‹ Code ecclésiastique français, d'après les lois ecclésiastiques d'Héricourt, avec les modifications commandées par la législation nouvelleChapitre 2 sur 204 · A LA BIBLE D’OR · texte numérisé non relu

A LA BIBLE D’OR

J.-J, BLAISE aîné, libraire-éditeur,

RLE FÉnOL* SAINT-SVLPICE, N*' 2^.

M Dccc xxvm.

INTRODUCTION

Lk droit canonique est une matière trop importante pour ne pas devenir l’objet d’une étude spéciale. Tous les fidèles sont intéressés à en connoître les règles, le clergé et les jurisconsultes à les approfondir. Mais , quoique la meilleure méthode consiste à puiser dans les, sources , à s’apj pliquer à entendre la lettre par soi-même, et à en pénétrer l’esprit , cependant , lorsque les lois ne se trouvent point classées d’une manière logique, et qu’il faut les rechercher dans des recueils divers , on éprouve le besoin d’un ouvrage qui évite un long et fastidieux travail , dans lequel les principes se coordonnent avec précision et clarté, dont l’auteur embrasse à-la-fois l’ancienne et la moderne législation.

Ce travail, d’Héricourt l’avoit accompli; à son exemple, et riche des ressources qu^il nous ' présente, nous hasardons la même tentative.

Le décret de Gratien , qui passa pour un chefd’œuvre au douzième siècle, contient un grand nombre de canons et de passages des Pères , qui

lOTRODUCTIOX.

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concernent les mœurs et la discipline ecclésiastiques;mais cette compilation est faitesansgoût, sans ordre , sans critique , par xin auteur qui n’avoit . point de principes. Outre les difficultés qui naissent du fond de ce recueil , il y en a encore une plus considérable, qui vient des changemens survenus dans la discipline ecclésiastique depuis son apparition.

Quoiqu’il y ait moins de confusion dans les décrétales de Grégoire IX que dans le décret, on n’y remarque pas dans la disposition des titres, cet ordre naturel qui forme un enchaînement de principes, qui rend les décisions plus faciles, plus simples et plus aisées à retenir. Saint-Raimond de l^gnafort, chargé par Grégoire IX du soin, de cette compilation, voulant dimiiuier le travail que son étude exigeoit, l’a considérablement augmenté. Il faut néanmoins surmonter ces obstacles, si l’on veut savoir le droit canonique; car c’est sur les décrétales que s’est formée en partie la discipline ecclésiastique des derniers siècles. On admire, eu les étudiant, l’érudition des Alexandre Ui et des Innocent Ili.

Si les décrétales de Boaiface VIII se recommandent davantage sous le triple rapport de la justesse d’esprit, de la précision, de la connoissance des principes du droit , on trouve, cependant dans fétu^ du Sexte, où ces décisions sont recueillies, presque les mrâies difficultés que dans l’étude des décrétales de Grégoire IX, parce qu’on a suivi la même méthode dans ces

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