclure, un courant continu dans le nerf optique ; mais un procédé moins douloureux et moins compromettant qui a donné des succès, consiste à se servir des conducteurs humides : un des réophores est alors .placé tout près de l'œil ou contre la paupière supérieure, et l'autre sur des ramifications delà cinquième paire, et la membrane muqueuse buccale par exemple. Ce sont ici des courants continus très-faibles qui doivent être, d'abord préférés. Il faut donc supprimer l'appareil à induction et attacher directement les réophores aux fils conducteurs de la pile. On recommande d'appliquer près de l'œil le réophore positif, lorsque la rétine est insensible^ et le réophore négatif, au contraire, quand il y a encore de la douleur ; mais il n'y

a rien d'absola à cet égard» et l'on peut, sans inootivéakiil^ varier la direction des courants.

La surdité résiste beaucoup plus que l'aroaurose à l'action de Tdlectricité, ce qui dépend sans doute de ce que les lésicms qui la produisent sont plus TariéeS) plus profondes et plus souvent mécaniques. Cependant» quoique les tentatives qu'on a faites de ce moyen aient été, jusqu'à présent, presque toutes infructueuses, en l'absence de médication plus certaine, il parait rationnel d'en essayer. A cet effet, la tète du malade étant inclinée du eûté opposé, de manière à rendre le conduit auditif externe vertical, coa verse de ce ecmduit asse% d'eau pour le remplir à moitié, et on y introduit l'extrémité d'un des électrodes de l'appareil d'induction, de manière qu'il ne touche ni les parois du conduit ni la membrane du tympan ; l'autre électrode, garni da réc^hore humide, est appliqué à la nuque. Oi^ doit employer un courant^ induit trè»* énergique.

B. Hypéresthéne. — Des douleurs, soit cutanées, soit museulaires^ consécutives à l'hystérie ou au rhumatisme, ont été traitées fréquemment, assnret*on, avec un succès rapidej les premières par les courants contiiuis, les secondes par l'emploi du pinceau électrique. Selon plusieurs médecins, il ne serait pas rare de voir un lumbago, ou toute autre douleur rfauinatismale chronique, disparaître par ce moyen en deux ou trois séances. On est porté à penser que la fustigation électrique, pratiquée avec énergie sur la partie antérieure et supérieure du thorax, produirait d'excellents effets dans Tangine de poitrine. M. Duchenne a obtenu, par ce moyen et par la douleur atroce résultant de l'application simultanée des deux électrodes sur le mamelon, la cessation subite d'un accès de cette cruelle maladie, et graduellement l'éloignement et enfin la cessation des accès. L'électricité appliquée par le même procédo conviendrait encore dans l'asthme nerveux. Elle serait non moins bien indiquée dans certains rhumatismes axés sur les parois de ta poitrine ou le diaphragme, et menaçant les malades d'une mort imminente, qui a eu lieu quelquefois, par asphyxie.

Les névralgies sont les maladies les plus anciennement traitées par réleclricité. Les courants continus, obtenus en supprimant l'appareil à induction, sont le mode d'application qui réussit le mieux contre elles ; les réophores à capsules seront munis d'épongés mouillées, le réophore négatif sera appliqué à la racine du nerf, et l'autre promené sur les ramifications douloureuses.

On a conseillé, sous le nom de méthode hyposthénisante, dans le traitement des névralgies, de faire circuler des courants continus ou discontinus dans le* ramifications douloureuses des nerf^. Les premiers de ces courants doivent être préférés. Le réophore correspondant au pôle positif est placé, dans ce cas. sur le point du tronc nerveux le plus rapproché du centre, et le réophore du pôle négatif à quelque distance plus bas, ou promené sur les ramifications donloureuses. Magendie employait les aiguilles, et en a obtenu de bons résultai Les courants continus en sens inverse, c'est-à-dire le pôle négatif correspondant à la racine du membre, et le positif aux ramifications, déteroiinenl de$ douleurs plus vives, mais ne sont pas, dit-on, moins efficaces. Quani*aux coarants discontinus, par cette considération qu'ils sont alternes, la position rehtive des deux réophores perd son importance.

