‹ Code ecclésiastique français, d'après les lois ecclésiastiques d'Héricourt, avec les modifications commandées par la législation nouvelleChapitre 122 sur 204 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

que vient ritnpuissancc respective. Elle rend le mariage nul quand elle est perpétuelle et quand l’obstacle ne peut être levé par des remèdes humains. Quand lé mariage est résolu à cause d’une impuissance respective perpétuelle, chacune des deux parties peut se remarier dé son côté. Les canonistes ont même décidé que quand une femme , dont le mariage a été cassé parce qu’elle étoit trop e'troite, se trouve en état par •le commerce qu’elle a eu avec son second mari , d’iiahiter avec le premier, elle ne doit point retourner avec lui , parce que son premier mariage étoit nul dans le temps de la célébration , ou plutôt parce qu’il n’y a jamais eu de mariage entre die et celui qu’elle avoit choisi pour en faire son épontc.

goy. Les canonistes parlent d’une espèce d’impuissance qui vient du sortilège. Il est certain que Dieu a pu donner au démon le pouvoir d’empêcher l’effet de la nature pour la consommation dumariage ; maisluia-t-il véritablement donné ce pouvoir, et le démon s’en sertil .>* C’est une question très difficile à décider. Ce qu’il y a de constant, c’est qu’on ne doit point employer légèrement sur ce sujet les exorcismes de l’Église , car ces prétendues ligatures ne sont ordinairement que les effets d’une impuissance véritable, ou du trop de vivacité avec laquelle on se porte dans les commencemens à la Consommîttion du mariage. Cependartt , s’il étoit bien prouvé que le sortilège eût causé une impuissance perpétuelle, il faudroit résoudre le mariage. Hinemants rem(>nsis, 'caru si per sortiarias . , caus. 33, quœst. i. ,

Souvent l’imagin.ation frappée a beaucoup de part à ces prétendus nœuds de l’aiguillette. Tin homme qu’on en a menacé se trouve impuissant parce que l’on lui a dit qu’on emploieroit contre lui la force rlé la magie,’

quoiqu’on n'en ait rien fait, et il remplit ensuite le de> voir conjugal, parce qu’on lui fait entendre qu’on adétruit son impuissance par un sortilège contraire : cette manière de guérir l'imagination est très condamnable.

908. On appelle hermaphrodites ceux qui ont le signe des deux sexes. S’il y en a quelques-uns, ils doivent en se mariant suivre le sexe qui domine en leur personne.

Tels sont les principaux empêchemens diiimans reconnus par le droit canonique. Ijc défaut d’harmonie qui existe entre les lois civiles et ecclésiastiques est cause que ces dispositions ne peuvent être appliquées que dans le for intérieur, à moins qu’elles ne soient entièrement conformes aux lois du royaume. Fbyez le Code civil, lit. du mariage.

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