C. Sciatique et autres névralgies des membres
4' Cajs. où elle est nuisible.
Lés feiifr» dé tner ne doivent pas être pi*es6rits aux eftfants au-dessous de
dea\ ans, ni aux vieillards, ni dans ancun des cas où le refoulement du sa Tintérieur, vers la tète ou la poitrine, pourrait être dangereux.
Bien que plusieurs auteurs assurent que les bains de mer ne conviennent pas aux sujets qui ont fait usage auparavant, dans la même année, des eaux thermales, cependant Texpérience de plusieurs praticiens semble démontrer qae cette assertion est trop absolue et ne doit être acceptée que comme un motif de grande réserve.
Enfin, ils sont particulièrement nuisibles dans les affections suivantes :
A. Dartres humides ;
B. Goutte aiguë;
G. Susceptibilité prononcée aux affections déjà caractérisées des organes thoraciques.
L'époque de l'ouverture et de la clôture des bains de mer varie nécessairement suivant le climat et suivant les conditions métérologiques accidentelles, liais d'une manière générale, la saison propre à ces bains s'étend du 15 juin au 15 septembre. Ils peuvent être pris, sans inconvénient, deux ou trois fois par semaine.
Les heures du matin sont généralement les plus favorables, parce que les hommes sont à jeun et qu'on n'a pas à redouter les fâcheux effets du travail de digestion brusquement interrompu. Le soir convient aussi, dans les climaN chauds surtout, en ayant soin délaisser un intervalle suffisant entre le repas e! l'immersion ; cependant^ le milieu du jour serait préférable par un ciel convert et sous une température peu élevée et variable. Sur les plages de l'Océan. l'heure des marées détermine le plus souvent celle à laquelle les bains de mei sont possibles. Il convient que les hommes, arrivés sur la plage, se reposent pendant dix minutes ou un quart d'heure avant l'immersion ; celte prescription est de rigueur si la température extérieure est Irès-élevée ou si l'on a à parcourir un certain trajet avant d'arriver à la mer.
On doit expressément recommander aux hommes de se livrer dans l'eanî des mouvements étendus ; c'est le seul moyen de résister à l'influence dn froid, contre laquelle une locomotion active peut seule réagir avec succès. Ceux qui ne connaissent pas la natation seront confiés à des maîtres nageurs qtii< tout en veillant sur eux, leur donneront les premières notions de cet exercise salutaire, si souvent utile dans la vie du soldat. Ces mouvements concoureDi d'ailleurs, aux bons résultats qu'on doit attendre de l'eau de mer, en raison éf sa basse température et de sa forte minéralisation. La durée du bain ne saurait être renfermée dans des limites fixes ; elle varie suivant diverses circoustances, qui tiennent aux qualités de .'atmosphère ambiante et à la tempérais de l'eau, non moins qu'aux dispositions organiques propres à chaque individo Rarement cette durée sera de moins de dix minutes ou excédera un qaart d'heure.
Des hommes bien portants et bien constitués supportent aisément quarante à cinquante bnins dans le cours de la saison ; mais les conditions individaell'^ doivent être consultées avec soin lorsqu'il s'agit de l'emploi thérapeutique <!' ces bains. (Voir Recueil des mémoires de médecine militaire, 3"* série, torr. 6, page 470, pour l'usage des bains de mer, et le modèle de rapport à envo.v au Conseil de santé.)
Eaux de Bourbonne-les-Bains, de Barëges et d'Améli£-les-Bai5S.
— Bourbonne-les-Bains. — Température 50° aux bains militaires, trfrriche en principes minéralisateurs fournis par les chlorures, les sulfates ei ^
carbonates de calcium, de sodium et de magnésium, deTalumifie, un bromure alcalin et des quantités minimes d'arsenic (1). 11 y a deux saisons : la première du 15 mai au 14 juillet ; la deuxième du
15 juillet au 14 septembre.
- Barégks. — Température 35 à 36° aux piscines, 42° 5' à la buvette ; principes niinéralisateurs constitués spécialement par le sulphydrate de sodium, le sulfate de soude, le chlorure de sodium et des oxydes alcalins, trèsabondants en matière glaireuse, contenant des traces d'iode (2J .
Ily a deux saisons : la première du 1*' juin au 31 juillet, et la deuxième du 1" août au 30 septembre.
1° Cas où elles sont utiles.
Très^citantes, les eaux de ces deux établissements conviennent dans les affections ci-après désignées :
A. Affections rhumatismales chroniques^ plus particulièrement celles qui ont leur siège dans le système musculaire, que celles qui atteignent les artirulalions et le système fibreux ;
B. Lombago et scia tique chroniques^ douleurs ostéocopes ou périostales non vénériennes ; douleurs habituelles ou faiblesses musculaires, suites de lésions traumatiques ;
C. Faiblesse ou engorgement articulaires consécutifs aux entorses et aux luxations; disposition à la répétition des luxations par suite du relâchement des tissus musculaires et ligamenteux ;
D. Paralysies partielles résultant de chutes, de plaies ou d'autres violences extérieures, ou succédant à des maladies locales prolongées, comme les névralgies des membres, les douleurs rhumatismales, etc.
E. Rigidité et contracture des muscles, des ligaments ou des tendons, par ^iiile de contusions, de distensions articulaires ou de plaies ; ankyloses incomplètes produites par les mômes causes.
F. Anciennes blessures, avec lésions des os, et contenant encore des esquilles tl'nt l'expulsion se fait attendre.
G. Ulcères atoniques anciens, accompagnés de débilité générale et d'usure de la constitution; cicatrices fragiles, faciles à se rouvrir, et qui ont besoin d'être fortifiées ;
H. Affections cutanées anciennes et invétérées, et toutes les maladies qui peuTent être rapportées, après un examen approfondi, à la suppression ou à la rétrocession de ces affections ;