Il a déjà été dit que ce mode d'électrisation n'a pas donné de résultats hvorables à M. Duchenne. D'autres médecins se louent cependant de son emploi. Des faits bien observés décideront seuls la question. On doit tenir compta, toutefois, de cette remarque, que l'électricité ne calme les douleurs qu'apré»

avoir ^oiaé la semibilitô iMrveiue en la aureteitant» G'eal donc nn ^uitto ou double, qai ne doit être employé qu'avec une graade eirconspactic»!,

3<> Aliératiom de Iq nutrition, — Lea falti relatifs à l'emploi de la inédieation éleotrique, dans les oaf de tum^ui^ ou de productions organiques anormales^ sont encore trop peu nombreux pour qu'il soit possible d'en déduire des r^les préoisesi sui' la nature dqs aUéraUpi;^ auxquelles on peut l'opposer.

Toutefois, on y a eu recours dans les cas d'adénites cervicales chroniques et indolentes, de goitres inous ou solides, non douloureux, et de quelques autres affections analogues, uélectro-puncture a été presque toujours employée de préférence comme exerçant une action plus énergique et plus directe sur les tissus profonds. On peut introduire plusieurs aiguilles jusque dans la substance de la tumeur, et mettre successivement les électrodes en rapport avec elles. On peut encore ne faire agir qu'un électrode sur les aiguilles et promener le réophore humide de l'autre pôle sur les différents points de là tumeur. D'autres procédés ont été préconisés" encore, mais ils sont compliqués et n'ont pas l'efficacité de Télectro-puncture. Les courants continus énergiques conviennent mieux alors que les courants discontinus. Quelques bons résultats paraissent avoir été obtenus par cette médication, qui ne présente d'ailleurs aucun danger.

4° Applications à la chirurgie, — A, Les anévrlsmes sont les maladies chirurgicales pour le traitement desquelles l'électricité a été appliquée le plus souvent et avec le plus de succès. Le nombre de guérisons obtenues par ce moyen était, en 1845, de onze sur dix-huit cas ; depuis, on a compté sur neuf opérations huit guérisons et un insuccès, pas de mort. L'électricité a surtout réussi dans les anévrismes du pli du coude, succédant à des saignées malheureuses. Rien ne s'oppose à ce qu'on y ait recours, non-seulement dans ces cas, mais toutes les fois que la tumeur ne peut être soumise à la compression ou à la ligature.

Le procédé qui réunit le plus de chances de succès consiste à introduire, aussi haut que possible, une aiguille jusqu'au centre de la tumeur, et à appliquer, sur là partie inférieure de celle-ci, une plaque reposant sur un disque en flanelle, de môme étendue, et imbibée d'eau salée ou légèrement acidulée. L'aiguille doit être mise en rapport avec le pôle positif de la pile, et la plaque avec le pôle négatif. Cette prescription est essentielle, car l'interversion des pôles aurait pour résultat, d'après des observations qui paraissent exactes, d'empêcher la formation du caillot dans le sac anévrismàl. Le courant devra être continu et médiocrement énergique. La séance aura une durée de 10 à 15 minutes, selon les sensations du malade et les effets produits.

Avant l'opération, le cours du sang devra être suspendu, dans la tumeur, par une compression sufiQsante exercée au-dessus et au-dessous d'elle. On s'en tiendra à l'une ou à l'autre, s'il n'est pas possible de les exercer toutes deux ; dans ce dernier cas, on commencera toujours par la première.

Soit parce qu'elles s'échauffent sous l'influence des courants, soit qu'elles transmettent l'électricité aux parties qu'elles traversent, les aiguilles déterminent souvent la formation de petites escarres* dans ces parties. On prévient cet inconvénient assez sérieux en les recouvrant, jusque près de la pointe, avec de la gomme laque ou tout autre vernis isolant. La plaque peut être remplacée par une seconde aiguille introduite inférieureûient au voisinage de la tumeur, sans y pénétrer, mais de toanière à la faire traverser par le courant.

