‹ Code ecclésiastique français, d'après les lois ecclésiastiques d'Héricourt, avec les modifications commandées par la législation nouvelleChapitre 88 sur 204 · CHAPITRE VI. J · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. J

De Vextréme-onclion.

C89. L’extrème-oxction est un sacrement que Jésus-Christ a institué pour le soulagement spirituel et corporel du malade. Coucil. Trident, sess, i^cap.i.de exfrema-unctionc.

6yo. La matière du sacrement de l’exlrcme-onction est l’huile bénite solennellement par l’évêque le jeudi saint, dont le prêtre fait plusieurs onctions, sur les yeux, le nez, les oreilles, les inains et les pieds des malades. La forme de ce sacrement consiste dans les prières que le prêtre prononce en faisan^t ces onctiou$- CoHcU. Trident, sfiss. 14. eap. i. de extrema-unctionc.

691. Les prêtres .sont les ministre? de ce sacrement, mais tous les prêtres ne doivent pas l’admipisitrer. Chaque malade doit Je recevoir de son mué, ou «de . celui qui par un titre est chargé de la conduite de son âme, ou des mains d’un prêtre ^u’il commet popr

exercer cette fonction. Si un religieux qui ne seroit pas curé entreprenoit d’administrer ce sacrement à des séculiers sans la permission du curé h qui ce droit appartient, il encourroit une excommunication, dont il n’y auroit que le Pape qui pftt le relever. Jn Clement. cap. religiosi, de privileg. et excessib. privilégiât.

692 . Dans l'Eglise latine on ne donne l’extrêmeonction qu’à ceux qui sont attaqués d’une maladie qui les met en danger de mort. Il faut avertir les fidèles dangereusement malades de ne point différer à recevoir ce sacrement jusqu’à la fin de la vie; et les engager à le recevoir lorsqu’ils ont encore le libre usage de la raison , et qu’ils peuvent s’y disposer par des sentimens de foi et de piété. Que si le malade revient en santé, et qu’il retombe ensuite, on lui administre de nouveau ce sacrement; mais on ne le donne point deux fois dans la même maladie, quelque longue qu’elle puisse être. Concil, Trident, sess. 14 . cap. 3. dcextrema- , unctione.

On ne donne pas l’extrême-onction à ceux qui sont condamnés à mort, ni à ceux qui vont être exposés à ' un danger de mort, comme les soldats qui montent à l’assaut, parce qu’ils ne sont pas infirmes, ni par conséquent dans le cas marqué par l’apôtre saint Jacques , pour recevoir ce sacrement.

6g3. Autrefois on donnoit toujours l’extrême-onction avant le viatique, parce que l’extrême-onction est en quelque manière un supplément de la pénitence. A présent l’usage n’est point uniforme sur ce sujet. 11 y a des diocèses où l’on donne ce sacrement après le viatique, et d’autres où on le donne avant le viatique, et d’autres où cela dépend du malade ou du curé. Il faut se conformer dans chaque diocèse à ce qui est marqué par le lituel.

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