On peut encore introduire dans la tumeur quatre ou six aiguilles réunies par moitié, au moyen de deux fils de laiton qui communiquent avec chacun

des conducteurs de la pile. On obtient ainsi un courant divisé, moins énergiqae pour chaque aiguille, mais plus disséminé dans la tumeur.

Après l'opération, les aiguilles sont retirées; la compression supérieure exercée sur l'artère est maintenue à un degré modéré ; F inférieure est immédiatement enlevée.

Si la tumeur a acquis de la consistance, et mieux encore, si elle est devenue solide, on soutiendra les caillots au moyen d'une compression directe médiocre, à laquelle on associera les réfrigérants ou les résolutifs.

Ce moyen peut être efficace, lors même que la tumeur n'a éprouvé que pea ou pas de changement, car on a observé des guérîsons consécutives après 8 ou 10 jours.

Lorsqu'une première séance a été complètement iofructueuse, on peut y revenir, à 8 ou 10 jours d'intervalle, une seconde, une troisième et une quatrième fois,, si aucun accident ne se manifeste.

B. Des tumeurs érectiles ont été traversées avec succès, en divers sens, par de longues aiguilles qui ne doivent pas se toucher, et sur lesquelles on fait agir successivement les conducteurs de la pile. D'après les observations citées précédemment, il serait peut-être préférable de n'agir sur ces aiguilles qu'aa moyeu des conducteurs du pôle positif et de promener sur différents points de la tumeur, soit le godet garni de l'éponge mouillée, soit le bouton électriqne recouvert de peau également mouillée, communiquant avec le pôle négatif.

L'action des aiguilles portée jusqu'à la cautérisation détermine des douleurs vives et des désordres profonds qui ne sont pas nécessaires, la solification du sang dans la trame de la tumeur suffisant généralement à la guérison.

G. Introduite depuis quelques années seulement dans la science, la galvanocaustique n'y a pas encore acquis le droit de domicile. On comprend que, dans quelques cas spéciaux, où la cautérisation est reconnue née^saire, il puisse paraître préférable de l'opérer par l'éiectricité plutôt que par tout autre moyen. Le bouton électrique, convenablement préparé, peut en effet être porté froid et appliqué à loisir contre la partie qu'il s'agit de cautériser, et qui l'est effectiveinent avec autant de rapidité que de sûreté par l'action instantanée d'une pile suffisamment puissante.

On a pu détruire^ par ce procédé, des tumeurs et des ulcérations du col de l'utérus, de l'intérieur du rectum et d'autres cavités accessibles aux instruments.

Les mêmes raisons ne sauraient être invoquées en faveur de la cautérisation électrique employée pour l'ablation de tumeurs externes, cancéreuses et autres ; celles des polypes, la cautérisation des vaisseaux dans les cas d'hémorragie, la résection de la luette^ celle des amygdales, les amputations des meaj* bres, etc.

Cette extension du procédé électrique à presque toute la chirurgie opératoire ne saurait soutenir un examen sérieux ; et dans les cas même d'une application plus rationnelle, dont il- a été d'abord question, les faits sont encore trop peu démontrés pour inspirer une grande confiance. Les autres moyens ne uianquent pas d'ailleurs pour obtenir les mêmes résultats, et, en les enaployant selon les règles établies, ils satisfont aux besoins. Ce ne serait pas sans Je graves inconvénients que les chirurgiens militaires se déshabitueraieoi de s'en servir, pour y substituer l'action de machines spéciales compliquées et d*one grande puissance, qui ne pourront être que très-rarement à leur disposition.

Telles sont les principales applications, autorisées jusqu'à présent, de l'électricité à la médecine. •

Le Conseil de santé doit rappeler, en terminant cette énumération, qu'il s'agit, dans son emploi médical, d'un agent excitateur d'une grande puissance, pouvant donner lieu à des accidents très-graves^ tels que les ébranlements nerveux profonds, des contractions tétaniques dangereuses, des congestions encéphaliques mortelles, ou qui, employé intempestivement, peut reproduire des hémorrhagies cérébrales en voie de gaérison, des névralgies presque disparues, ou aggraver des affections chroniques, telles que les douleurs rhumatismales^ les paralysies, les mouvements convulsifs^ etc.

Le Conseil de santé ne saurait donc recommander trop de circonspection et de prudence aux médecins militaires qui auront à l'appliquer.

Le diagnostic est ici le point essentiel, car des contre-indications à l'usage de l'électricité existent, jusqu'à un certain point, dans la plupart des cas, et doivent être prises en grande considération. Elles tiennent^ soit à la constitution des sujets, qui peut être plus ou moins nerveuse et excitable, soit à des lésions antérieures susceptibles d'être réveillées, soit à l'existence actuelle d'affections chroniques dans des organes importants, comme le cœur, le poumon, l'estomac, etc., que l'électricité peut exaspérer, soit enfin à la persistance des lésions mêmes dont il s'agit de combattre les effets.

Enfin, le Conseil de santé appelle l'attention de ses collaborateurs sur ce point essentiel, à savoir, que lorsque l'électricité sera jugée applicable, ils l'emploient seule, dégagée de toute médication active, susceptible de masquer ou de compliquer ses effets, ou de se substituer n elle. La règle sera : i^ d'employer d'abord, contre les maladies qui se présenteront, les moyens que fournit la thérapeutique générale, et de ne recourir à l'électricité que lorsque ces moyens auront été insuflîsants ; 2° de ne se servir, lorsque la médication électrique sera jugée opportune, que de l'électricité seule, sauf les cas où elle déterminerait des phénomènes passagers qu'il faudrait combattre.

Plus tard, peut-être, l'expérience indiquera-t-elle des médications ou des traitements complexes, dans lesquels l'électricité entrera pour une part quelconque, mais il faut attendre qu'elle ait parlé ; quant à présent, ce qui importe, c'est d'étudier les effets de l'agent mis à l'élude, et de se fixer sur ce qu'on peat attendre, en bien ou en mal, de son application dans les cas aussi rigoureusement déterminés que le comporte l'état de la science.

COMPTE À RENDRE DE l'eHPLOI DE LA MÉDICATION ÉLECTRIQUE.

Pour que les faits recueillis, dans les hôpitaux militaires, concernant les applications thérapeutiques de l'électricité, puissent servir au progrès de la science, il faut qu'ils soient complets, autant que possible, à tous les points de vue, revêtus d'un caractère incontestable d'authenticité, et conservés dans des archives pour être vérifiés et comparés au besoin.

I. Les observations seront individuelles pour chaque malade, et suivront un numéro d'ordre dans chaque établissement.

Une feuille uniforme préparée pour recevoir chacune d'elles portera, en tête, les indications sommaires suivantes :

l** Désignation de l'hôpital ; nom du médecin traitant ;

2* Nom, prénoms, grade et position du malade ; corps ou établissement où il est ou d'où il sort, âge, constitution et tempérament ;

J* Nature de la maladie; énomération des parties affectées, eomplications ;

•i'' Causes qui l'ont produite ; époque de leur action ;

5^* Traitements antérieurs employés el leurs effets ;

6* Mode d'application de Télec tricité ; nombre de séanees ; effets observés ; résultat définitif obtenu.

A la suite de ce sommaire « le médecin inscrira ce que ses investi^tions lai auront appris sur le commémoratif et l'état actuel du malade, tel que les circonstances qui ont aeeompagné la blessure on la maladie, les parties atteintes^ leur nutrition maintenue ou leur amaigrissement^ les phénom^ies appréciables, le degré des empêchements apportés à l'exercice des fonctions, le détail des moyens de traitements précédemment employés.

Cette première partie sera suivie de l'histoire^ séance par séance, de l'administration de l'électricité» avec indication des phénomènes observés et des circonstances qui ont pu nécessiter des modifications dans le traitement, ou le recours à des médications correctives ou adjuvantes.

L'observation sera close par l'énoncé de l'état du malade lorsque le médeein aura jugé convenable de cesser l'application de Téleetricité.

La concision et une rigoureuse exactitude doivent constituer le caractère de ces observations, dans la rédaction desquelles le médecin sera sobre de détails. sans rien omettre d'essentiel.

II. Les observations individuelles seront transcrites au fur et à mesare qu'elles auront été terminées, et avec le numéro d'ordre, sur un registre ouvert, à cet effet, dans chaque hr^ital militaire où les appareils Métriques seront placés, de telle sorte qu'il y ait toujours concordance entre les feuilles détachées et les inscriptions au registre.

m. Tous les six mois, les médecins chefs des hôpitaux où les traitements électriques auront lieu, adresseront au Conseil de santé les feuilles d'observations individuelles recueillies et complètes, revêtues de la signature du médecin traitant, de leur visa, et, selon le cas, de leurs observations. Les c^rvations en cours de rédaction seront retenues pour être transmises k semestre suivant. 11 en sera fait mention seulement sur la lettre d'envoi.

Le registre d'inscription des observations sera présenté à l'in^Tecteur médical, qui le visera, et y consignera les remarques que l'exftmen qu'il en anra fait pourra lui suggérer.

Les appareils électriques seront également présentés à l'inspecteur médical. qui vérifiera leur état, consignera dans son rapport telles observations ou propositions qu'il jugera utiles.

iV . Tous les ans, à la suite des inspections médicales, le Conseil de saott^ après avoir examiné les observations individuelles qu'il aura reçues et s'être éclairé des renseignements recueillis sur les lieux par les inspecteurs médicaux, adressera au Ministre un compte rendu sommaire des applications do l'électricité qui auront été faites dans les divers établissements. Ce rapport contiendra l'appréciation spéciale de la médication électrique d'après les i^ sultats obtenus., et l'indication des maladies ou infirmités qui se seront montrées plus ou moins rebelles ou favorables à son emploi. Le Conseil terniinera par l'indication de Tétat des appareils électriques et des améliorations que l'expérience médicale ou les progrès de la physique auront pu suggérer dans leur construction et leur emploi.

Ce rapport sera inséré dans le plus prochain volume des Mémoires de médicin^, chirurgie et ph€trmacie tnîNtaires.

rV. Régime alimentaire. — 1° Z>e /a compmtion du régime alimentaire, — Le régime alimentaire se compose d'aliments ordinaires, de légumes et d'aliments légers, conformément au tarif ci-après» page 694.

Les aliments ordinaires sont la viande, le pain et lé vin.

Les légumes comprennent : 1** les légumes frais, tels que les pommes de terre, navets, carottes, pois, haricots, épiuards et autres légumes de la saison; 2° les légumes secs, tels que lentilles, pois et haricots.

Les aliments légers consistent en riz, vermicelle, pâtes féculentes, houillies, panades, pruneaux, pommes cuites, œufs et lait. {Id,^ art 823.)

Les aliments ordinaires, les légumes et les aliments légers sont les mêmes pour les officiers que pour les sous-officiers et soldats ; mais il est accordé aux officiers, à titre d'amélioration de traitement, un supplément détaillé au tarif cité en l'article précédent, (/j., art, 824.)

Des doutes s'étaient élevés dans quelques hôpitaux militaires sur la manière d'interpréter cet article ; ils se /apportaient principalement aux aliments dits particuliers et qui sont accordés d'après le tarif, à titre d'amélioration de traitement pour les officiers. Gomme ces aliments peuvent être prescrits en deux espèces, on a demandé si, dans le cas de cette double prescription, chaque espèce doit être ordonnée en portion entière ou en demi-portion, La saine raison aurait dû suffire pour résoudre une pareille question , car il est évident que le but qu'on s'est proposé en laissant aux officiers de santé la faculté de prescrire deux espèces d'aliments particuliers pour les officiers, a été de varier le régime de cette classe de malades, de le rendre par là plus agréable, et non de l'augmenter de manière à nuire à leur santé. Lorsqu'il est prescrit des aliments légers aux officiers, ce ne peut être qu'en remplacement des aliments dits particuliers. Or, si la prescription des uns exclut celle des autres, il est tout naturel d'en conclure que la prescription simultanée de deux espèces d'aliments particuliers exclut, relativement à chaque espèce, la portion entière pour n'admettre que la demi-porlion.

En conséquence, il demeure incontestable, suivant l'interprétation la plus rationnelle du règlement sur cet objet, que les aliments dits particuliers^ et qui sont indiqués au tarif, lorsqu'ils sont prescrits en deux espèces, ne peuvent être distribués qu'en demi-portion pour chaque espèce. {Circulaire c?m 48 septembre 1833.)

Le pain et la viande sont prescrits ensemble pour chaque malade et pour chaque repas du matin et du soir, par portion^ trois quarts de portion, demi-portion, quart de portion ; le bouillon est toujours implicitement compris dans la proportion d'un demi-htre par homme et par repas, dans la prescription des aliments ordinaires, quelle qu'en soit la quotité. Toutefois, les panades , vermicelles, pâtes féculentes et riz, lorsqu'ils sont apprêtés au gras, tiennent lieu de bouillon et de

soupe. Le pain pour la soupe est prélevé sur la quantité comprise dans la prescription.

Le vin est prescrit séparément, et indépendamment de tout autre aliment, par portion, trois quarts de portion, demi-portion, quart de portion.

Les légumes et les aliments légers sont prescrits par portion et demi-portion.

n en est de même pour les aliments particuliers des oflaciers. (/rf., art. 825.)

Les aliments indiqués au tarif mentionné en Tart. 823 sont prescrits, soit simultanément, soit en remplacement les uns des autres, d'après les règles établies ci-après. {Id,, art. 826.)

On distingue dans les hôpitaux militaires trois sortes de régimes alimentaires, savoir : le régime gras, le régime maigre, la diète. (/d., art. 827.)

Le régime gras se compose d'aliments ordinaires, dans la proportion prescrite par les officiers de santé, qui peuvent y ajouter, quand ils le jugent convenable, un aliment léger, mais seulement pour les malades à la demi-portion, au quart de portion et aux soupes. Dans ce cas, la portion de viande cuite peut ne pas être donnée avec raliment léger, si les officiers de santé jugent à propos de la retrancher.

Les malades au régime gras comptent pour les quantités de viande à mettre à la marmite le matin et le soir, sauf Texception portée en Tart. 830 ci-après. {Id., art. 828.)

Les officiers de santé peuvent, quand ils le jugent convenable, prescrire du mouton ou du veau grillé ou apprêté, en remplacement du bœuf, aux malades au régime gras qui sont à la demi-portion et au-dessous ; dans ce cas, le mouton ou le veau est compris dans la pesée, et grillé ou apprêté après cuisson dans la marmite. (Id., art. 829.)

D'après le tarif du régime alimentaire faisant suite à la note ministérielle du 7 août 1843, les malades au régime gras, à la demi-portim ou au quart, peuvent recevoir du rôti de veau ou de mouton, prélevé sur les 250 grammes de viande crue, destinée à la marmite pour chacim de ces malades. Cependant, dans un grand nombre d'bôpitaux militaires, les officiers de santé traitants paraissent ignorer la faculté qui leur est ouverte de prescrire 75 grammes de rôti pour les malades à la demi-portion ; 50 grammes pour les malades au qaart de portion. Dans quelques autres établissements, au contraire, ce régime exceptionnel a été généralisé au point de ne plus permetti'e do faire un bouillon suffisamment substantiel.

Le Ministre recommande que les dispositions spéciales qui viennent d'être mentionnées ne soient plus perdues de vue à l'avenir. Mais pour les renfermer dans une limite convenable, il a fixé, pardé- ^:«:/v» Hu 12 décembre 1850, au quinzième de l'effectif des hommes au

régime gras la proportion des malades auxquels il pourra être accordé du rôti.

Les officiers de santé peuvent aussi, quand ils le jugent convenable, prescrire, au repas du soir, des légumes avec la viande aux malades au régime gras, qui sont à la portion entière ou aux trois quarts de portion; dans ce cas, ces malades ne comptent que pour moitié des quantités de viande à mettre à la marmite pour la distribution du soir, et ne reçoivent cet aliment que dans la proportion de la demie s'ils sont à la, portion entière, et des trois huitièmes s'ils sont aux trois quarts. {Id.y art. 830.)

Les officiers de santé chargés du traitement se concertent entre eux, et avec Toffîcier d'administration comptable, sur le choix des légumes à prescrire, afin que ce soit, autant que possible, ceux qui abondent le plus sur le marché. {Id,, art, 831.)

Le régime maigre se compose, à chaque repas , d'un bouillon maigre, ou soupe maigre, d'un légume au maigre ou d'un aliment léger ; les malades au régime maigre ne comptent ni le matin ni le soir pour les quantités de mnde à mettre à la marmite.

Dans le cas où un malade, entré la veille au soir, est mis au régime maigre à la visite de l'officier de santé, on doit dédifire de la pesée du soir la viande qui a dû être mise pour lui à la pesée du matin, conformément à l'article 843 ci-après. {Id., art. 832.)

La diète exclut tout aliment solide ; elle admet le nombre de bouillons gras jugés nécessaires, et le vin dans les quotités déterminées ; les officiers de santé peuvent cependant, quand ils le jugent nécessaire, prescrire au malade à la diète un aliment léger d'après les indications du tarif ci-après ; les malades à la diète comptent pour les quantités de viande à mettre à la marmite le matin et le soir. {M., art. 833.)

A moins de circonstances extraordinaires, dont il doit être rendu compte au sous-intendant militaire, les officiers de santé ne doivent pas prescrire à un malade la portion entière d'aliments ordinaires pendant plus de trois jours.

Cette disposition n'est cependant pas rigoureusement applicable aux hôpitaux d'eaux minérales, dont les officiers de santé en chef en donnent connaissance au sous-intendant militaire, dans un rapport motivé. ( /rf., art. 834. )

Lorsque des cas extraordinaires motivent des dérogations aux règles prescrites par les acticles précédents, les officiers de santé en chef en donnent connaissance au sous-intendant militaire, dans un rapport motivé qui est transmis au Ministre de la guerre, lequel statue sur son contenu, après avoir pris l'avis du Conseil de santé.

S'il y a urgence, l'intendant militaire ou le sous-intendant peuvent autoriser provisoirement les dérogations demandées par les officiers de santé, lesquels doivent, dans tout autre cas, se conformer stricte-

ment aux dispoEitiona de la présente section et dn tarif mentionné en l'article 823. (/</., arl. 835.)

Les aliments à délivrer aux sortants en santé sont spécialemenl indiqués an tarif dn rë^ma alimentaire mentionné en l'artiole 8S3. (M., arl. 836.)

Afin de fociliter l'exacte application des dispositions dn règleinenl du i" avril 4831 qai déterminent la composition dn régime alimentaire des officiers, sous^ifficiere et soldats en traitement dans les hôpitaux militaires et les hospices civils, le IHinistre a approuvé les deia tableaux joints à la note ministérieUe du 7 août 1843.

Le premier indique ponr tontes les périodes de traitement la composition possible da régime alimentaire à prescrire par les médecins traitants anx officiers, sons-otSeiers et soldats malades.

Le second est un tarif qaï détermine les denrées que les comptables des hApilaux militaires peuvent porter en consommation, la quotité des portions dislrîbuables par espèces d'aliments, ainsi que les assaisonnements alloués pour leur préparation.

TABLEAU inditptant la rompotitton du régime atimenlairt des matadti dmt thaque position.

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